‹ L'école de la santéChapitre 44 sur 48 · LES ANIMAUX A LA RESCOUSSE. 2Ô · texte numérisé non relu

LES ANIMAUX A LA RESCOUSSE. 2Ô

sang des ruminants que du nôtre, et enfin les bêtes à cornes sont, pour les moustiques, un autre régal que le ,roi de la création. Aussi, dans les pays où les troupeaux sont abondants, est-ce dans les étables que l’on trouve des moustiques et non dans les maisons.

D’où ce moyen de lutte assez inattendu : pour éviter la piqûre de tous ces adversaires ailés, donnons-leur les proies qu’ils aiment et qui leur font défaut, des cochons, des bœufs, des moutons, et nous pourrons vivre tranquilles. Ce n’est même plus des alliés que no/is trouvons en eux, ce sont d’innocentes victimes qui nous serviraient de « boucliers. » Ce n’est plus de la guerre, c’est presque de la diplomatie.

Malgré le désenchantement que cette façon de sacrifier nos « frères inférieurs » à notre sécurité peut nous valoir, il faut considérer que ces idées sont pleines d’intérêt. Laissons de côté notre amourpropre quand il s’agit de notre protection. Ayons recours aux cyprins, aux anguilles, aux chauvessouris et aux porcs, puisque, à nous seuls nous ne pouvons venir à bout de l’armée innombrable des transmetteurs d’infections. Le sentiment n’a rien à faire à la guerre. Et l’on peut même estimer que c’est ainsi que nous affirmerons le mieux notre royauté, en faisant combattre les autres pour nous. C’est une méthode dont l’on pourrait sans peine trouver des exemples dans l’histoire.

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