‹ L'école et la patrieChapitre 24 sur 31 · Weulersse · texte numérisé non relu

Weulersse

ils n'y faillissent pas. Pour s'en bien acquitter le New-York Board of Education s'est ingénie. Des poésies patriotiques — America, Le Rêve de Cuba, — sont très vite devenues des chants scolaires. A la façade des « public schools » flotte pendant les heures de classe l'étendard étoile; on le retrouve à l'intérieur placé en évidence. Matin et soir, devant lui les enfants défilent, le saluent et prononcent cette formule de fidélité : « Nous donnons nos têtes, nos cœurs, nos bras à notre pays ! Une patrie, une langue, un drapeau » *. — « L'École, dit un document officiel, est le laboratoire de l'unité nationale, la garantie de notre avenir » ^.

M. Jules Huret a noté « dans ce pays neuf l'obsession de Fhistoire et du passé ». Tous les vestiges de la guerre pour l'Indépendance, humbles ou fastueux, sont recueillis et classés comme précieuses reliques.

Un grand nombre d'associations patriotiques

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