‹ L'école historique de Jérome BolsecChapitre 6 sur 9 · CATALOGUE DR LA COLLECTION · texte numérisé non relu

CATALOGUE DR LA COLLECTION

— Signatures des rois de France Louis XI? etc., et de leurs Secrétaires d'Etat : de Frani-oin de Lorraine, due de Guise, looa; de Lmm de Gorrevod, cardinal de Maurienne, liiVt : du vicomte de Martigues, 1547, etc., etc. — Signatures de Jean d'Allinge, des Seigneurs de t'ù-;/, de Thorens, de Htonay, etc., etc., A'I'/""" siècle. — Signatures de plusieurs amis ou collègues de Calvin : Pierre Viret, Jean liiidin, Pierre d'Airebaudouze, Antoine Sonier, Nicolas des Gallars, etc., 1536- 1503. — Siiiniitures de (fuelgues ministres d'une époque plus rérente, David Le Clerc, etc., 1601- \(\'i\. — Sifinutures de Jacques de l'esmes, sieur de Brandis, lo2() ; de Claudine de Muntdragiiii, alibe.<ise de Bellerive en Chahlais, lJj:t(). — Signatures de Philibert et Franc. -IJaniel, lierthelier frères, victimes de Calvin ; de Robert Vandel, secrétaire de l'évêque Pierre de La Baume; d'Etienne de la Mar, sieur de Vanzie, 1534. — Signatures des principaux satellites de Calvin à Genève : Jean Lambert, premier syndic en 1353; Auhert, soyi collègue; Béguin, secrétaire d'Etat; Michel de l'Arche; Cl. Rdset, sgndi.c ; Th. Chevallier, jurisron.iulte ; Germain Colladon. snn Tristan, qui opinait toujours à la torture et aux supplices, etc. — Signatures de quelques cliejs de l'aristocratie suisse : German Jensch, Nicolas W^atteville, etc., 1542-i5'i9. — Ecriture de divers secrétaires du Conseil et de la Justice de Genève, 1523-154it. — Signatures de quelques jurisconsultes genevois, de 1533 à 1563. — Signature d'Antoine Prcollat. syndic, excellent citoyen de Genève, 1304. — Signatures de deux .lyudics, 1479 et 80. — Quatre mandats de syndics, pour leurs signatures, 143!)- 1300. — Signature de Girard Roget, secrétaire du Conseil, de 1469 à 1472. — Ecritures de linéiques notaires du XV"'<^ siècle : J. du Clos, Jean de S. Michel, Gir. de La Fougue, ./. ISarachin, 1411-1300. — Signatures de plusieurs magistrats de Genève, huit pièces. — Signature d'un seigneur de Viry, A'K/""' siècle. — Signatures des quatre Syndics lie 1334, qui .l'étaient déchirés contre l'évêque. — Signatures du célèbre /'. Stoppa, lieutenant général des Suisses en France, 1701 ; de .îon père et de son frère : — du bisa'ieul et du trisa'ieul de Jean-Jacques Rousseau ; du célèbre jurisconsulte Jacques Godejfroy, 1632 ; du célèbre Friederic Spanheim, 1641 ; dit célèbre imprimeur Henri Estienne, 1366; de Théodore de Bèze et de Sjri famés 1364; de Galeas Carracioli, marquis de Vico, réformateur, 1572: de plusieurs artistes : Faulle Pet'itot, sculpteur, 1606 ; d'Lfaac et Joseph Petitot, de Claude Lesgaré, Jean Dassier, etc., etc.

— Lettre de Jean de Rochetaillée (de Petra Osa), patriarche de Conslantiuople, évèque de Genève 1419, évéque de Paris 1422, ensuite archevêque de Rouen et de Besançon, cardinal et légat en France, annonçant aux Genevois (/HP le pape l'a transféré (t l'Evèrhé de Paris, à la demande des rois d'Angleterre et de France et du duc de Bourgogne, le vendredi i'i juin 1422.

— I.,ettre d'Antoine Champion, chancellier de Savuye imposé comme évèque à Genève en 1491, menaçant les Genevois .<!'ils ne lui envoyent pas de l'argent.

— J.,ettre de Barthélémy, évéque de Nice, chargé de négociations pour les Genevois auprès du comte de Bresse, régent de Savoye.

— Reçu de Pierre Gerbais, trésorier de Savnye en 1362. pimr un dan gratuit de la ville de Genève.

— iMtre de François Bonivanl. iiricur de St ]'ictor (le fameux iirisunuier de Ctiillon) au Conseil de Genève du 8 novembre 1337.

— .Mandat du même Bonivavd à ses sujets, 2 décembre 1337.

— SnufciiHiluil diiunè par les seiqueurs de Saleneuce et de Balteyson. cimimi^saires

LA COLLECTIOX GAMKKE. 55

(/« iliii- (If Sarnije. pour les ambas-iadeurs de l'évêque et de la cille de Genève envoyés à lierne et à Fribininj : scellé de leurs sreaii.r, le 6 février l")2(i.

— Deux rei-us de la miiiii de Theudore de Bèze ; avec sa sitjiiature du 20 décembre l.')(iU et du 1} avril 1577, le premier de 100 florins (1,200 francs) pour un iiuartier de ses yayes ainsi auymentès après la mort de Calvin.

— Un reçii de la main et avec la siynature de Matliurin Cordier, yrand ami de Calvin avec lequel il avuit été e.rpntse et qui le ramena à Genève oit il fut reyent au cidlcye : 21 ilccembre l."i(ill.

— Lettre de Jean Buliain. médecin, zeté proteslaut. à un de ses amis, le sire Vincent M. à Genève, datée de Basle : le VJ janvier l.'ioiS.

— Deux reçus du miniitre Mathieu Malisié, 1346.

— Lettre de Claude ïiernard, un des premiers et des plus fnuyueu.r protestants ralvini.<!les, à Genève vers 1336 (i 40.

— Itecu du HiiHi.s'Jrc Michel Cop: 1333.

— Deux liynes et ht siynature it'Amy l'errin, le plus zclé des partisans de Calvin qui lui dut son rappel, et dont il fut ensuite l'une des victimes, pour n'avoir pas voulu lui sacrifier sa femme et sa famille.

— Lony ni''m lire du célèbre imprimeur liobert Estienne, yrnnd ami de Calvin, pour faire imiuieter un rival, Siculas liarhier et Thomas Courtenu ; 133H.

— Dèprisitim de Conrad Badius, autre célèbre imprimeur, contre un protonotaire apostolique non-nommé, parlant d'un evêque de la maison de Bonnivet ; lool.

— Lettre de C. Morel, autre imprimeur à Basle, à René Haudouin, imprimeur à Genève, demandant des nouvelles îles imprimeurs et d'une abbesse de Vitry, réfuyiée à Genève avec trois de ses reUyieu-tes dont il voudrait épouser l'une .<!ans les avoir vues. Il y parle du docteur Boin (Bohain) ; donc ce doit être vers 1335.

— Déposition de Benoit Tixier, espion de Calvin, contre Henry de la Mar, ministre, qui lui avait dit que Calvin ùtoit un peu bien sujet A se.s affections, homme impatient, haineux et vindicatif: Quand il a la dent sur quelqu'un, ce n'est jamais fait. Déjà quand il demenroit à Strashourf;, il en fut repris. m(''me quand il vint demeurer (Ml celte ville; amuiis de ses amis le prii-rent de se déporter de telles alVectionset lui dirent que s"il vouloit continuer en cela, il ne lui en prendroit pas comme a Strashourj.', vu la naturedu peuple avec qui il avoit à demeurer. — Calvin n'eut point de repos qu'il n'efit fait casser et (chasser ce ministre ; 1346 (Voyez Notices pénéal.).

— Déposition de Jean du Perril, ministre, contre un de ses paroissiens qui ne voulfiit pas assister èi ses sermons.

— Deu.t écrits de la main du malheureux Jaques Gruet, citoyen de Genève, torturé soir et matin et enfin décapite en 1347 pour son opposition aux ministres et surtout à Calvin. L'histoire de ce procès est insensé dans l'article Gruet, au lîiue vol. des Not. p-néalofiques.

— Déposition de Jean Porral, secrétaire du Co7tsistoire à Genève, sur la découverte d'un manu.ivril de ce même Gruet, troi.i ans après sa mort. Calvin le fit brûler ]mr la main du bourreau. J'ai l'avis qu'il donna à ce sujet de sa propre main au Cnn.seil (looO).

— Lettre contenant une profes.iion de foi écrite et siynée par Jean Paul d'Alciat, célèbre protestant que Calvin voulait faire périr comme Servet, et qui se saura par la fuite. Il avait prié le procureur jîénéral de la présenter de sa part au (^onseil ; mais celui-ci n'osa le faire. La profession de foi n'y est pas. ; 1539.

— Profession de foi du célèbre Valentin Gentilis sur la Trinité. Calvin le poursuivit Il mort fie tout de sa main) : 1338.

— Lettre de Pierre Vandel, l'un des premiers et des plus puis.<!ants sectateurs et appuis dv Calcin <i Genève : poursuivi l'i mort par lui et saucé par la fuite.

56 LA COLLECTION GALIFFE.

— Acis juridiqtie sur le procès intenté à Toussaint Masquin pour avoir cité l'Écriture contre le doi/me de la prédestination, approuvé les livres de Castillon et blâmé ceux de Calvin. Il fut CDiiilaiiiné à faire réparation, en ciieiiiise. la torche au poing et haiiiii à perjjëtuité sous peine de lu potence en I008. Le procès entier existe.

— Supplication des frères Bandiéres, dont le père avait été l'un des plus fermes appuvi de Calvin à Genève, et de leur sœur, femme de François-Daniel Berthelier en faveur de celui-ci. Il fut fixécutô en ISoS, sous prétexte d'une sédition entreprise p.our emiiécljer l"ailniission illimitée de nouveaux hourireois. mais de fait comme frère de l'Iiililjerl HertheliiT, contre Iccfuel Calvin nourrissait la haine la |)lus iniplacaljle et qui ni' se sauva que |)ar la fuite, quoique fils de ce Philibert Berthelier qui avait péri sur l'échafaud pour l'indépendance de Genève.

— Pièces relatives à la détention arbitraire d'un jeune orphelin Anglais, de l'illustre famille de Stnfford, réclamé par sa famille et par sa mère et refusé par Calvin sous prétexte qu'étant son parrain il avait à répondre de son instruction relifiieuse. Ces pièces sont :

1" La supplique sitfnce par Sir W'illiaiii Stajford, en vertu île laquelle il fut reçu habitant le 9 mars looo.

io Lettre de iiobert StaffurJ, frère du défunt, au conseiller Louis Franc, menaçant de représailles.

30 Lettre de la veuve au Conseil, appostiUée au dos avec l'opposition de Calvin.

4" Déposition de quatre calcinistes Anglois : Thomas Lover, William Whitingham, Tho. Wood et Christophe Goodman, certifiant que le défunt roulait <iue sa famille restât à Genève.

— Lettre de Franc. Champion, seigneur de la Bastie, à un M'^ Dupuis, prisonnier à Genève vers i'6'tO; de la fimille de l'éccque Antoine Champion.

— Lettre du seigneur d'Acully, de la famille de St-Michel, au baron d'IIermawe, gouverneur de Chablais, alors prisonnier à Genève.

— Lettre de Pierre de la Baume, dernier évêque de Genève, ensuite archevêque de Bezançon et Cardinal, mais alors seulement abbe de St-Claude, à la duchesse de Sacoye, concernant un Genevois qui menaçait la Savotje ; 1496.

— Proclamation et excomaïuniaitiun contre les premiers protestants luthériens par ordre du dit comme evêque ; 1335.

— Deux brouillons de lettres écrites par le baron d'Hermance pendant sa captivité èi Genève, au seigneur d'Avully son beau-frère ; l'une sur une lettre du président Lambert.

— Lettre d'Etienne Dada, un des auteurs de l'indépendance Genevoise, contenant des nouvelles de Berne et de Fribourg ; 1S38.

— Billet à ordre de la main de Bezançon Hugues, chef des indépendants genevois et nommé en Suisse le père de la Patrie ; signé par lui et par Jean Baux, son beau-frère et coopérateur juiur les besoins de la ville.

— Lettre du fameux Guy Furhity, moine qui prêchait contre la réformation à Genève et qui y fut emprisonné 11 la demande des Bernois pour avoir mal parlé des Suisses.

— Lettre île \icot de Prato (du Prat) procureur fiscal du dernier évêque et l'un des plus ardents catholiques à Genève ; 1535.

— Lettre du chanoine Gidllaume de Vegio, aussi zélé pour le parti ducal et catholique, au chapitre de Genève ; 1535.

— Lettre de .Michel Guillict. seigneur de Monthouz, chef du même jiarli et cimseiller de la ville.

— Reçu de Pierre de Moreys, écuyer de cumne de l'évêque Jean de Savoye; 1517.

— Avis pour prendre un voleur, par le docteur Grossi (Gros), fameux dans l'hi-i'

LA COLLECTION GALIFKE. 57

toire de Genève par une iilaisaïUerie faite sur sa mule morte, «i/i/nt occasionné la ri'ralutiun.

— Lettre de Jean de Clialoii, prince d'Orange à ta duchesse-régente de Savoye, sur te fait de ce tjenerois Louis Festi qui s'était retiré en Bourgogne et menaçuit la Savoye d'ieurres de fait.

— Lettres d'Ami Girard, trésorier de la ville de Genève dès 1524, envoyé à Fribourg pour pousser tes Fribourgeois à la guerre contre te duc de Savoye. Ce fut l'un des [iiiiicipaux fondateurs de rindépendaiice genevoise, et ces lettres contiennent des détails fori curieux; elles sont adressées :i Hohert Vaiidel, secrétairi' de l'évftiue Pierre de la llauiiie sur lequel ou comptait encore pour maintenir l'alliance avec les Suisses ; liii' à loltO.

— Lettre au dil Vandel par Micliel Sept, l'un des premiers protestants et des plus zélés Calvinistes dans la suite, mais dont les lils n'en furent pas moins au nombre di's vidinit's de (Calvin. La lettre est relative à un procès entre particuliers; 1529.

— Lettre nu dil Vandel par Claude Savoye ; aussi l'un des premiers et des plus zélés Calvinistes qui fut même fortement vexé pour la cause de Calvin, étant soupçonné de vouloir livrer la ville aux Français.

— Reçu de Jean Bâtard, auteur d'une Chronique inédite, et l'un des premiers prolestants : l.'iW.

— Lettre à liobert Vandel de son frère Thomas, prêtre, qui fut des premiers Luthériens rers ITiâS. Elle parle d'une néjîociation de Bonivard avec Ducis, a^'ent du duc de Savoye, pour son prieuré de St- Victor.

— J^ettre de Jean de la Maisonneuve à son père Baudichon de la Maisonneuve, ardent protestant et d'un très mauvais caractère : relatire à des achats de bled en Aupergue et ailleurs pour le compte de la ville de Génère. La lettre contient des nouvelles du tem[)s ; 24 mars lo44. Jean de la Maisonneuve fut un des plus zélés satellites de Calvin et détesté des Genevois qu'il contribua puissamment à lui soumettre.

— Avis juridique de l'avocat Colladon (Germain) et de son collègue Spifatnei recommandant de torturer des Genevois jusqu'à ce qu'ils confessent une prétendue conspiration cimtre les François. Notez ces paroles : « Torturer l'un pour le faire accuser l'aulre, alin qu'il y ait plus grande occasion de réitérer la torture qui avoit été commencée contre Levet, et sera bon de les avertir qu'ils ne s'assurent point d'échapper sous ombre de soutenir jusques à trois estrapades ; car vu les charges et grandes souspecions qui sont contre eux sera passé outre, jusqu'à ce qu'ils confessent vérité; » 1555.

— Lettre adressée au -tyndic Girardin de la Hire par Franc. Chevallier, satellite de Calvin dont il servit toutes les entreprises contre Genève, sa patrie.

— Obligation de l'évéqve Jean de Savoye, avec sa signature. Ce fut ce prélat sanguinaire qui lit assassiner juridiquement plusieurs Genevois, entre autres Navis, Blancbet et lieithellier.

— Différents reçus de quebjues-un^ de ses pensionnaires: entre autres de Guicharde CImcanel, hôtesse du Bœuf pour le logement d'un des commissaires amenés pour juger Berthellier, et un autre de Guillaume de M aube c, cltanoitte et référendaire de Vienne en Dauphiné, rempli de fautes de grammaire latine ; 1518.

— Partage d'une somme entre les chanoines de Sl-1'ierre de Genève, tous signés au nombre de .leize ; i50(i.

— Reçu du chanoine L. de Arlo; 1518.

— Mandat d'arrestation lancé contre Philibert Bertellier par l'évèque Jean de Savoye, daté de son château de Jus-iy, 28 juillet 1517, et signé par son vicaire Pierre Gruet.

58 LA COLLECTION GALIFFE.

— Rerus de GuiUaume Diiiliir. prinriftnl agent de Saro>ie à Génère de 1318 à 1530. et du secrétaire Allxileste.

— Qiuttre lettres de quatre ministres collègues de Calvin : Juachim de Coignac, Jean Pinaull, Mathieu de Genestons et Antoine Champereau : 1545 « 1338. — La première, adressée au ministre Raimoiid Cliauvet. au sujet d"un garçon et d'une lilie ; la seconde relative à l'effroyahie usure d'un particulier; la troisième relative à un suicide, et la (jiiatrième à une simple annoni'i' de mariaL'e.

— Lettre écrite en allemand et en franniis [lar Dominiijue Varembert, riche négociant de Genève ; vers 1300.

— Convention très curieuse entre les Syndics de Genève et maître Jean de ta Pierre, /)/(i;x(Vi('H ('( a.itrologue qui se charge de trouver et d'amener de l'eau de source en quantité suffisante pour kl ville et la banlieue: 1467.

— Lettre de Michel Quisard, Châtelain de IS'yon, à Pre Antoine de la Rire, Châtelain de Celignij, au sujet de deux hommes accuses d'avoir volontairement répandu ki peste ; 1369 ; avec son sceau.

— Fondation et rénovation de hi Cnnfrairie de St-Pierre à Genève, pendant la vacance du siège épiscopal : 1491.

— B'dlet de Girardin Bergeyron, Syndic de Genève en 1526. au seigneur d'Athimogne de la maison de Viry.

— Extrait d'un journal calviniste de Genève 1335.

— Déposition du ministre Jean Ferron sur les propos qu'un autre ministre. Henry de la Mar, lui a tenu sur le compte de Calvin. Ce même Ferron fut ensuite cassé lui-même pour avoir itérativement essayé de séduire sa servante en 1349. iSa dépnsifion contient des détails curieux sur la vie de Calvin, sur la mésintelliirenco qu'il avait créée entre Berne et Genève et sur son manque de courage.

— Fragments littéraires.

— Épitre amoureuse adressée par Pierre de la Mar à Mlle Rachel de la Hottière, fille de l'ancien prerost de Clugny, dimoncee au Consistoire, 7 déc. 1364.

— Chansons Genevoises chantées par des Vevey.mns au château de Troches en Chahlais, et dénoncées comme dignes de châtiments .levères; 1533.

— Autres chansons contre les moines.

— Autres chansons ou compbiintes.

— E.Ttrait du procès d'une feuime. lirûlee inre, le 21 may 1362, comme sorcière, pour avoir fait hommage au diable Murguet qui lui apparut sous la forme d'un chien noir et lui donna des poudres, de la graisse et un buton empoisonné, etc. ; il en recevait une poule par an de tribut. — Il y a le sommaire du procès, l'avis juri- (li(iuede l'avocat Colladon (séide de Calvin) recommandant de n'avoir aucun égard aux lémiiius de son innocence et de la liirlurer. puis de la torturer encore, puis de la hriMer vive. Et la sentence iiiuile.

— Pétition de Guillaume Dubois, insulté et présenté par Calvin pour avoir répète ii Genève la nouvelle que Calvin, pendant son séjour à Strasbourg, avait rétracté un de ses écrits. — Elle est fort curieuse par les détails qu'elle contient sur la conduite (le Calvin en Consistoire: 1346. Ce malheureux outragé et insulté en ]ilein ('onsistoir.' i)ar Calvin voulut lui répondre; il fut emprisonné ; mais le ministre Morand, ennemi de Calvin, lui composa cette |iélitiun sur laquelle il fut libéré et renvoyé au Consistoire avec remontrances. Il crut a\oir triomphé et ne se conduisit point avec la soumission ahjccte ipi'on alli'ndail de lui : Sim- cpioi le Consistoire envoya do nouvelles plaintes et il fut remis en prison le II jam ier 1347. (Calvin était absent et l'on voulut attendre son retour. Il vint le 13 janvier, se plaignit amèrement, (li'manda justice et déclara ne \oiilnii- pri'Ther ni aili'r en Consistoire juscpi'A ce

LA COLLECTION GALU'FK. 59

qu'il pftl éli' purpé des crimes fk lui imputés par Dubois. Olui-ci iiiterropi" de nouveau ayant persisté dans ses réponses, ou examina le (Consistoire (c'est-à-<lire sa partie accusatrice) et on le mil dans un étroit cachot « jusqu'à ce qu'il voulût confesser la vérité. • Après imil jDurs de ce réj;inii' inliniriain, il succomlia et écrivit une pétition où il avouait les propos et demandait merci. On le tint au cachot encore cinq jours et entin le l^"" février on l'en retira et on le lit marclii-j-. pieds nus en chemise la torche au poinp, de la prison (l'évéclié) à l'hôtel de ville oii il demanda pardon à Dieu et à la justice et fut haiini pour un an.

— Mandat signé en français par te fameux Jean de Saroije, Ecéque de Génère : 1317. C'est un ordre à son trés(}rier ou receveur de faire amener à son chfiteau de Jussy le liled el le vin qui lui étaient dus par ceux qui lui dévoient les voitures.

— Proclamation du dit èréque pour ordonner d'aller à la rencontre du duc de Savoye et de se préparer à loger ses gens. Sans date.

— .4n> juridi^iues d'Aymé Dupan et de Joly. jurisconsultes CcHCcoi.?, blâmant l'excès el l'abu-i de la torture : il.t ne furent /dus consultés.

— L'uris du juri.iciinsulte Genevni.<: Jenn-lAïuis lilecheret sur le prétendu empoisonnement de Viret par te chanoine Hugonin d'Orsiéres qu'on arait mis à ta torture et qu'on roulait torturer encore. — L'avis de Dupan est aussi relatif à ce même procès conduit avec tout l'acharnement ima^'inable par le parti des nouveaux réformés, et après lequel le chanoine fut absous. Ce qui n'empêche pas les Calvinistes de nos jours de l'accuser encore de cet empoisonnemeni imai-'inaire. Il faut observer qu'il n'était accusé que [lar deux personnes: un méchant prêtre qui ne l'accusa que sous la torture et la servante de Claude Bernard, ami de Viret, qui avait fait le u)étier d'empoisonneuse en France et trafiquait du reste de ses charmes à Genève dans la maison et famille du plus zélé des nouveaux protestants ; 1535.

— Aris du dit en fareur d'Aymonet Mugnier que Calvin roulait faire périr comme ayant tenu le parti de Jean Pliilippe neuf ans auparavant. — On voit (]u'on prenait pour témoins les êtres les plus abjects et les plus iléshonorés. L'avis de Joly est relatif à un malheureux auquel on voulait arracher des aveux accusatoires à force de torture; je crois qu'il se rapporte à un réfuj.'ié contre lequel un magistrat avait ourdi un puet-à-pends pour le prendre en llagrarit délit. Dans ce cas 11 arriva sous le rèfine de Théodore de Bèze.

— Certificat de deux, nfdecin et cliirurgien, Genevois : Louis Betjaquet el Pierre Tissot, du i'\ .lept. [îioti, relatif à un enfant bte.ise.

— Ditus de quatre médecins et chirurgien.i : Philibert Sarrazin, Guillaume Senourry, Pierre TLisol et Franc, du Piotay, .<tur l'autopsie du cadavre d'un enfant cru mort de la peste.

— Prote-tlation portée le 9 janvier 1320 oh vicaire de Génère Pierre Gruet, ;wir liezançon Hugues à la tète de son parti contre tes usurpations et actes tyranniques de Jean de Sacoye, évcgue de Genève ; le vicaire s'excuse et proteste vouloir observer et respecter les franchises de la ville.

— ,4ci,'î juridique non signé sur le tranfert de Jean Pecottat que l'éréque voulait faire enlever des prisons de Genève pour l'amener dans son cluiteau de Tliiés et le torturer à loisir pour lui faire compromettre Philibert Bertellier, ce qui eut lieu effectivement. — L'évêque prétendait pouvoir le jujier seul, le disant clerc. Le jurisconsulte dit que sa qualité de clerc ne saurait le dépouiller de ses droits de citoyen et que les franchises de Ccnève ont élu api)n>uvées et confirmées par le pape, l'écollal était alors déjà transféré à Thiés, dont l'avis est de 1317. Sur une ipieslion du Conseil de la ville.

— Minute l'on copie i de la main de Bezançou Hugues de la prutestatum prcsentce au Conseil par les parents et amis des citoyens que le duc de Savoye voulait faire

60 LA COU^ECTION GALIFFE.

périr et qui s'étaient sauvés en Suisse /publié dans mes matériaux, colume II, page 326y; 1320.

— Ciipie notariée des instructions donm-es par le rui Louis XI à Guill. de Varie et Huinliert de Varey, cliaryés de négocier avec le duc de Sacoije, l'érègue et les luibitants de Genève au sujet des foires de Genève et de Lyon.

— Copie faite dans le temps (peut-être minute) de quatre lettres relatives au même objet : l", 2" et 3" de l'èvêque Jean-Louis de Savoye au roi Louis XI ; au comte de Baugé (son frérej : au fameux connétable de France, Louis de Luxembourg comte de St-Paul, alors tout puissant ; 4" de la comtesse de Genevois au dit connétable s m jiére : l'tOo.

— Lettre de Claude de Chdteauneuf, ambassadeur de Genève à Rome, 1497, qui dit qu'il a fallu promettre des présents au chancellier de Savoye.

— Mandat des Syndics île Genève pour une j}artie des frais à la réception de la duchesse de Savoye; 1485.

— Mandat des Syndics de Genève pour les frais d'une ainbassad' au duc de Savoye sur ses prétentions : 1432.

— Mandat des Syndics pour îles présents faits aux favoris de l'èvêque Jean-Louis de Savoye, pour en obtenir par leur moyen la révocation de certaines conunissions contraires aux libertés et franchises de la ville (MM. de Monchenu et de Lornay) : 1471.

— Mandat des Syndics de 1302 en faveur des huis.ners pour la pulsation de la grosse Cluclie et pour la procession qui avait lieu tous les mercredis. — I.,a première signature est celle de Pierre Lévrier, courageux adversaire de la maison de Savoye qui le persécuta pour la manière hardie dont il défendit les franchises de la ville. Il était père du célèbre Aniy Lévrier que le duc fit assassiner en 1324.

— Lettre d'Aimj de Chapeanrouge, ù son nom et de Jean Coquet, à Robert Vandel alors ambassadeur à Berne; relative à un procès pour les biens d'un citoyen du parti Ducal qui avait été banni. — On y voit que dans les causes qui concernaient la ville comme partie intéressée, on envoyait consulter en pays étranger pour éviter toute partialité. Elle contient en outre des nouvelles du temps sur la querelle avec la Savoye, 13 août 1338. Cet Amy de Ghapeaurouge fut des Syndics qui firent expulser Calvin en 1338 ot dont la proscription signala son retour en 1340.

— Lettre d'Amy Porral, secrétaire du Conseil, à Jean Baux sur les affaires du temps. — Elle est remplie de nouvelles de toute l'Europe et écrite au fort de la guerre de religion en Suisse. Cet Amy Porral, fort zélé pour l'indépendance de Genève, se laissa ensuite entraîner par Calvin et fui un de ses plus ardents sectateurs.

— yidimus aux armes de Savoye des sauf-conduits du duc Charles III. du 'iO avril, et du comte de Châtiant du 5 mai 1330, en faveur du fameux Bonivard, qui n'en fut pas moins arrêté et conduit à Chillon cette année. — Ce vidimus est donc une pièce f(irl inipiirtanle de l'hisloire de .sa cajjtivilé.

— Miiiiile d'une lettre adrcisée par le petit Conseil de Genève au Doge de ri'iii.s'c pour lui demander le maintien de l'alliance qui cristait de temps immémorial entre les deux villes. — Genève avait une alliance pareille avec celle de Cologne. On ignore entièrement la date di' l'une et de l'autre, mais elles furent citées comme preuve irréfragable du droit de faire de semblables alliances lors de la Combourgeoisie avec Herne et Kribnurg. {>elle lettre doit avoir été écrite à l'époque où le changemeni de religion éloigna les Vénitiens.

— Indulgences et formules d'absolution en 13111, renouvelées en 1341. (Vieil impriiiie du temps avec le sceau.)

— Con.ititutions Synodales pnldiées en 1313 li Genève, par ordre de l'cvèque Jean

I^V COLLECTION GALIFFE. 61

de Savoye à son nrèneiiient, formant un lirre petit iHi" de 26 feuillets, rurieujr pour l'hLitnire de la lié formation.

— .Icis lie iiuatre jurisconsultes sur le procès de Jean Goule, matjistral Calriniste des plus arilents. accusé d'aroir linttu sa mère pour In faire aller au sermon, Inutnlisé des imysaus en sa iharije de Châtelain, engrossé une fille, et de plusieurs autres excès. — Les jurisconsullt's, tous Genevois, opinent tous en sa faveur et t-ontre la torture, quoique du parti contraire. A son retour il Genù've Calvin le fil noinnuT lieutenant, c'est-;"i-tlire elief de la justice, par son parti; mais ses brutalités conlinuelles le forcéretil enfin à l'ahandonner.

— Lettre de liourijeoi.iie du père de ce Jean Goule, ((u'il rendit au ("onseil lors de l'expuUion de Calrin en J.'iitS: sur parchemin.

— Acte d'autorité souveraine de l'écèque de Genève Jean de Bertrand, qui fit enlever un Genevois ancien syndic, dans les franchises, le fit décapiter à Jussy et ne le rendit (pie mort à ses comixttriotes. On ignore la cause de cette violence; 1417.

— .leçon/ des nmgi.<!trals de Genève avec les négociants de Milan pour le transit et transport îles marrhandi.^es, J't mai llt.'j;); en minute.

— Lettre de Jean Portier (i sa femme. Elle doit être des environs de 1526 à iti'Mt. — Ce Jean Potier avait été secrétaire de l'évêque Jean de Savoye et le fut aussi de Pierre de la Baume son successeur, dernier évè(|ue. Il était vendu au duc de Savoye et lit tous ses elïorts pour perdre la ville qui le lit penilre en lo3o. Cette lettre est curieuse par son style et par son contenu.

— Lettre d'Etienne Biulleys, secrétaire du Con.<ieil, lï Etienne Marcheret, secrétaire èpiscoital, vers 1334 à 33. — Cet Etienne Biolleys était vendu au duc de Savoye et trahit la ville pendant tout le temps de sa charfie.

— l'Iusieurs lettres historiques.

1» de .M. de Prepija, uijent du duc Charles III de Savoye à l'évêque Pierre de la Baume, sur la réconciliation des deux princes ; 1328 (autographe.).

2» Trois lettres d'Aymon Brochu, citoyen de Genève mais catliolique, datées de Rome en ISVi, contenant des nouvelles (copies prises dans le temps sur les originaux interceptés).

3» Deux lettres de Bernard Boulet, tre.wrier de Genève, au sire Barthélémy de Crosa à Genève; 1323. — Ce trésorier, traduit par un Syndic en Conseil, se retira en Savoye et fit son possible pour perdre la ville à laquelle il intenta un procès devant le sénat de Chambéry (Copies prises dans le temps).

4» et 3" Deux lettres adre.tsèes l'une l'i Guillaume Pensnhin, l'autre li Amy Girard, successeur de Boulet, par Antoine de Ville, procureur pour Genève dans ce procès. (autograj)he I.

C« Patentes du Con.^eil du duc Charles III de Savoye, relatives à cette affaire (original avec le sceau ; 1323a

— Lettre d'Anloitie d'Argillières au sire Jean Levrart, apothicaire à Mdcon. — Ce malheureux fut torturé à plusieurs reprises et enlin décapité il Genève, le 2 janvier 1362, pour avoir blàiiie (Calvin en France plus de huit ans auparavant, il l'occasion de la mort de Michel Servef. La lettre écrite en 1333 est curieuse par li>s détails sur l'état de la relifiion en France et plus spécialement par le pressentiment iiu'il parait avoir eu de son sort (M. GalifTe possède le proct» complet de cet infortuné).

— .lriV< de triiii jurisconsultes françaùs, et un Genevois vendu èi Calvin, contre un malheureux citoyen, François Comparet le jeune, torturé et erartelè pour avoir voulu s'oppii.'ier à la création illimitée de nouveaux bourgeois en 1333.

— Avis des quatre mêmes jurisconsultes contre Claiule Genève, autre citoyen torturé et exécuté pour le même sujet.

62 LA COLLECTION «AHKFE.

— Ai'is dicté jMir Calvin au Cunseil contre son bienfaiteur Ainy Perrin : 1547.

— Mémoire donné à MM. de Berne pour les Genevois du parti cathuUijue, qui s'étaient retires dans le château de Peney et s'y maintinrent longtemps pour la défense de l'autorité épiscopale : loUu. — 2. Fraijnienl d'un autre meuiuire des Peneizans. — Oes piéiTS sont d'un grand intéivl pour l'Iiistcjirc de la Hèlurination à (îonèvi'.

— Lettre autographe de Frani^-ins du Crest, exile pour le même parti : lo.'îo; fjrt intéressante.

— Procédure contre André Philippe, fils de Jean Philippe, exécuté par les Calvinùtes en ISiO. — Ce jeune lioniine fut arrêté par les Peneizans en revenant d"un voyage, en 1SIÎ5, et mené prisonnier au château de Peney.

— lieruntinissance des libertés et franchies de Genève par le duc Cluirles III et .îp.s" prédécesseurs de 1465 à lollî ; imprime de cette année signé à la main jiur deux de ses secrétaires Bouret et Du Duc.

— Ploclamation annuelle de la part de l'évéque et de la Ville pour la fixation du prix du vin, signée par le vicaire Aymon de Gingin, personnage qui a joué un rôle dans l'histoire de Genève. — Il avait été élu évêque; mais le duc de Savoye le lit renoncer à l'épiscopat, et ce fut la première cause de la Hél'ormation a Genève.

— Appel au peuple contre lu tyrannie du Petit Conseil par la mère de Jean Goule ; 1542.

— Une lettre d'habitation accordée par le Conseil de Genève ii Thùiiia.<: Alexandre, de Bologne, fouetté et banni pour avoir d'inenti Pierre Viret pendant son sermon, le 1} août 1559.

— Avis du jurisconsulte Guilletat sur le procès de Raoul Monet, exécuté pour blasphèmes et avoir écrit un livre obscène ; 1349. — Ce Raoul Monet avait été nommé secrétaire de la justice par le parti Calviniste qui fut enfin obligé de le sacrifier à cause de ses dérèglements trop patents.

— Testimoniales prises < de Ici les monts > par les e.tpions de Calvin sur les paroles, proférées contre le parti français à Genève par Franc, de Locatel, condamné le 18 septembre 1545 à porter la torche nud par toute la ville et baiini sous peine de la vie.

— Aggravation par l'empereur Charles-Quint de la sentence portée par l'empereur Maximilien l"' contre George Auf-der-Flue et .sr,< adhérents. Imprimé, 1321. avec un reste du .sceau impérial en cire rouge (en allemand l.

— Billet de Janin Maillet, l'un des Genevois proscrits par Calvin en 1355. li sa femme restée à Genève ; 6 août 1357. — Il espérait pouvoir y rentrer le dimanclie suivant, mais l'entreprise manqua.

— Tableau de Genève à l'époque de l'Escalade. l()l)2 ; gravure du temps, cur'ieu.^e sous d'autres rapports.

— Dernier testament du syndic l'hilihert Hlondel exécuté, sans preuves suffisantes, le ier septembre 1606, comme complice des Savoyards, lors de cette entreprise en 1602.

— Absolution des Syndics de Genève pour les fêtes de Pâques 15114; accordi'e et . signée par le vicaire Aymé Gingin. — Ils avaient été excommuniés par l'évéque

comme fauteurs des Lutliériens, et ce fnl l'aiHiéi' suivante (pi'ils endirassèreiil onverlemenl le Lulliérianisme.

— Proclamation pour ordonner des rijoui.ssances pubtiiiues à l'occasion du mariage de Charles III, duc de Savoye, avec Bèatrix de Portugal ; 1521.

— Excommunicatioji lancée contre les syndics de 1333 et leurs adhérents Luthériens, par l'évéque Pierre de la Baume alors rè.iideut en son prieuré d'Arbois, et scellée de son sceiiu.

— Dépositions autographes de i/hc/i/hi'.s miniitres en faveur de leurs collègues Calvin

Page 1