‹ L'école des femmesChapitre 17 sur 44 · PREMIÈRE MAXIME · texte numérisé non relu

PREMIÈRE MAXIME

Celle qu'un lien honnête Fait entrer au lit d'autrut, Doit se mettre dans la tête, . Malgré le train d'aujourd'hur, Que l’homme qui la prend ne la prend que pour lui. ARNOLPHE.

Je vous expliquerai ce que cela veut dire :

Mais, pour l’heure présente, il ne faut rien que lire. AGNÈS poursuit.

* ÆElle ne se doit parer * Qu’autant que peut désirer * Le mart qui la possède :

* C’est lui que touche seul le soin de sa beauté; * [1 pour rien doit étre compté * Que les autres la trouvent laide.

* Loin ces études d’œillades , * Ces eaux, ces blancs, ces pommades, * Et mille ingrédiens qui font des teints fleuris : A l'honneur, tous les jours , ce sont drogues mortelles ; * Et les soins de paraitre belles * Se prennent peu pour les maris.

x K Sous sa coiffe , en sortant, comme l'honneur l'ordonne,

* I] faut que de ses yeux elle étouffe les coups ; " * Car, pour bien plaire à son époux , - * Elle ne doit plaire à personne.

*: Hors ceux dont au mari la visite se rend, * La bonne règle défend

De recevoir aucune âme :

Ceux qui de galante humeur N'ont affaire qu'à madame ; N’'accommodent pas monsieur.

Il faut des présens des hommes Qu'elle se defende bien ;

Car, dans le siècle où nous sommes, On ne donne rien pour rien.

Vil®. MAXIME.

Dans ses meubles, dût-elle en avoir de l'ennui, Il ne faut écritoire , encre, papier, ni plumes. * Le mari doit, dans les bonnes coutumes , * Écrire tout ce qui s'écrit chez lui.

vin, MAXIME.

ve . Pt , Ces sociétés déréglées ; :

Qu'on nomme belles assemblées ,

Des femmes tous les jours corrompent les esprits : En bonne politique on les doit interdire ;

* Car c'est là que l'on conspire * Contre les pauvres maris.

Toute femme qui-veut à l'honneur se voucr,

Doit se défendre de jouer ,

Comme d'une chose funeste. e Car le jeu fort décevant

Pousse une femme souvent

A jouer de tout son reste.

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