COLLIGNON
Girard .
PoTTlER.
Haussonville.
Études sur le grec moderne.
Documents relatifs à Vétat intérieur de la Grèce 'pendant les dernières années de la domination vénitienne.
Description archéologique des îles ioniennes.
Catalogue des vases du musée du Varvakeion (1876).
Catalogue des objets de plomb et de bronze du même musée (1877) a) Les tablettes judiciaires , b) les 'poids.
Catalogue des ustensiles et figurines en bronze du même musée (1877).
Inventaire des musées de Béotie (Thèbes, Thespies, 1877).
l’école eeançaise
rience de Futilité d’écoles spéciales dans les pays classiques étant faite, rien ne devait plus arrêter ce noble mouvement scientitique. Bientôt la France ne se contenta plus de sa seule école d’Athènes; elle en fonda une seconde à Rome (29 nov. 1874)% et grâce à l’activité et au talent de son directeur , M. Geffroy, la jeune école rivalise de zèle avec son aînée d’Athènes. L’Allemagne de son côté possède à Rome cet Institut archéologique fondé en 1829, — aux dernières 'pallüia il a célébré son cinquantième anniversaire , — mais qui n’est devenu légalement un institut de l’empire d’Allemagne que par le décret impérial du 18 mai 1874. Il est trop connu de tous les savants pour qu’il soit nécessaire d’en faire l’éloge , pas plus que de MM. Henzen et llelbig qui le dirigent. Le même décret de 1874 fonda une section de l’Institut à Athènes. Le célèbre épigraphiste M. Koehler en est le directeur. Nous avons déjà parlé Mittheüungen de rinstitut et de ses séances régulières. D’un autre côté, on parlait à Athènes du projet qu’avait le gouvernement anglais de fonder aussi une école à Athènes , et le gouvernement italien vient de décider à son tour que tous les ans deux savants seraient envoyés en Grèce en mission scientifique. Ceux qui ont obtenu cette faveur pour la présente année sont MM. Ghenardini et Viola. Auparavant ces missions ne se donnaient que de temps à autre. Je puis citer, entre autres, celle qu’obtint M. Salinas, actuellement professeur d’archéologie à Palerme. La Belgique doit-elle rester en arrière et ne prendre aucune part à ce beau mouvement scientifique , ou bien dans quelles conditions pourrait-elle envoyer régulièrement de jeunes savants en Grèce, et quels résultats favorables le gouvernement serait-il en droit d’attendre de pareilles missions ? C’est-ce que nous allons examiner dans ce dernier chapitre de notre étude.
Établir une école belge à Athènes, c’est là un projet auquel naturellement il n’y a pas lieu de s’arrêter ; mais notre gouvernement ne pourrait-il pas obtenir du gouvernement français qu’une ])lace fût régulièrement réservée à un Belge, tant à Athènes (pi a Rome V Tout semble présager une réponse affirmative. Le projet du reste ne serait pas nouveau. Dans son rapport du 12 mars 1850, M. Guigniaut disait: « Sur la demande du gouver-
‘ Geffroy. La nouvelle école française de Rome. Revue des deux mondes, 1876.
d’athenes.
» nement de Belgique, il a été décidé que quelques jeunes pro- » fesseurs belges pourraient être adjoints aux membres de l’école » française d’Athènes. » J’ignore si la convention a été réellement signée : ce qui est certain c’est qu’aucune suite n’y fut donnée et que jamais un jeune savant belge ne fut attaché à l’école française d’Athènes h Ceci s’explique aisément. Les évènements de 1848 appelaient l’attention tant des gouvernements que du public sur un ordre d’idées bien différent des progrès scientifiques , d’un autre côté l’École était de création trop récente pour qu’on pût avoir pleine confiance en elle : en France même on se contentait de la laisser vivre, sans songer à étendre son influence; ce sont-là cependant des raisons secondaires, car malgré les évènements de 1848, le projet existait encore en 1850 : c’est ce que constate le rapport de M. Guigniaut. Si donc on n’arriva à aucune solution, si même le projet resta complètement inconnu en Belgique, il faut apparement l’attribuer, en grande partie , à cette apathie scientifique dont notre pays souffre depuis si longtemps. Un faux patriotisme ne doit pas nous pousser à voiler la vérité : l’amour de la science pour la science même n’existe malheureusement que trop peu dans notre pays ; le public reste généralement indifférent à tous les progrès de la haute science,’surtout lorsqu’ils sont du domaine de VAlterthums-wissenschaft, Ceux qui, depuis 1830, étaient parvenus à se faire un nom dans la science de l’antiquité , étaient connus partout, excepté dans leur propre pays. Je ne citerai, comme exemple, que le nom de feu M. Roulez. Et pour dire toute notre pensée, nous ajouterons que les divers gouvernements qui se sont succédé depuis cinquante ans ne nous semblent pas avoir fait assez d’efforts pour détruire cette apathie générale. Les négociations restèrent donc complètement inconnues et l’on fut bien étonné lorsque M. Thonissen, dans la séance de la chambre du V"' février 1872, apprit au pays que, sous le ministère de M. Rogier, en 1847, le gouvernement français avait offert de prendre chaque année un élève belge à l’école française d’Athènes, moyennant la faible rétribution de 1200 fr. Dans la séance du 7 février, l’honorable représentant donna des
1 Feu M. Parlier, professeur à l’üniversité de Bruxelles, avait été désigné pour faire partie de cette école , mais aucune suite ne fut donnée à cette désignation. (Note de la rédaction).
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renseignements plus précis et déclara qu’au mois d’août 1847 une convention avait été conclue et qu’une dépêche belge relative à cet objet portait le n"" 32520 division). Le ministre de l’intérieur, M. Delcour, se contenta de répondre qu’il se ferait produire le dossier et qu’il ne perdrait pas la question de vue. En fait, l’affaire n’eut pas de suite, et les négociations ne furent pas reprises, malgré la demande que M. Thonissen en avait faite. Je crois ne pas me tromper en affirmant que, si les négociations étaient reprises, elles ne rencontreraient à Paris aucune difficulté sérieuse, maintenant surtout que l’École est entièrement réorganisée. Il ne m’appartient pas de préciser ici de quelle manière et dans quelles conditions notre gouvernement pourrait envoyer régulièrement en Grèce un jeune docteur en philosophie ou un élève sorti de l’école normale. Je n’en dirai donc que peu de mots. Une place serait ouverte à un jeune savant belge à l’école française d’Athènes , et celui-ci n’y serait envoyé qu’après avoir subi en Belgique un examen spécial sur des matières de première nécessité pour l’utilité de sa mission et dont la connaissance n’est exigée pour aucun de nos examens officiels. Il s’agit de l’archéologie et de l’épigraphie grecque et latine. L’élève aurait à se soumettre , tout comme les élèves français , aux règlements de l’école et aux ordres du directeur. La question de savoir s’il pourrait être logé à l’école même me paraît toute accessoire. L’essentiel consisterait dans la direction scientifique que nos jeunes savants trouveraient en Grèce. Ils auraient aussi à livrer régulièrement des mémoires. Seulement ils dépendraient, non de la commission de l’Institut , mais d’une commission de la classe des lettres de notre Académie royale, à moins cependant que le gouvernement français n’insistât pour le contraire. L’art. 5 du décret du 26 nov. 1874 semble prévoir le cas où un étranger serait admis à l’école. « Le titre d’associé correspondant, dit cet article, peut être en outre décerné, sans condition de nationalité, par le ministre de l’instruction publique, sur une double proposition de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres et du directeur de l’école d’Athènes. » Cet article me semble pouvoir s’entendre tout aussi bien de savants auxquels on veut accorder un titre scientifique que d’élèves étrangers.
Quant â la durée de la mission, il me paraît qu’un séjour de trois ans est de toute nécessité. La première année l’élève passerait quelques mois à iiome et un moig à Pompéi, et visiterait les
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principaux musées de l’Itaie. La seconde année serait consacrée à l’étude des monuments d’Athènes et à un voyage général dans la Grèce et dans quelques îles. La troisième année l’élève ferait un voyage spécial, soit en Grèce, soit en Asie mineure. Dans le cas où l’élève voudrait s’appliquer spécialement aux études latines plutôt qu’aux études grecques , rien n’empêcherait le gouvernement de l’autoriser à résider deux années en Italie et à ne consacrer qu’une année à la Grèce. Dans tous les cas, des études préliminaires en Italie sont de toute nécessité pour qu’un séjour en Grèce puisse être réellement utile. J’ai insisté sur ce point précédemment et il me semble inutile d’y revenir. Et qu’on ne m’objecte point qu’une absence de trois ans est bien longue et pourrait nuire à l’avenir de l’élève. A la fin de ses études , l’élève peut tout au plus entrer dans un collège ou dans un athénée, ou être nommé chargé de cours. Se trouvant même dans les meilleures conditions , il ne pourra, pendant ses premières années, obtenir un traitement supériei^r au subside que le gouvernement lui accorderait pour ses lointains voyages. De plus, son titre d’ancien élève de l’école d’Athènes serait tout naturellement une raison pour que le gouvernement lui donnât la préférence , lorsqu’il s’agirait de nommer un professeur de philologie, d’histoire ou d’archéologie. Ses voyages seront donc une garantie pour son avenir. Et d’un autre côté, le gouvernement sera ainsi à même de ne nommer pour ces chaires que des hommes qui ont visité et étudié les pays de l’antiquité classique, qu’il s’agisse des classes supérieures des athénées ou de l’enseignement universitaire. Du reste, il ne faut à cet égard se faire aucune illusion. La France envoie au plus anuellement en Grèce six jeunes savants ; la Belgique en enverrait un tous les ans ou tous les deux ans : au bout de 10 ans on aurait ainsi tout au plus 6 à 8 anciens élèves de l’école d’Athènes. Ce nombre ne serait pas si grand que le gouvernement ne fût à même de leur assurer des positions en rapport avec les études qu’ils auraient faites. En France, tous les anciens élèves de l’école d’Athènes occupent des places éminentes , soit dans l’enseignement , soit dans l’administration des musées ou de l’instruction publique. Il n’y a pas tant de savants en Belgique qu’on ne puisse arriver aux mêmes résultats.
Examinons maintenant en peu de mots l’utilité de cette mission permanente en Italie et en Grèce.
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Les études de nos élèves , lorsqu’ils ont pris leurs grades , sont nécessairement incomplètes. Quelques privilégiés se rendent alors dans les universités allemandes , la plupart du temps pour compléter leurs connaissances philologiques. Mais un côté de la civilisation antique leur échappe toujours : c’est le côté artistique. Le sens complet du monde antique ne s’obtient que par l’étude des monuments figurés , et où peut-on mieux les étudier qu’en Italie et en Grèce? Je ne parle pas ici des archéologues de profession, pour lesquels un séjour en Italie et surtout en Grèce est de toute nécessité ; car on sait combien ces hautes études artistiques sont négligées en Belgique, et j’ai des raisons pour ne pas insister sur ce fait, trop connu pour que je m’y arrête davantage. Je parle surtout du philologue et de l’historien. Certes, si le philologue restreint ses études à la critique des textes et à la diplomatique, quelques mois passés en Allemagne lui suffiront pour compléter ses études antérieures. Mais la philologie comprise dans un sens plus large exige des connaissances bien plus étendues. L’intelligence exacte de la signification des mots ne suffit pas pour nous donner le sens précis d’un auteur. Qu’est-ce donc que l’explication de Tite-Live ou de Tacite sans la connaissance des antiquités romaines ? Celle-ci même ne suffit pas. Il faut connaître encore la géographie, la mythologie, l’archéologie. En d’autres termes, un philologue ne deviendra jamais un savant, même dans sa spécialité , s’il n’a des connaissances précises de toute la science de l’antiquité. Comment comprendre Hérodote et Thucydide, si l’on ne connaît le pays dont ils parlent; comment surtout faire comprendre ces auteurs aux élèves , quand on ne parvient pas soi-même à se représenter les faits qu’ils nous rapportent? Ce n’est pas assez d’expliquer aux élèves la signification des mots , les constructions grammaticales , il faut encore faire revivre à leurs yeux les actions, les pays dont nous parlent les auteurs anciens. C’est le seul moyen de rendre l’étude agréalfie , attrayante et utile. Et si tant de jeunes gens n’étudient le grec (ju’à contre-cœur, c’est moins peut-être à cause des difficultés (|ue présente l’étude de cette langue, que par suite de la manière sèclie et aride dont elle est enseignée. Faut-il ajouter (lue la connaissance du grec moderne, que le jeune savant ac- (jiierra facilement en Grèce — il pourrait même dans ce but suivre quehjues cours de rUniversité d’Athènes — contribuera beau-
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coup à luijfaire mieux comprendre le grec ancien? Cette langue qu’il n’aura entendu prononcer jusqu’alors que d’une manière barbare, résonnera enfin à ses oreilles dans toute sa divine harmonie. Du reste , le grec moderne diffère moins de la langue ancienne qu’on ne s’est plu à le dire. Certaines formes ont changé , des mots nouveaux ont été introduits , d’autres ont reçu une signification nouvelle , la syntaxe a été simplifiée , la langue est devenue plus analytique ; mais le fond est resté le même , et il y a bien moins de différence entre ces deux langues qu’entre le latin et l’italien. L’italien est une langue dérivée du latin ; le grec moderne n’est qu’une langue qui a été soumise à certaines transformations. Et ce qui est vrai de la langue l’est aussi de la nation. Les peuples méridionaux changent bien moins qu’on ne le croit d’ordinaire. Ceci s’applique à l’Italie et bien plus encore à la Grèce. Il n’y a pas de peuple au monde qui par sa langue, par ses moeurs, par ses idées, par ses qualités et par ses défauts ait moins changé que le peuple grec. Son caractère national s’est d’autant mieux maintenu que, depuis la perte de son indépendance, il a constamment lutté contre un dominateur qui ne parvenait ni à le détruire ni à se l’assimiler. Et c’est grâce à ce fait, qui ne sera contesté par aucun observateur sérieux et impartial , qu’on a pu dire avec vérité que la Grèce moderne est le commentaire vivant de la Grèce d’autrefois.
Et sous ce rapport l’historien trouvera en Grèce tout autant de profit que le philologue. On pourrait parler longuement de la nécessité pour l’historien d’avoir parcouru les pays dont il veut étudier le passé. L’épigraphie, la mythologie, la connaissance des mœurs et des idées , tout cela ne s’étudie pas uniquement dans des livres. Mais c’est notamment la connaissance de la topographie qui ne s’acquiert que sur les lieux mêmes. C’est l’ignorance de la topographie qui rend impossible l’explication claire et vivante soit des auteurs anciens, soit de l’histoire ancienne. J’avoue n’avoir jamais rien compris ni au Forum, ni à l’Acropole, ni à l’importance stratégique de Décélie avant d’avoir parcouru moi-même ces sites célèbres.
L’histoire ne se conçoit pas sans les voyages. On sait qu’Hérodote avait beaucoup voyagé : cet exemple donné par le père de l’histoire estla meilleure preuve du bien fondé démon assertion. Qu’on ne se méprenne point cependant sur la portée de cette observation. Je ne prétends pas que pour devenir bon historien
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ou professeur d’histoire , il faille avoir vu tous les endroits dont on aura à parler. Ceci est impossible , mais la vue de certaines choses en explique beaucoup d’autres. Si l’on a examiné un amphithéâtre on les connaît tous, du moins dans leurs grandes lignes. Tous les forums avaient de grands points de ressemblance, le principe étant toujours lemême.îJ’en diraijautant des temples, des acropoles, des défilés... Faut-il parler^aussi^es usages, des idées , des mœurs ? Combien de fois Te voyageur'n’a-t-il pas été agréablement surpris en trouvant 'sur sa route , dans la [vie actuelle des méridionaux l’explication de certains détails qui jusqu’alors lui avaient paruMnintelligibles dans les auteurs anciens. Combien notre manière de vivre ne diffère-t-elle pas de la vie méridionale, et comment expliquer, avec nos idées d’hommes du nord, les idées et les sentiments des méridionaux, si nous n’avons quelque temps vécu au milieu d’eux ? Mais je n’insiste point, la chose étant trop évidente.
Je voudrais encore appeler l’attention sur un^autre côté de la question. On s’est plaint souvent , et avec raison, qu’en Belgique on ne publiait que fort peu en fait de philologie et d’histoire anciennes : que tout au plus quelques professeurs d’Université s’adonnaient aux hautes études scientifiques , que bien rarement un professeur de l’enseignement moyen suivait leur exemple. Ceci n’a rien d’étonnant , et nous serions même surpris du contraire. Au sortir de l’école normale, où l’esprit d’initiative n’est pas suffisamment stimulé, le jeune agrégé entre dans l’enseignement et , fatigué des études nombreuses qufil a été forcé de faire , il est tout naturel qu’il ne songe pas à entreprendre de nouveaux traveaux et qu’il se contente de donner régulièrement ses leçons : on peut déjà le louer lorsqu’il se tient au courant des progrès de la science. L’existence de missions permanentes constituerait , je n’en doute pas, un heureux correctif à cet état de choses. Les élèves les plus intelligents et les plus studieux en jouiraient seuls, et comme ils seraient obligés d’envoyer régulièrement un mémoire , dont ils auraient clioisi eux-mêmes le sujet , ils pourraient donner un libre essort à leur initiative personnelle. Combien de fois ne voit-on que de pareils mémoires sont le point de départ de toute l’activité ultérieure d’un savant? Pour le jeune homme ce qu’il y a de plus difficile , c’est de commencer un premier travail] personnel : une fois lancé dans cette voie, d’ordinaire il ne s’arrête plus.
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Aux considérations qui précèdent je veux en ajouter une dernière. Généralement un pensionnaire de la villa Médicis vient séjourner pendant un an à Athènes. Le lauréat s’occupe la plupart du temps de la restauration d’un édifice antique et l’on peut j uger de la grande valeur de ces travaux par la collection qui en est conservée à l’école des Beaux-Arts de Paris. Si ces séjours en Grèce n’ont pas exercé , jusqu’à ce jour, une influence plus pratique en France , — quoiqu’on ait du plaisir à constater chez nos voisins les grands progrès accomplis dans ce sens depuis quelques années, — cette infériorité par rapport à l’Allemagne , et surtout à l’Autriche , tient surtout , comme du reste chez nous aussi , au manque d’études préliminaires et à l’insuffisance des connaissances générales h Ce, séjour ne laisse pas cependant d’être toujours d’une grande utilité ; et je me demande si le Gouvernement belge ne pourrait pas engager nos grands prix de Rome à se rendre pendant une de leurs quatre années à Athènes. L’artiste pourrait dans plus d’un cas faire une exploration avec l’élève belge de l’école et ils ne pourraient qu’y gagner l’un et l’autre. On sait de quel grand prix est, tant pour la science que pour les progrès de l’art , le commerce assidu des archéologues avec les artistes , et quelle heureuse influence ils exercent réciproquement l’un sur l’autre.
1 Cf. Beulé, Fouilles, 1 , 70 et 179.
TÊTES AILÉES DE SATYRE
TROUVÉES A ANGLEUR.