‹ L'École de Salerne (volume 2)Chapitre 227 sur 238 · Voyez Brehm, Merveilles de la nature. Paris · texte numérisé non relu

Voyez Brehm, Merveilles de la nature. Paris

406 Commentaires de l'École de Salerne.

vaut rien. Trois fois par jour, on la bourre impitoyablement au moyen d'un entonnoir avec une pâte faite de farine de mais et d'un peu de sel; et à mesure que son jabot se remplit, on lui ingurgite de l'eau mélée de sable de rivière et de charbon en poudre. Aprés trois semaines de captivité, d'immobilité, de recueillement et de repos forcé, l'oie est grasse; on brise le pot qui lui sert de cellule et on la tue: il faut la tuer dés que sa respiration est difficile, de peur qu'elle ne meure suffoquée.

L'oic a fait les délices de l'antiquité et particulièrement des Romains, qui la consacrérent à Junon, ce qui ne les empéchait pas de lui tordre le cou et de la bourrer d'une farce savante où dominait la truffe parfumée de Libye, si vantée par Pline.

L'oison doit être mangé rôti et être arrosé de vin. Quand il est vieux, il faut l'assaisonner en daube, c'est-à-dire bouilli à petit feu dans son jus, pour attendrir sa chair coriace. Les jeunes oies engraissées et confites se conservent longtemps dans leur graisse ct fournissent un mets délicat. Les conserves de conffit sont trés précieuses dans le midi de la France, pour la saison d'été. Les ménages parisiens ne connaissent pas ces provisions extrémement utiles.

La graisse d'oie rend fort bon un potage aux choux et bien d'autres mets, entre autres la morue.

Quant aux foies d'oie, nous en avons déjà parlé ! ; nous n'y reviendrons pas.

Page 101. — Poissons.

Il est impossible de concevoir la fécondité des eaux. La mer, les fleuves, les lacs, les étangs, les viviers sont des réservoirs inépuisables, où la nature a prodigué la substance propre à nourrir les hommes avec la plus grande profusion.

Les poissons sont plus nourrissants que les végétaux et

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