‹ L'école historique de Jérome BolsecChapitre 7 sur 9 · I.A (•(•IXECTION GALIFFK · texte numérisé non relu

I.A (•(•IXECTION GALIFFK

et Viyet. — Oiix-ci, sous [nvti'Xti" de t'iiiisoler li's |irisoiiiiiiTS qu'ils faisaii-nl jiiriilic|ui-iiieiil ussassiiier. allaii-iil les voir dans la prison l'I li'ur su[;j.'i'rait.'iil d'arcnser des absents, en leur faisant enlendre que si la faute pouvait être rejelée sur des al)sents plus puissants qu'eux et qui d'ailleurs n'en souffriraient pas, ils seraient si^reiuent absous ou quittes pour une peine bien moindre (|ue la mort. Il n'y a pas de doute que Calvin n'ait ete capable de cette iiiano'Uvre pour perdre Amy Perrin son prender bienfaiteur, aU(piel il avait juré une liaine irréconciliable, l't Pierre Vandel également l'un de ses premiers et |u-incipaux ap|)uis, qu'il baissait pour la même raison, parce qu'ils n'avaient pas voulu lui sacrilier leurs parents et amis et qu'ils voulaient rester Genevois et libres. Ils intentèrent ensuite un procès k Viret à Lauzanne et ils l'accusèrent de celte subornation de témoins contre eux. en la personne d'un bomme du peupli' nommé Claude Genève, mehibre du (joiiseil des Deux- Cents, cependant exécuté pour la prétendue conspiration de l.'i.'i."). (îerinaiii Colladon, instrument de Calvin, dressa l'extrait du procès de Claude Genève, qui est à la feuille suivante, et trois ministres déposèrent que le condamné n'avait rien dit contre leurs collèpies.

— Extrait du procès de Claude Genève de la niain de Genimiii Colladon, seule de Calein à Genèee.

— Autographe de Jaques Meraud, de Lyon, qualifié anabaptiste , persécute et torturé comme tel pendant le séjour de Calvin à Genève en septembre 13117. — Ce malheureux fut livré pour le convertir à Antoine Froment, chez lequel il devint fou. le 29 du même mois. On le remit à un de ses parents qui le réclama pour en prendre soin.

— Dispute pttblique entre un réfugié, Claude Grolier, et le miniitre Jacques Bernard, au sujet du divorce.

— Factum du dit Grolier, de sa main.

— Factum du dit Bernard, aussi de sa main, avec les conclusioiis de son arocat.

— Curieux interrogatoire d'un refuijiè français, Jean Chappron, de Tours, qui avait accusé iilusieurs uiini.itres de fautes plus ou moins graves, et que l'on interrogea aussi sur les plai.<!anteries que le cuslume et les manières des magutlrats Calvinistes suggéraient à quelques réfugies. — On y voit que le premier Syndic de i'6'k'.i portait un grand bonnet rouge qui lui donnait un air coquet comme son nom, un autre un bonnet à la cocarde ; que le seul d'entre eux qui passiU pour bel homme avait l'air d'un cardeur de laine et qu'ils ne pouvaient en ^lenéral soutenir la comparaison des Bernois dont la beauté fra|)pait les Français. Item que la tille du Lieutenant de police Jean Laud)ert, le plus f ugueux des ()al\inistes, s'enivrait et jouait jusqu'à ses pseaumes avec des laquais. Ce cahier contient des autographes: 1" de maître Atwl Pouppin, ministre odieux aux Genevois ; 2" de ce Jean Chappron qu'il lit emprisonner |i(Uir avoir dit du mal de lui. On voit de plus par les lettres du dernier que les magistrats de Genève se laissaient donner les titres de magniliipies princes et vos niajes.és. On voit encore que lorsqu'il s'agit d'aller consoler les pestiférés, les ministres déclarèrent tous qu'ils iraient plutôt au gibet ou au diable, excepté Calvin, qui eut soin de se faire défendre cette fonction par le Conseil, Mathieu de Geneston et le célèbre Sehxstien Castillon qui fut ensuite, à cause de ses grandes iumières.J'nne des victimes de (Calvin.

— Copie piite dans le temjis de plusieurs lettres adressées à quelques grands seigneurs de Saroye sur les affaires du pays de France et de Genève.

— Supplique et confession générale de Raoul Munet qui avait été nommé secrétaire de la justice comme adhérent dévoué au parti de Calvin, quoique des mœurs les plus dépravées. — Il avait été repris de justice pour ses débordements, mais toujours

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