‹ L' école des vieillardsChapitre 35 sur 96 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

DANVILLE

Je n’en disconviens pas; mais brisons sur ce point.

LE DUC

Et pourquoi votre ami ne nous suivrait-il point':’ HORTENSE.

Sans doute !

DANVILLE

Un patriarche a l’humeur sédentaire ,

Et s’arrange assez peu d’un hal au ministère.

D’ailleurs, souper ensemble est pour nous un bonheur.

HORTENSE, en riant.

Souper ! 11 vient souper?

DANVILLE, A sa femme, avec dignité.

Il nous fait cet honneur.

(Au duc.)

Bien que de refuser mon regret soit extrême ,

Trouvez bon qu’à mon tour j’en appelle à vous-même ; Monsieur , vous m’approuvez , et connaissant Bonnard , Vous me reprocheriez de traiter sans égard L’ami qui m’est lié par un commerce intime,

Et que vous honorez d’une si haute estime.

LE DÜC.

Celte excuse m’arrête, et je n’ose insister;

Mais, madame, parlez : qui peut vous résister? J’implore en m’éloignant cet appui tutélaire,

Ou je vais de mon oncle encourir la colère.

Monsieur, vous céderez, et moi, dans cet espoir,

Je viendrai, s’il vous plaît, m’en assurer ce soir.

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