‹ L'Ecole de SalerneChapitre 3 sur 14 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Sa candeur généralement ^reconnue me convainquit que Tapprobation était sincère ; je mis dono tout le texte que fournit Martin en état d’étre lu en français plus agréablement que dans son livre. Des personnes de la première distinction en souhaitèrent des copies, et je pris des mesures pour l’impression de cet Ouvrage.

Sur ces entrefaites , je recouvrai ailleurs plusieurs vers cités de V École de Salerne , et qui ne se trouvaient point dans mon édition. Je les recueillis et les rendis comme le reste; mais je ne savais où les ranger. L’édition de Du Four em 1671 me tomba heureusement entre les mains. J’eus aussi occasion de voir celle de Curion , faite à Francfort en 1612 ; on me procura enfin celle de René Moreau , à Paris, ►'n JG73. Je me suis servi de cflle de Du Four pour l’arrangement

g PRÉFACE.

(lu texte , qui y est plus plein que dans les autres , et toutes m’ont été utiles pour lui rendre sOiSimplicité originale.

Il est naturel de croire qu’après que Jean de Milan eut donné son École de Salerne, d’autres firent de pareils vers sur les matières qu’ils auraient voulu trouver dans son Livre ; et qu’ainsi l’Ouvrage , à force de passer par bien des mains , s’est insensiblement grossi.

J’ai peine à croire que des Médecins de Salerne se soient avisés de marquer les bonnes et les mauvaises qualités de la bière , breuvage qui estpresque^ inconnu au Royaume de Naples. Je soupçonne que quelque Médecin Allemand, ou des Pays-Bas , ou Anglais,

' y a inséré cet article en faveur d’une boisson dont se servaient ses compatriotes. Quoique je ne croie pas que ce morceau soit du texte original , je ji’ai pas lais&é de le traduir.e ep faveur

PRÉFACE. gp

des peuples chez qui la bière est com' luune. Il en est de même de plusieurs autres matières qui ont tout l’air d’avoir, été ajoutées après coup.

J’ai pris la liberté d’être plus court sur la saignée que ne l’est le texte donné jDar Du Four. Mais mon but n’est pas d’instruire les Chirurgiens sur la manière de saigner ; et ce qui est dit dans roilginal en un seul vers, sur la saignée de la Salvatelle , aurait eu besoin d’un commentaire pour être entendu. De même la compresse , la ligature, la profondeur plus ou moins grande de Fouverture de la veine , etc. sont les affaires du Chirurgien ; et ce ne sont point des détails propres à être mis en vers , ni dont il faille charger la mémoire d’un galant homme , qui ne veut savoir de Médecine que ce qu’il en faut pour la conservation ou pour le rétablissement de sa santé.

PRÉ FA Cï.

C’est par un autre motif cpie je me suis (lis])ensé de traduire le calcul des os, des dents et des veines du corps humain.

Ossibus ex denis bis centenisqiie novertù Constat honio ; denis bis dentibus et duodenis ; Ex teroentvnis decies sex quinqueque venis.

Ecole de Salerne , supposé que ces trois vers en soient véritablement, compte dans l’homme deux cent dixneuf os , trente-deux dents , et trois cent soixante et cinq veines. Les Anatomistes modernes en donnent des calculs bien différens; pourquoi traduire une fausse ’énumération ?

Ce qui regarde les quatre tempétamens manque absolument à l’édition de . René Moreau , et par conséquent à celle de Alartin. 'Ce n’est pas le plus mauvais du livre : ainsi je l’ai rais en son lieu. Il paraît que ces vers ont été faits à plusieurs reprises ; car cha*

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