II
(3) Roux, Herculanum und Pompei^ III, 109 ; V, 97.
(4) V. Jahn, Die Lauersforter Phaleroe, Bonn, 1860, p. 11.
(5) Roux, IV, 29 ; Fiorelli, Descr. di Pompei. Napoli, 1873, p. 153.
(6) Roux, IV, 38.
(7) ViscoNTi, Sculture del palazzo delta villa Borghese.'Roma^M^Q. 1. Stanza II n° 18.
le Sommeil ou Morphée, sera reconnu dans la suite pour Dionysos Psilax (1),
De tous les symboles et attributs bachiques, le phallus est celui qu'on rencontre le plus souvent ailé. Un des plus connus est le triple phallus du Musée de la maison carrée de Nîmes (2). Un bas-relief d’.\quilé représente un Priape ailé (5).
Les silènes et les satyres ailés se voient moins souvent; nous en possédons cependant quelques exemples.
Sur une amphore de Nola, on voit deux silènes ivres portant sur les épaules des Eros ailés (4), et une peinture de Pompéi représente un satyre portant Bacchus enfant ailé (5). Un silène ailé se trouve sur le grand candélabre du .Musée de Dresde et sur un bas-relief de bronze du Musée grégorien. Panofka tenait ce dernier pour un Boréas (6). Parmi les magnifiques peintures des thermes de Titu.s, on en voit une représentant Bacchus assis tenant le thyrse.
(1) Je ne signalerai qu’un Morphée du Musée de Lyon et un Hermès du Sommeil de la collection Giusiiniani, acluellement au Musée Torlonia à Home. N® 48 du catalogue.
(2) Ménard, Histoire des antiquités de Nîmes, Nîmes 838. p. 1 18. Spon a publié un phallus analogue. Miscell. p. 306, n» VIII. Le phallus de Nîmes servît probablement de talisman contre le mauvais œil, comme semble l’indiquer la clochette qui y est attachée. On a récemment trouvé encore une clochette de bronze, ayant servi de talisman, à Epomanduodurum près de Montbéliard.
(3) Bertoli, Le anlichità d’ Aquileja Venezia, 1739, p. 33. — Welcker, Gr. Gott. 111,307.
(4) Gerhard, Ueh. die Flügelgestalten, pl. IV. 9.
(5) W. IlELBiG, Wandgemalde. Leipzig. 1869, n® 373; Furtwangler, Der Satjjr ans Pergamon. Berlin, 1881, p. 21.
(6) Panofka, Antikenkranz zum Berliner Winckelmannsfest,
Berlin, 1843. [>. 8. Ces silènes ou satyres ailés du Irépied de Dresde se terminent en arabesques. II Hettner, Die BUdwerke der K. Antikensammlung zu Dresdcn. 1869, p. 49.
Les coins du tableau sont décorés de quatre masques dont deux de Méduses et deux de Satyres ailés. On y rencontre aussi un Amour, peint sous la forme d’un Centaure ailé, dans une scène représentant l’enlèvement de Déjanire (1).
Je ne saurais donner la liste complète des satyres ailés : je puis citer cependant celui d’un bas-relief de la villa Âlbani que Zoega avait décrit comme un Cupidine saliresco (2), et un masque décoratif d’une terre cuite découverte à Ladenbourg (Lupodunum) dans le grand-duché de Bade (3).
Ce dernier exemple prouve que le satyre ailé fut aussi connu dans le Nord et vient corroborer l’interprétation donnée aux têtes de bronze d’Angleur. Des deux côtés, on les a employés comme éléments décoratifs, sans se rappeler peut-être la signification primitive donnée à cette représentation des suivants de Dionysos et par laquelle les artistes voulaient représenter d’une manière plus vivante la joie dont les satyres sont la personnification.
Tels sont. Monsieur, les quelques faits que j’ai pu réunir pour expliquer la forme spéciale accordée aux bronzes d’Angleur. J’ai été heureux de pouvoir à cette occasion appeler de nouveau l’attention des archéologues sur les représentations ailées dans l’art antique; et, si les considérations qui précèdent vous paraissent présenter quelque intérêt, je serais bien honoré si vous vouliez en donner communication à l’Académie.
(1) DE Romanis, Vestig, delle terme di Tito. Roma 1822, pl. 23 et 24.
(2) ZoEGA, Bassorilievi. IL tav LXXXVJIÏ. Il a de grandes ailes attachées aux épaules (Muller, Denkm. pl. 40, n° 479).
(3) Wagner, Handbucfi der vorzüglicliste in Deulschland entdeckle Alterthümer. Weimar, 1842, p. 383 et pl. 66 n" 700.
Eu t, -ait du BuUetiudcVAcadémied'ArcMoloilicde Belf/iquu