Première partie. — Hygiène
Contre un ventre lâché, bon avant le repas, Au dessert le fromage offre encor son appas. L'homme instruit reconnaît son bienfaisant usage Qui des mets entassés hâte le prompt partage. Et de l'estomac plein active la lenteur. DMn languissant organe il ranime l'ardeur. Stimule un estomac qui s''éveille avec peine, Et facilite aux mets un cours exempt de géne. Choisis donc avec soin : de sa croûte vêtu. Le fromage sera, moins qu'Argus, d^eux pourvu ; Du vieux Mathusalem qu'il n'emprunte pas Tâge, Que Madeleine en pleurs inonde son visage. De Pierre qu'il n'ait point l'ingrate dureté. Mais de Lazare affreux l'ulcère ensanglanté.
Languenti stomaclio caseus addit opem i . Caseus ante cibum confert, si defluat alvus ;
Si post sumatur, terminât ille dapes :
Qui physicam non ignorant, hœc testificantur. Ad fundum stomachi dum sumpta cibaria condit,
Vim digestivam non minus ille juvat.
Si stomachus languet, vel si minus appétit, iste
Fit gratus stomaclio, conciliatque cibum. Si sit crustosus, per lucem non oculatus,
Ejusdem sic onus dicitur esse bonus, Non Argus, Largus; non Matusalem, Magdalena:
Non Petrus, Lazarus; caseus iste bonus.
I. Le fromage lui-même plaide en sa faveur et se défend contre des accusations téméraires.
io8
JJÉcoh de Salcrne.
Vieux, salé, Testomac le digère avec peine ; Échauffé rintestin en ressent de la gêne. De brebis le fromage est le plus nourrissant ; Sans sel, plus digestif, il est plus relâchant.
Pois et fèves.
Le Pois mérite ensemble et le blâme et Téloge : Dure, épaisse et venteuse est la peau qui le loge ; Ote la pellicule, et le reste en est bon. Pour la goutte des pieds la fève est un poison. Nourrissante est la pulpe, astringente Técorce; De Testomac, des yeux elle abolit la force ; Détruit le phlegme; émonde; excite, accroît les v
Caseus incendit stomaclium salsus, veteratus ; Si sero digeritur, ventrem constringere fertur, . Ac defrigdare. Salsus, plus nutrit ovlnus Caseus, et modicum perhibetur stringere ventrem. Caseus, insulsus, bene digerit et bene solvit.
D& piso et fada.
Pisum 1 laudaiidum decrevimus ac reprobandum : Est inflativum cum pcllibus atque nocivum,
Pellibus ablatis, suntbona pisasatis.
Corpus alit faba, constringit cum cortice ventrem ; Desiccat phlegma, stomaclium lumenque relidit. Manducare fobam caveas, parit illa podagram ;