‹ L'ecole des moeursChapitre 23 sur 30 · ECOLE · texte numérisé non relu

ECOLE

loueLer leur cœur. li voudrait aussi cju uue perî>onne respectable par son ûge ou par soo rang ne dédaignAl pas d'y présider , afin d'imposer par sa présence aux acteurs ^ trop enclins & s'échapper , une gravité convenable et une joie modeste, duiit ils li osiiraieot i»ortir un instant.

Sans ces précautions et d'autres également sages , qu'il voudrait qu'on apportât ^ maisqu'il est rareqti'on apporte , toutes les danses , surtout si elles sont fré* quentes , et entre les jeunes gens des deux sexes , seront

toujours danj^ereuses , et souvent aussi funestes à Tinnocenco et à la pudeur que les bals mêmes.

Madame Le Prince de Beoumont , qui les interdit si sévèrement à la jeunesse qu'elle veut élever et* former aux bonnes moeurs , n'approuve pas davantage la fréquentation des spectacles. <r Je trouve, dit-elle , qu'à la comédie on dit bien des sottises. Il est vrai qu'il n'y en a pas dans les tragédies; mais dans les meilleures, il y a des senti mens bien opposés au christianisme •. on y approuve la vengeance , on y loue l'ambition , et puis au commencement de la plus pure tragédie , il y a un prologue qui quelquefois ne l'est guère , et à la fin une petite pièce qui ordinairement est infâme. Je soutiens qu'une personne qui aime son salut , ne doit poinl aller a ces sortes de pièces. »

' Mais , ajouterons^nous., quand on aime les spectacles, est-on fort scrupuleux sur le choix des pièces qu'on doit y représenter y et ne va-t-on pas à toutes ? Voué dites que vous n'y faites point de péché, et qu'il n'y a

de mal à la conjédie (ju nilaiit qu'on vtul y en prendre. V est moralement impossible que voirs n'eii preniez pas , comme le prouve sans réplique 1 auteur des Lettres sur les spectacles

* Dospros de l^oissy , avoral au pai Vmciîi de Paris. ï/accueil que îo [mblic a !:!:f a cet ouvrage , tlunl on vient de faire une sivirme édilion , (1 nui a î»M'Tno élé traduit en italien et €n latin , fait lionneiir à ia vcriU' , et a celiii (jui Ta si bien défendue. T/unîversiîé (ie Paris en a fait un livre classique, persuadée que la fréquenlalioii des spectacles oi réfueil où échouent souvent les meilleures éducations. Nous cxhoi [ous aussi à lire avec attention l'exrellenlc lettre qui e^t sur ce sujet dans le comte de Valmont* Vcsi la vingi-neuviéme du tome IK

DES MOëCKS. 133

Le théâtre , de l'ayeu même de ses plus zélés partisans , n'est-il pas destiné k remuer et à enflammer les

passions? N'y justilio , et n'y ennoblit-on pas souvent ramour crimiirol et la volupté? IN'y dispose-t-on pas l ame à des sculimens trop tendres , qu'on satisfait ensuite aux dépens de la vertu? Quand il serait vrai , comme le disent faussement les partisans du théâtre , qu*on n*y représente qu'un amour légitime , ou du moins toujours puni lorsqu'il est coupable, s'ensuit-il de là , dit Je dlo}t'ri de Genève *, ((nc les impressions en soient plus faibles , que les effets en soient moins dangereux? comme si les vives images d'une tendresse innocente étaient moins douces, moins séduisantes , moins capables d'échauffer un cœur sensible, que celles d'un amour criminel, à qui l'horreur du vice sert au moins de contre-poison 1 0"aiid le patricien Alarilius fut chassé du sénat de Rome , pour avoir donné un baiser à sa femme en présence de sa fille , àr ne consi* dérer cette action qu'en elle-même, elle n'avait sans doute rien de répréhensible. Mais les chastes feux de la mère en pouvaient inspirer d'impurs à sa fille. Les circonstances qui rendent la chose honnéle , s'effacent de la n)émoire , tandis que l'impression d'une passion si douce reste gravée au fond du cœur. Voilà rctïct des amours pern)ises du théAlrc. En y admirant l'amour honnête » an se livre à l'amour criminel. ïout le théâtre français ne respire guère que cette passion ; et qu'on noij ) peigne l'amour comme on voudra, il séùuiL, ou ce n'est pas lui.

C'est-là encore que la jeunesse de l'un et de l'autre sexe s'instruità se jouer de la simplicité ou des volontés de ses parens, et à suivre , pour un engag:ement de foute la vie> un aveugle penchant. Cest-là iqu'on fait passer une puissance légitime pour une jalousie intolérable, et une connivence criminelle pour un air de galant homme. IN'est-ce pas-là au:5>i (pi'on ensei^aie aux domestiques à ne rougir de rien , à servir les

* Dans sa îeUrc à (i'Alcmb( rt , que nou;^ avons déjà ciléc ; il y r(''rulo viclorieusement le rédacteur encyclopédique , partisan du Ihéàlre , cl y prouve sans réjyiiqucquc les speelactes , tels inéme «{irils sont .uijourd'bui , ne peuvent être que très-dan j^eurcui cl Irès-ftnieé}»'^ pour les mœurâé

passions d'autrui, à entreleiiir dans de jeunes eœiirs das amours défesdues, à prêter leur minUtère à d'ioit» dii^oes intrigues pour tromper la sag^e ou la boubor inie de leurs maîtres ; comme si , en leur appreuant à

dérober pour les autres , on ne leur apprenait pas en même temps à h» faire poîsr rux-inemes?

N'esl-cc pas là eniiii qu'où cherche souvent i flatter l'imagination lieencieusc des spectateurs par des images voluptueuses» et à exciter les éclats du peuple par de prétendus bons mots, qui feraient rougir la pudeur , si elle n'éiait hanriie de ces lieux? INous avons connu un nia^islrat de proviiice, plein de probité et de religion. Étant allé à Paris pour voir les beautés de celle grande ville , il fui curieux d'assister à quelques représentations des divers théâtres» dont on lui vantait beaucoup la pureté et la décence. Il y remarqua avec surprise que les endroits auxquels on applaudissait le plus, étaient souveut ceux qui étaient les plus indécens, on (jui ne cachaient l'obsréui lé que sous le voile transparent et plus dangereux de Téquivoque. Maïs peut-on applaudir au mal ^ sans se rendre complice et couj^able du mal même ?

C est donc parce qiron cherche à se faire illusion » qu'on voudrait se persuader ou persuader aux autres que le théâtre est aujourd'hui très-épuré. i.e venin n'en est seulement quelquefois que plus enveloppé , préparé avec ptusd'arl, et souvent par-là même plus funeste, ^I^e poison le plus fin n'est-ii pas le plus mortel ? et les traits les mieux affilés ou lancés avec le phis d'adresse ne sont-ils pas les plus perçans? Les mauvaises leçons, les maximes corrompues qui révoltent d'abord , perdent insensiblement, et h force d être répét^'M^s, ce qu elles avaient de plus révoltant : on les adopte, presque sans qu'on s'en aperçoive : Tesprit se gâte et le cœur se corrompt peu k peu , comme le visage se noircit au soleil. Mais quoiqu'on ne sente plus la corruption d'un air infect, panci que l'organe est vicié ou qu'il y est

fait , en est-il moins contagieux ei Uioins funeste à la santé V

En vain nous ferez-voos valoir quelques faibles avantages qu'on peut retirer des spectacles , et nous direz-vous qu'on peut abuser de tout. Nous vous

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r^iVd'rotis aveic le philosophe dé Genèvè^: LoUsqM' \éf

bien siirpasso le ivûïI , ia chose doit ôlre admise malgné ses iïiC(Hiv<'nieris : innis lorsque le mal surpasse lebiew, comme dans les spectacles , il faut la rejeter même ave©* ses avantages. Quand , ce qui est preî^que impossible , vous ne prendriez point de mal à la i^epréseniation iMpièces f comptez-vous pour rien celui qne vous feîCes , eu conliibuantavec tes autres à entretenir une profession frappée des ariathriiies de l'Eglise, et diii^ne de l'être par la vie scandaleuse et libertine cUi la plupart de ceux qui Texercenl , par tous les désordres secrets ou publics dont ils sont la cause t Une p^M sonne du inonde disait à un religieux » recommandable par soU esprit et par ses lumîf^res, qu'elle ne croyait pas qu'il T eût de mal à fréqïienter la comédie. « Si l'on faisait uiKMiuête, lui répondit-il , pour entretenir dans le crime et dans le libertinage des courtisanes ou d autres personnes de mauvaise vie » ne vous croiriez-vous point coupable d'y contribuer ? — Je vous entends > reprit Fautre; mais est-il défendu de contribuer k Yamitse^ mont du piiblic? — Oui, sans doute, répondit te relip^ieux , {or'^rjue cet amusement est une o ; isicii de péchai |)î)iir plusieurs. S'il esi (nieI(|uefois [K'rmis de tolérer un mal pour en empêcher un plusgrand, il nd Fest jamms d'y coopérer , même pour faire un bien *. a Celte personne, qui avait beaucoup de jugement et de droiture, convint qu'il avait raison.

Ou eiicouragi* , jiar Taltrait du irain et des applaudissemens, les auteurs de la corruption pîjbif(|iie. On s'iiïqui»'»te peu qu'ils se perdent et en perdent une iufinilô d'autres ave^; eux , pourvu qu'ils divertissent et qu'ils amusent. Est-ce être chrétien? est-ce ménrie être homme ? Une de nos princesses , fille de Lonis XV^ madame Henriette de France-, disait un jour à une personne qu'elle honorait de sa confiance , qu'elle ne concevait pas comment on pouvait goûter qirçîqile plaisir aux représentations du théâtre , et que celait pour eHe un vrai supplice. « Sitôt, ajoutait-elle > que

* Non [aciamn% mal a y ut ce niant bona, ï\om, Loi (]e T Esprit saint , sur laquoUe les faus)&e$ maximes du monde ne pr^vau* dront pas.

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je vois paraître les premiers acteurs sur la scène , je tombe tout-à-coup dans la plus profonile tristesse. Voilà ; me dis» je à moi-même ^ des hommes qui se damnent de propos délibéré pour me divertir. i>

Le nombre ni la qualité des personnes qui vont aux spectacles , ne peuvent servir d'excuse ni rassurer. La multitude ou la dignité des coupables pourra-t-ello enchaîner le bras puissant de la justice divine? et que serviront les richesses» les titres et la grandeur^ qu'à lui préparer de plus grandes victimes ?

Si des hommes , qui par état devraient s'interdire les spectacles 9 y assistent» c'est un scandale de plus, et non une juslification. Combien y en a-t-il qui déshonotent leur état par leur conduite , et agissent contre les cris de leur conscience^ avec laquelle on ne peut disputer sans avoir tort 1

Nous avons connu une personne eti place : elle répétait souvent, quclquetemps avant sa mort, qu'une des choses qui lui faisaient le plus de peine , était d'avoir, dans sa jeunesse , à l'exemple des autres , fréquenté les spectacles. Qu'il est doux aux derniers momens de sa vie de n'avoir rien k se reprocher ! Maïs quel jugement terrible n'auront pas aloi*s à craindre les pères et mères qui , par leurs leçons ou par leur exem-> pie, auront inspiré à leurs cufans le goùl el 1 amour du théâtre ! Obligés eiK oi e plus que les autres à s'interdire la fréquentation des spectacles el des bals , si pernidciuse surtout ponr la jeunesse , ne se rendent-ils pas coupables devant Dieu de toutes leis suites qu'elle peut avoir à l'égard de leurs enfans? et n'est-ce pas sur eux principalement que tombe la inalédicliou lancée par J.-C coiilKï ceux qui sont une occasion de chute pour les petits et les faibles? Pères faibles , mères imprudentes » gouverneurs et guides indignes de réfjre, en conduisant aux spectacles vos enfans ou vos élèves ^ vous leur présentez vous-mêmes la coupe empoisonnée du plaisir et de la volupté. N'y boiront-ils donc pas assez tôt sans vous 1 Leurs passions ne s'éveillerontelles pas assez d'elles-niènaes? faut-il encore les faire naîîK' d'avance ou les irriter ?

On ne veut, dlra-t-on, les y conduire ou y aller soimême qu'une fois pour satisfaire ssjt curiosité. Mais p si

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le théâtre est défeiidu à celui qui fait profession d'ùtre chrétien , il Test pour cette lois même que vous vou- <hiez ea excepter ; et où en serions-nous pour les mœurs > si sous ce prétexte il fallait tout couuaitre et tout voir? Qui peut d'ailleurs se répondre que ce qui est attravant de sa nature , ne fera p9s naître en nous le désir de le voir plus souvent? et pourquoi se donner un désir de plus, pour avoir ensuite tant de peine à le n piiuier, ou pour s'exposer au danger succomber encore 2

Alipe, cet an^i de saint Augustin , dont nous avons déjà parlé, étudiait le droit & llome. Quelques-uns de ses condisciples lui proposèrent tin jour d'aller avec eux

à ['anij)hithéâLre. Il avait autrefois aimé passionnément les speclarles ; saint Augustin l'avait guéri de cette passion* Alipe résista aux invitations et aux sollicitations pressantes de ses amis qui Tentrainèrent de force. Il ferma constamment Jes yeux pendant le spectacle* Mais tout-Â-coup , sur la an , un cri extraordinaire frappa ses oieilles, et excita sa curiosité. Il ouvrit les \eu\. A peine vit-il le spectacle , (ju'il s'y sentit intéressé. Ravi , transporté , il mèie ses cris et ses applaudissemens à ceux des autres spectateurs , et sort enliii plus épris que jamais de Tamour du théâtre.

A la place de ces grands plaisirs , trop dangereux pour n'être passouventcriminels, et trop vifs pour être lont^-teinps açrréables, sulislitiioz les plaisirs j)urs et toujours salisiaisansdeTesprit etde i'ànie. Ceux-ci sont bien au-dessus de toutes les satisfactions qu'on cherche et qu'on trouve si rarement dans les divertissemens du monde. Ces divertissemens peuvent bien charmer pour un moment nos chagrins, interrompre un peu le cours de nos ennuis, el fix<*i (jn(^l(|ues instans la joie fuj2^itive; mais ce n'est que pourutndre nos chagrins plus insupportables, nos ennuis plus accablans^ et nos regrets plus amers. Ils glissent, pour ainsi dire, sur la superficie de notre âme sans la pénétrer, et ne font qu'a^ gitcr le cœur sans le remplir. Ils n'offrent qu'une îniage trompeuse du bonheur, et non le bonheur luiménie, qu'on ne trouvera jamais (pie dans l'exercice de la vertu. Cestà elle qu'il appartient de faire goûter des plaisirs infiniment plus agréables et plus flatteurs

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({ue touseaux que peuvent donner les tiilii§»mwcmeiK

du monde ou la satisfacLiou biutale des sens. QucHe joie douce el pure nait surtout de rattachement inviolable^ à son devoir, et dn renoncement aux plaisirs défendus i Elle est inaltérablo comme ta veilu qui la produii» ni A'esi Jaunis syjeile à deikcheux rebmrs.

Brillans amusemens d*un monde corrompu ,

Valez voii' rps vnis hiru^ qne dorine fa vrr(n ? Non , malgré vos nllraii», les ennuis , les alarmes Assicgen' le foupable enivré (le vos ch.-irmes : M6me nu «ein des plaisirs son destin est affreux. La vertu seule a droit de faire dos heureux.

Sans vouloir interdire les délassemens et les plaisirs permis , il faut dn moi?<< qu'ils le soient; il IViul cn'ils nenuiseul point à la pit (c ni aux mœtu s , fpi'ils n'aient rien de eonla^ieux , qn'iis n'insjnrent point le jjoôl de la frivolité , de la dissipation , et l'oubli de sesdevoirs. Une âme tN*Jie et sensible , dit lauleur du Comte de Valmont , n'a4--ollepas , an sein dosa famille, dans la société d'junis vertueux comme elle , dans les tendres épancuemens de la confiance, dans le sront nn^me des lettres et des arts, des plaisirs plus puis qu'elle puisse se permettre ? Si elle est plus beiie et plus vertuciuse eneore , n*a*t-eHe pas des spectacles plus iatéressans qu*f4le puisse se procurer, cetui des malheureux qui souffrent el qu elle va consoler ? K*a-l-elle pas des larmes plus douces à verser, celles de la piété pour des indisrens qu'elle va visiter et soulatiei ? N'a-t-eile pas un emploi plus noble et plus touchant à faire de «ses ricbesseSy en les ménapfeant pour des œuvres qui honorent rhumanité et la charité? Ah I cesont-là des plaisira bien plus dic^nes de nous, que Ions ces Eoiux .plaisirs des l)ais et des spectacles , qu'on n*aime et qu'on ne recherche avec tant <i'aEdeur , qu(î parce qu ils iliitlcî>t et nourrissent le f)enchanl el le {{Out qu'on a aux plai;birs criminels de la volupté".

♦Presque toutes nos pièees de IhêiUre sont fondées sur une intrigue amouren'^p. Les reioiue*^ qm p uent nos sperlacles , dit Voliairc , ne veulent point soulïrir qu'on leur fînrle d*aulre chose ({ue d amour parce ((iM c'eH-ltt §aui> doute ce quelles entendetif le mieux.

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Pour Vo^ls , plus éclairé et plus saj^e , laissez aux: hommes efféminés , ou slupkleset «:n>ssiers , des plnisii-s qui leur sont rominuns avoc la bôt(!ydes plaisirs qui les dégradent et les avilissent , ot qui miti bien plus uno prouve do Tinfirmilé humaine « qu'une marque de ia dîstînelion et de Télé^ation de Phomme. N<* mettez jamais vofreprioiro dans re qui fiji! votii !i ):iie, el no cherchez pas dans la défense inén)e un nouvel nUrait

la voluplé. Placés sur la (erre, ronune dans io jardin destiné au séjour du premier homme * si TAuteor de noire être ^ pour de justes et sages raisons , nous dé* fond Tusage d'un fruit , acreplons avec r4H!>.onnaissance ceux qui ne nous sont point iitterdils. Jouissons de rc qui nous est offert, snns nous croire nia'heurenx par ce qui nous est refusé. Gardons-nous de porter une maîîi téméraire A l'arbre qui nous est défendu , et d'en (Cueillir ie fruit, qui deviendrait pour nous un fruit dfs mort. Respectons la loi. Nous devons à la majesté de Dieu îe trimit d une souniission parfaite à ses ordres ; lions (It N ons à sa sajjesse I hommage d*une persuasion ialimeqne , s'il daignait nou^ découvrir les mysl'^res de ses conseils , nous applaudirions aux motifs de sa con<> duite. Ces sentimens respectueux » un sentiment do plaisir les accompagne , une heureuse tranquillité les sui( y et en çst dés cette vie mémo la récompense.

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