PRÉFACE
(Quoique ce Volume soit fort petit il contient néanmoins la traduction française la plus complète de l’Ouvrage " connu sous lé nom de l'Ecole de Sa-' lerne. Les deux seules traductions que j’en ai vu ne méritent guère ce nom. Celle de Martin n’est qu’uneparaphrase de quelques textes ; et celle de Du Four est un commentaire qu’il eût beaucoup mieux fait de mettre en prose.
La matière dont il s’agit dans cetOu- %Tage est si éloignée de mes études or-dinaires, qu’on s’étonnera, sans doute , que je me sois ingéré d’y toucher. Voici l’occasion qui m’y a déterminé. Je sentis au mois de mars dernier les premières attaques d’une infirmité très-douloureuse, à laquelle une vie sédentaire
G pr. ÉFACi:.
n’est que trop sujette ; réduit A garder quelque temps la chambre, et n’ayant pas la tranquillité nécessaire pour m’appliquer à quelque chose de bien suivi je tâchai de me distraire par des lectures proportionnées à mon état.
Je n’avais d’autre édition de V École de iSrt/e/vze, que celle de Martin, imprimée à Rouen en i6Go. Je croyais que ce fût l’ouvrage en entier. Le style maussade du traducteur me fit venir la ])ensée d’en rendre la lecture plus supportable, en le traduisant de nouveau. J’en fis donc quelques articles.
Je les communiquai à quelques amis, et surtout à M. le Docteur Du Perron , savant Médecin. H m’assura très- positivement que j’avais parfaitement saisi le véritable sens de l’Auteur, et que les additions que l’amour de la clarté m’avait forcé de faire à mon texte , étaient conform«s à la saine doctrine.