Première partie. — Hygiène
Comme un aliment sain la médecine vante
La langue ; le poumon d'une facile pente
Dans les viscères glisse et s'échappe aisément. La cervelle de poule est passable aliment,
Du pigeon la cervelle encore est préférable, Mais évite avec soin tout autre mets semblable. Hormis chez le canard, le foie a peu d'appas. Du seul chevreau les reins ne se refusent pas. D'une rate parfois naît la mélancolie,
Et par elle se voit la puissance affaiblie
D'un estomac souffrant. La rate de chevreau Pour la rate obstruée est remède nouveau.
Le cœur du cerf fait fuir les douleurs irritantes, Et le cœur du pourceau, les tristesses constantes.
Reddit lingua bonum nutrimentum medicinæ ; Digeritur facile pulmo, cito labitur ipse;
Est melius cerebrum gallinarum ac reliquorum, Scd bene turturis, aliud quodcumque vitare.
Cessat laus hepatis, nisi gallinas vel anatis ; Dissuadentur edi renes nisi solius hædi ;
Splen melancholiam gignit, digestivam ! tibi tollit; Splen capræ, spleneticis mansus, sæpe salubris; Corda cervorum removebunt sella (?) dolorum ; Corda suillarum sunt demptio tristitiarum.