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L'ENFANT NOUE. 4Ô

ensemble de connaissances permettant une vue générale qui a les plus grandes chances d’être juste, n’en aurait-on comme preuve que la possibilité, certaine dès aujourd’hui, de guérir les rachitiques et surtout d’empêcher les enfants de le devenir.

Que le rachitisme soit dû à un vice de développement des os, cela ne fait aucun douté. Pour que ceux-ci acquièrent leur forme, leur évolution, leur solidité normales, il faut que l’organisme puisse trouver dans l’alimentation du jeune enfant les éléments fondamentaux de cette formation, c’est-àdire la chaux et le phosphore, dont il se charge ensuite de faire le phosphate de chaux indispensable. Mais ce n’est pas tout : ce calcium et ce phosphore, il faut qu’il puisse lès utiliser, qu’il sache les assimiler et que ses fabrications ultérieures ne soient entravées par aucun élément nocif. Or, il paraît démontré que peu fréquents sont les cas où ces corps indispensables ne parviennent pas à cet organisme en quantité suffisante. C’est leur assimilation, leur utilisation qui est viciée. Il reste à savoir par quoi.

Tout d’abord par une alimentation mal comprise. Mettons à part les cas où une mère elle-même malade, ou insuffisamment nourrie, ou surmenée dispense à son enfant une alimentation trop pauvre en éléments destinés à former de l’os, et nous verrons combien il est rare que les nourrissons au sein deviennent rachitiques, si du moins cette alimentation est prolongée autant qu’il est nécessaire, si l’on ne dispense pas au jeune être beaucoup trop précocement des substances qu’il est incapable d’assimiler. Si ces fautes sont commises, si l’allaitement maternel est laissé de côté, si le sevrage se fait prématurément, si trop hâtivement l’enfant est

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