‹ L'école et la vieChapitre 2 sur 113 · II INTRODUCTION · texte numérisé non relu

II INTRODUCTION

Opposées et les plus hardies, qu'elle entende les voix les plus diverses et les plus discordantes, elle est dans son rôle. L'essentiel est qu'elle ne se laisse pas duper par les sophismes ni égarer par les illusions où les utopies s'enveloppent. Elle restera dans le droit chemin, elle échappera aux aventures, si elle est assez forte pour empêcher les passions et l'esprit de parti de dominer les consciences, pour rallier autour d'un idéal commun de solidarité et de justice les esprits qui s'éparpillent comme les flèches d'un faisceau rompu, si elle impose à tous les citoyens les mœurs véritables de la liberté, si elle s'habitue à garder Tindépendance absolue de sa pensée.

Mais ce n'est pas assez que la démocratie s'organise selon ses principes dans l'ordre politique, social et moral. Il faut aussi qu'elle assure, par le plein épanouissement de sa puissance économique, sa prospérité matérielle et son bien-être, conditions nécessaires du progrès et de la paix intérieure.

Les carrières libérales sont encombrées et pourtant beaucoup de médecins, d'avocats, d'artistes et d'hommes de lettres gagnent moins que des

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