Rapport de Gondorcet, Guillaume, procès-verbaux, p
fut probablement écarté parce qu'il créait une administration d'État de l'instruction publique, et le second le fut sans doute parce qu'en donnant pleine indépendance à l'enseignement, il reconstituait une sorte d'aristocratie et de sacerdoce.
La Convention élabora aussi des projets et des systèmes. Son comité de l'instruction publique et elle-même disputèrent longtemps autour du projet de Condorcet, tour à tour repris et abandonné, selon les fluctuations de la politique. Les bonnes volontés ne manquèrent pas plus que les compétences ; ce qui fit défaut, ce fut l'unité et la continuité dans l'effort. Il n'est rien de plus instructif, sur ce point, que les procès-verbaux publiés par M. Guillaume.
Après le 9 thermidor, on était plus sûr du lendemain, on passa aux actes. Déjà les écoles spéciales — cette réduction de l'enseignement supérieur, si inférieure à la vaste conception de Condorcet, mais où s'arrêtera définitivement la Révolution française, avaient été créées*. — Les écoles primaires eurent bientôt leur tour ainsi que l'enseignement secondaire. Celui-ci devait être donné dans les