‹ L'École de Salerne (volume 2)Chapitre 32 sur 238 · METS DIVERS · texte numérisé non relu

METS DIVERS

Pain.

J'estime un Pain salé, bien fermenté, bien cuit,

De pur froment, qu’on mange avec aise et profit.

Je ne veux pas d'un pain fait dans la poéle à frire; Qu'on se garde surtout deux fois de le recuire.

Je l'aime d'yeux pourvu, ni trop sec ni trop chaud, De farine choisie et d'un grain sans défaut.

Toute réplétion est dangereuse à table;

Celle du pain encore est la plus redoutable.

Le pain s'unità l'herbe, aux poissons, aux fruits mürs, A la viande trés-peu, moins encore aux œufs durs.

CIBI VARII Panis.

Panis salsatus, fermentatus, bene coctus,

Purus, sit sanus; qui non ita, sit tibi vanus.

Panis nec calidus, nec sit nimis inveteratus,

Sed fermentatus, oculatus ac bene coctus,

Et salsus modice; frugibus validis sit electus ; Non bis decoctus, non in sartagine tostus.

Est omnis vitiosa repletio, pessima panis.

Plus panis comedas cum pisce, fructibus, herbis, At cum carne minus, duris sed adhuc minus ovis.

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