L*fiCOL|S
qnc de gloire, aux courtisans qui ne hrùlcnt de FenceUs que sur ('autel de la fortune , aux domestiques qui cherchent à tromper des njailres vnins , aux faux ^^mis qui v^âM ipippléer Jf^f ilatteno aux bonnes qualités €[iii leur manquent f fi être da vil a .adulateurs, lidui qui jpeQse poblemeut # m le fi«ra point. Un ooip^ pliment bien tourné et ftiit k propos , n'a jamais déplu; mais il ne doit pas être fait aux dépens de Ja vérité. Il j a hifin peu (ie compliraens sincères ; la phipart ne sont
2u*uue fasse monnaie dont on la vanité, ou des tot^ agréables qui servent à prendre de^ dupas. On ne peut guèra compter sur 1^ s»B(^ité des compliineiMi , qu0qi|j|iid ils sont faits par 4^ pçrsionnes dignes ellesmênies 4'êtTe louées , ou qu'ils sont les interprètes des sentimens puhlics. Tel iiil celui qu'on fit au duc de MoTitaiisier , dont le mérite était universellement reconnu. Lorsqn il fut qnc>iion de nommer un gouverneur au grand dauphin, quelqu'un lui dit i a iii mon-* ^gneur le dfiupM>> est né heureuifL , vous serez son goilTemeur, a
Celui qu'un soldait fit à Turenne, ne dut pas moins le flatter , parce qu'il n'avait aucun des traits Ce la flatterie. Un soldat de son armée se faisait appeler du nom de général, qui , l'ayant entendu, lui témoigna qu'il s' m offensait» « Morbleu , mou général , lui dit lo 8#dl^t j fi j'avpis su uu plus beau nom que le vAIra^ je Tmirais pris. » Le maréch^l^de Ytilars» l'un des plus grands générau:?^ qu'ait eus la France depuis Turenne, entendit un officier qui disait à un de ses amis : a Je vais dîner chez Villars. » Le maréchal lui dit avec bout^ : ^ A Jîause de ipon rang de général , et non à Clause de mon méritç, dites M. de ViUars, -m Monseigneur, Im F^poudit sur^Miamp rofBcier » oit ne dit point m(m$imr dé Ciênr , j'ai or» q^'en pe deyeii pas dire monmur de Villars. »
Les justas éloges sont les plus nobles encouragemeng du mérite, des talens et de la vertu ; et ne peut-on pas
mâgiedirfW-tlfi W s«at» cette vio, la plus digne et plus ooiiofi récompense p eprés œlte de la cous* sieuce? Ou peut et i'ou di^it mèm louer les jaupes gens , pour les encourager ; mais U feut le faire âvec
uMHlération , pour ne pià^à le^ rendre présowiptueux : la
louangei comme le yin, augmente les forces^ quand elle n^eoi^re pas *.
Le» loHariL^c s outrées et excessives font fort à eelat qui les donne et à celui qui les reçoit : c'est une espèce d'insulte. Ceux à qui on les adresse la sentent, s'ils ont le sens commun y et la punissent au moins d'un souveram mépris. Un flatteur lisait devant Alexandre cequ'it atmt composé de son histoire. Etant arrivé à l'endroil^ où il le faisait combaftre contre mie troupe d'élépkans, dont on lui en faisait tuer un de chaque coup , Alexandre , transporté de colère, prit le livre, le jeta dans ' une rivière qu'il passait alors , et menaça Fautew de Yy faire jeter aussi , s'il écrivait encore de la sorte.
C'est avoir une très-mauvaise opinion d'un homme ^ que «de fui donner des* louanges qnit ne mérite pas ; c'est croire qu'il à un ^and mnds de vanité , oh qn'it est ridiculement crédule. Cependant c'est le moyen ordinaire qu'emploient les courtisans ctlesàuK s basses, roMiine la route qui est la plus sûre et la plus courte , pour s'insinuer et acquérir la faveur. Nous nous p^suadons sans peine que toutes les.fouanges qu^on nou^ donne sont sincères ; et si nous ne croyons paa tout , nous en croyons du moins une bontfe partie. L'affioniv propre est l on^nic un bandeau épais , qui nous emp<5che d'apercevoir l'extravagance des flatteries dont on nous endort. Les personnes du sexe doivent se défier des louanges encore plus que les hommes , parce qu'elles y sont
Îtns sensibles , et que c'est presque toujours par-Iù qu'on » trompe ou qu^on les séduit. Il est rare qu'elles aient la téte assez forte pour soutenir la vapeur des parfums qu'un brûle auprès d'elles.
Les louanges exaspérées , et qu'on ue mérite pas , ne
fdaisent qu'aux personnes extrêmement vaines. Les ouanges triviales et communes ne flattent que les sots. Henri IV , fiitigué d'une granife traite quït avart été obligé de faire pour aller secourir Gémbrai , passa par*
* La pureté do la moraie chrétienne ne permet point de désirer les louange»^ pour e!!es-mêmes el par vanité. On ne peut aimer et tAcher do les mériter ; qu'autant qu elles peuvent servir à pru^ curer la gloire de Dieu , rulilité du prochaÎD ou la n^lre. La vertc^ craint même les losanges les plus mèritéet * parce que V^^^^^i) pas 4f Toie plan sAre pour le g^iaser 4iiitf le Mon
l'écoijî 8
Amiens. Un orateur , qui vint le haranguer , commença par les litres de irés-han , irés-grand , irès-clémeni , tris^magnanime. « Ajoutez aussi , dit le roi p et lr«i^
Ce prince n'aimait pas les louanges; il disait qu'elles, seraient d'un grand prix, si elles nous donnaient les perfections qui nous manquent^ au lieu qu'elles nousdtent souvent celles que nous avons.
Louis XYI y qui , en montant sur le même trône ^ s'était proposé ce çrand roi pour modèle , a témoigné également le peu de cas qu'il faisait de la plupart des louanges qu'on |)r()di^u(^ aux princes. Il en fut couiblé par tous les poètes fran< ais , qui s'empressèrent à Tenvi de célébrer les heureux auspices de son régne. Une personne lui en ayantprésenté » il lui répondit : « Quand on dira du bien de moi y je ne serai pas fâché de Tigno- > ver ; mais si Ton en disait du mal > je voudrais le savoir pour me corriger*
Quelqu'un a^aut demandé à rempereur Niçer la peiuiission de réciter devant lui son panégyrique : ce C'est ce moqûer^ rèpondit-il, de faire l'éloge d un homme vivant^ et surtout d'un empereur. Ce n'est pas le louer ^ parce qu'il fait bien ; mais c'est le flatter , afin qu'U récompense. Pour moi y je veux être aimé pendant ma vie , et loué après ma mort. i>
Ayez les mêmes sentimens que lui, et soyez plus curieux de mériter les éloges que de les obtenir. Délit zvousdes donneurs de louanges : la plupart des hommes n'aiment point à louer y et ils ne louent guère que pour eux. Mais quoique la flatterie soit l'ouvrage du men-» songe et de l'intérêt , elle est toujours bien reçue , surtout si elle est fine et délicate , et elle ne manque guère de le paraître : il est si facile de prendre pour un homme d'esprit celui qui sait flatter! Un jour q le le jeune Cambyse y fils du grand Cyrus > donnait un festin aux seigneurs de .sa cour , ses satrapes l'élevaient au- . dessus au roi son père. Crésus^ roi de Lydie, voulant ' enchérir sur la finesse de leurs flatteries , dit , lorsque son tour vint de parler , qu'ils avaient tort d'élever Cambyse au-dessus de Cyrus, et que pour lui, il Je trouvait fort inférieur à son père. Ce discours étonna