‹ L'école des femmesChapitre 15 sur 44 · GEORGETTE, AGNÈS, ARNOLPHE, ALAIN · texte numérisé non relu

GEORGETTE, AGNÈS, ARNOLPHE, ALAIN

ARNOLPHE

Où. tout a bien été, ma joie est sans pareille. Vous avez là suivi mes ordres à merveille, Confondu de tout point le blondin séducteur; Et voilà de quoi sert un sage directeur.

Votre innocence , Agnès , avait été surprise : Voyez, sans ÿ penser, où vous vous étiez mise. Vous enfiliez tout droit , sans mon instruction, Le grand chemin d’enfer et de perdition.

De tous ces damoiïseaux on sait trop les coutumes: Ils ont de beaux canons, force rubans et plumes, Grands cheveux, belles dents, et des propos fort doux; Mais, comme je vous dis, la griffe est là-dessous ; Et ce sont vrais satans, dont la gueule altérée * De l'honneur féminin cherche à faire curée. Mais encore une fois , grâce au soin apporté, Vous en êtes sortie avec honnêteté.

L'air dont je vous ai vu lui jeter cette pierre, . Qui de tous ses desseins a mis l'espoir par terre, Me confirme encor mieux à ne point différer Les noces où je dis qu'il vous faut préparer. Mais, avant toute chose, il est bon de vous faire . Quelque petit discours qui vous soit salutaire.

(à Alain. ) (à Georgette.) :

Un siége au frais ici. Vous , si jamais en rien.

GEORGETTE

De toutes vos leçons nous nous souviendrons bien. Cet autre monsieur-là nous en faisait accroire :

Mais.

ALAIN, ayant apporté un fauteuil.

S'il entre jamais, je veux jamais ne boire.

Aussi-bien est-ce un sot, il nous a l’autre fois Donné deux écus d’or qui n'étaient pas de poids.

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