‹ L'école des RobinsonsChapitre 5 sur 38 · AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AU LECTEUR

Si T. Arteletteût été Français, ses compatriotes n'auraient pas manqué de le nommer plaisamment Tartelett. Mais, comme ce nom lui convient, nous n'hésiterons pas à le désigner ainsi. D'ailleurs, si Tartelett n'était pas Français, il était digne de l'être.

Dans son Itinéraire de Paris à Jérusalem, Chateaubriand parle d'un petit homme « poudré et frisé comme autrefois, habit vert pomme, veste de droguet, jabot et manchettes de mousseline, qui raclait un violon de poche, et faisait danser Madelon Friquet aux Iroquois. »

Les Californiens ne sont pas des Iroquois, il s'en faut, mais Tartelett n'en était pas moins professeur de danse et de maintien dans la capitale de la Californie. Si on ne lui soldait pas ses leçons, comme à son prédécesseur, en peaux de castor et en jambons d'ours, on les lui payait en dollars. Si, en parlant de ses élèves, il rte disait pas : « ces messieurs sauvages et ces dames

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