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LES ACTES DE COURAGE DE CEUX QUI NE VKULENT PAS

PORTER LES ARMES, et affirmant, d'autre part, le principe d'égalité devant la loi, il déclare qu'il est incompétent pour indiquer une conduite quelconque DANS DES CAS QUI RELÈVENT UNIQUEMENT DE LA

CONSCIENCE individuelle. )) Quc Ics recTues décident elles-mêmes; du moins si elles désobéissent à la loi, sauront-elles avoir mérité l'applaudissement des philosophes humanitaires.

Les formules balancées, entortillées et captieuses sont de bonne précaution contre Fopinion, trop souvent distraite ; elles ne laissent point de remords. Jobert, dragon au 29® régiment, n'a jamais eu une punition; il se tue : « Je suis, explique-t-il avant d'expirer, victime du militarisme, ce qui me torture. » Delsol, originaire du Cantal, arrive au 35® d'infanterie, à Belfort; il refuse obstinément de prendre les armes qu'on lui remet : « Je ne veux pas de sabre, ni de fusil, répond-il, ni autre instrument pour tuer. » Le conseil de guerre du 7® corps lui inflige deux années d'emprisonnement. De cette condamnation et de cette mort, qui doit porter la responsabilité? M. Hervé et les instituteurs qui l'acclament ou bien ces désarmeurs qui croient humain de se donner pour mots d'ordre

des formules équivoques? Lequel des deux prosélytismes est le plus meurtrier*?

1. L'un des coryphées de ces congrès est M. Le Foyer. Cet avocat parlait, le 16 juin 1899, devant la Conférence Mole : « Varméey disait-il, apour loiintérieure V arbitraire {ou violence permanente et légale), pour loi extérieure la guerre [ou violence temporaire et illégale. » Pour rendre son pathos plus clair, il ajoutait : « Si Tarmée triomphait, la civilisation périrait ». M. Le Foyer n'a pas manqué de prendre parti pour M. Hervé, à l'occasion du débat du 3 juin 1904. « 11 suffit, écrit-il, que M. Hervé fasse un livre... pour que la Chambre en proie à une sorte de crise nerveuse proche de ne je sais quelle hystérie prenne presque tout entière la fuite derrière le tambour nationaliste battant aux champs ». La Paix par le Droit, Cette revue est adressée, par les soins de M. d'Estournelles de Constant, sous le couvert de la Questure, aux députés dont on travestit les intentions et les actes. C'est une attention délicate : pour ma part, je tiens à en remercier ici publiquement le sénateur de la Sarthe.

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