‹ L'école de la médisance: comédie en cinq actesChapitre 39 sur 43 · irancs · texte numérisé non relu

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138 l'école de la MÉDIgAUCE. [aCTE ▼

JoftEPH. — Lessommesqae je lai ai prêtées!^.. Eu féniéy j'ai été excessivemeiit blâmable ; mon amitié pour loi m'a fait oomm«ttrd eette faiblesi^é, que je ne prétends pas excuser cependant^ et que J0 me reproebe doublement aojottfd'hQi, puîfqn^elle met prive du plaigir de votti obliger^ mon^ieuY Stanlej, malgré 1$ désif qoé j'en ai^

Sir Oliter, à part. -*^ Hypderite! (Haut.) ^ Wwàf monsieur, vou* ne ponrez pas me renir e» aide?

JoSBP». — Pou!? le momenl^ je le dis lêVeor peine, cela m*est impossible; mais, dè^ qife j*ea aurai la faculté, votis peuvent compter qiie vâ^as miàtkûteêpk^èt de mai.

Srft OLîtèft. — Je sais vraiment désolé.

JosÈpa. — Pa» plus qcte taoï, Je vous â^^fô... plaindre ^att^ pouvoir scmlager est encoTè plus pénible que d'împlorer sans* rf en obtenir.

Sir Ôlïvér'. — Excellent monsieur, votre trèsobéissant et très-humble serviteur.

JosfiPH*= — Vous me laiaseî profondément affligé, monsieur Stanlej... Wilïiam, ne faites pas attendre monsieur.

Sir ÔLivEft. — dh! cher monsieur, ne vous dérangez donc pas.

Joseph* — Votro tout dévoué.

SiR Oliver; — Votre très-respectueux.

Joseph. — Vous pouvez compter que vous entendrez parler de moi, quand je pourrai voua être utile.

Sir OliVkr, ^-- Charqaant monsieur, vQi^s |teg trop bon.

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Joseph. — En attendant, je vous désire bonne santé et bon conrage.

Sir Oliver. — Je suis à jamais- votre humble et bien i'econnai«sant serviteur.

Joseph. — Monsieur, je suis sincèrement le vôtre.

SiH Oliveb, à part, — Maintenant je suis édifié. [Il sort.)

JoâEPfi. — Voilà un des désagréments d'une bonne réputation : p'est une invite aux malheureux, qui viennent vous solliciter, et il ne faut pas peu d'adresse pour conquérir un renom de bienfaisance sans faire de frais. L'argent pur de la charité véritable est un article coûteux du catalogue de» vertus humaines ; tandis que le plaqué ^ sentimental dont je me sers à la place, fait tout aussi bon effet et ne paye pas d'estampille.

Entre Rowley.

RowLET. — Monsieur Surface, votre serviteur... Je craignais de vous déranger, bien que l'affaire qui m'amène réclame sur-le-champ votre attention, comme vous l'apprendra ce billet.

Joseph. — Toujours heureux de voir monsieur .Rowley... {A part.) Un gredin! [Lisant la lettre,) ^\v Oliver Surface!... Mon oncle, arrivé I

Rowley. — Oui vraiment : nous venons de le

1. Le texte porte métal français y tout comme nous disons en France métal anglais, La rencontre ne manque pas d^origpânalité.

quitter... en parfaite santé, après un rapide voyage, et impatient d'embrasser son digne neveu.

Joseph. — Je n'en reviens p as I... William, appelez M. Stanley, s'il n'est pas trop loin. Rowlky! — Oh! il est hors de vue, je crois.

Joseph. — Pourquoi ne m'avez-vous rien dit quand vous êtes entré avec lui ?

RowLEY. — Je pensais que vous aviez affaire tous les deux; mais il faut que j'aille prévenir votre frère et lui donner rendez-vous ici pour voir votre oncle, qui sera auprès de vous dans un quart d'heure.

Joseph. — Oui, c'est ce qu'il me dit. Ma foi, je suis étrangement ravi de son arrivée I {A partJ) Il n'y eut jamais, à coup sûr, contre-temps aussi détestable.

RowLEY. — Vous serez agréablement surpris de voir comme il a bonne figure.

Joseph. — Oh I je suis ravi de l'apprendre..

(A part.) Juste en ce moment !

Rowley. — Je vais lui dire avec quelle impatience vous l'attendez.

Joseph. — Allez, allez ; présentez-lui, je vous prie, mes devoirs respectueux et mes meilleurs sentiments. En vérité, je ne puis exprimer tout ce que je sens à la pensée de le voir. {Exit Rowley.) Assurément, son .arrivée juste en ce moment est le plus cruel coup de la fortune adverse. {Il sort.)

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