ACTE II , SCENE VI
Que du siècle passé c’est la vivante image.
LE DUC, en riant.
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Madame....
DANVILLE
Il vient ce soir.
Pour le recevoir mieux , Avez- vous invité quelqu’un.... de vos aïeux?
Hortense !
DANVILLE
HORTENSE
C’est fini. Paix ; allons , je plaisante ; On croirait à vous voir que je suis médisante. (Au duc.)
Le suis-je? Jugez-nous.
DANVILLE
Brisons là.
HORTENSE
Non , je veux
Que le Duc aujourd’hui soit juge e’ntre nous deux.
DANVILLE, à part.
J’ai peine à me contraindre. ■*
LE DUC, sérieusement.
Excusez-moi , madame ;
Mais je ne puis trahir le penchant de mon âme.
Encore un coup, pardon ; j’aime monsieur Bonnard ; C’est la probité même ; oui, c’est un homme à part,
Un esprit hors de ligne , et dès qu’un mot l’offense ,
On me voit des premiers voler à sa défense.
DAN VILLE, enchanté, et regardant sa femme.
Tt ■ès-bien , monsieur le Duc !
LE DUC
Mais si l’on n’a lancé
Qu’un trait dont son honneur ne puisse être blessé ;
Si l’on a dit.... Eh quoi?... qu’il vit en patriarche, Qu’il dîne encore à l’heure où l’on dînait dans l’arche , Ou quelqu’un de ces mots, qui seuls sont des portraits, Que madame rencontre et que je chercherais ,
Quel mal cela fait-il? C’est s’amuser, c’est rire ,
C’est se jouer de rien ; mais ce n’est pas médire.
HORTENSE, en regardant son mari.
Oh ! le Duc a raison.
LE DUC, à Danville.
Monsieur, moins de rigueur;
La conversation périrait^de langueur
Sans ce tour amusant qu’un esprit fin lui donne ;
(Montrant Hortense.)
Tout le monde y perdrait , et vous plus que personne.