‹ L'école historique de Jérome BolsecChapitre 8 sur 9 · LA COLLECTION 6ALIFFE · texte numérisé non relu

LA COLLECTION 6ALIFFE

maintenu ; enfin il en fit tant qu'il fut décapité le 22 novembre 1349. Cette pièce est fort curiiMise par les détails ([u'elle fournit sur les mœurs de ces premiers Calvinistes et sur Torçiueil et rarrcijîanc.e que leur inspirait le pouvoir de leur patron.

— Autuijrnphe de linimond Chnnrel, le /i/h.î mérhant de tous tes ministres après Calvin, et souvent battu et ritij)endr par les Geueroit qui l'aruient surnuuimè Tors-Col ou Torti-Col parce qu'il aimit le cou de tracers.

— Une lettre du célèbre prisonnier de Chillon, François Donicard. Signée le prieur de St-Victor.

— La réponse du célèbre Spifaine. seigneur de Passy, au méniidre que lu reine de Navarre arait envoyé contre lui à Théodore de Bèze.

— Correspundance sur le jirucés de Michel Servet entre le pasteur et professeur Jacob Vernet (docteur en théologie) qui voulait le voir pour y cliercher lajusti/ication de Calvin et le syndic Jean-Louis Calandritii, célèbre professeur de mathématiques, qui le lui refuse de la part du Conseil en lui disant qu'il est inexcusable. La lettre de M. Calandrini a ete publiée dans le 3^ volume des notices historiques sur ks familles genevoisis à l'article de Servet. Celles du professeur Vernet sont inédites.

— Lettre de M^ de Buzanval, président à Londres, sur la position de l'Angleterre après l'exécution de la reyne Marie Stuart.

— Un paquet d'opinions officielles de jtirisconsultes du 16» siècle.

— Un paquet de poésies du même siècle.

— Instructions données par les Syndics de Genève en 1492 à un ambassadeur, fort intéressantes pour l'histoire de ce temps-là. — Ils disent qu'il ne leur appartient point de donner la possession de l'évéché, que c'est au chapitre, qui en est le légitime possesseur pendant toute vaecance et au quel ils obéissent alors comme à leur prince. La duchesse de Savoye les avait sommés de jelter hors de leur ville le Seigneur de Villeneuve qui était venu prendre possession pour son frère compétiteur dn chancelier de Savoye, Antoine Champion. Ils répondent que la ville est neutre et marchande et ne peut rien faire de pareil ; qu'il y a plus d'étrangers que de natifs et que tout le monde l'abandonnerait si elle ne conservait pas la paix, etc. Voyez plus haut la lettre de l'évéque Antoine Champion, dont le style est expliqué par cette pièce, car on y dit qu'il ne sera point aimé à Genève.

— Mémoire des Syndics concernant l'affaire du trésoritn- Bernard Boulet, qui s'était mis .tous la protection de la Savoye pour un coup de bâton reçu du premier Syndic en lo24.

— Règlements et ordonnances concernant les bouchers accompagnés de la relation curieuse d'une révolte de leur part au commencement du 16^ siècle.

— Minute d'une proclamation ordonnant une procession générale de tous les Genevois, avec leurs enfants hahillés de blanc, pour la prospérité de la maimn de Savoye pendunt l'oppre.ision de la ville sous l'évcque Jean de Savoye: 1321.

— Interrogatoire d'Etienne Dadaz, noble et citoyen de Genève, persécuté et condamné par ks calvinistes en 13157 avec confiscation de ses biens. — Pièce intéressante parce que ce fut la première persécution bien connue suggérée par Calvin et qu'elle pdrte déjà un caractère tout poliliipie et ennemi de la liberté. On lui (it un cri(ne d'avoir été mis en élection ])(iur la place de Capitaine général de la \ ille (autrement dit abbé) (]ue (Calvin avait résolu de sui)primer et qu'il piiursuivil avec acharnement dans tous ceux qui en furent pourvus jusqu'à son abolition. L'abbé connnandait toute la milice et avait une grande intluence sur la jeunesse genevoise.

— Déposition du minittre Pierre de l'Ecluse sur des propos tenus juir Aymé Mcqret, autre ministre, contre iambilioti île Calvin et ses intrigues politiques. Aussi le prit-il en haine irréconciliable pour cela : 1343.

lu\. COLLECTION (iAI.Ii'l'K. C5

— Prorès complet île f ninj-oi,* CitmiHiret le jeune, turturé, décaiiité et énirteli pour aroir eoulu supposer ù rudinissiou illimitée îles frininiis réfuyiés li ht liuuryeome. Tuus les témuins étaient fraii(;ais, le pruci^s fut instruit et ruiuluit par un fraM(;ais et aucune défense ne fut admise. Exécuté le 3 juillet looo.

— Procès complet de Friinçuis Comparet le vieux, frère du précèdent, exécute pour les mêmes causes: iS juin lo33.

— Procès complet de Tinrent (Etienne) Papaz, aussi décapité pour les mêmes misons, le 28 août liiolt, comme adhérent des proscrits.

— Procès complet d'Antoine d'Aryilliéres sus mentionné, décapité le 2 juncier 13G2, pour avoir parle mal de Calvin huit uns auparavant, en France.

— Procès complet de FnnK^ois-Uiiniel liertellier, exécuté pour les mêmes cau.'tes que les Comparet, mais surtout à cause île la haine que Calcin portail à son frère Philibert. — Ils étaient lils de celui qui niuuiut pour la liberté. Philibert se sauva par la suite. Frani;ois-lJaaiel l'ut e.xécuté le 11 septembre looo.

— Procès cwnplet de Nycod Ducliesne, décapite le 12 août 1337, comme adhèrent des proscrits de 1333.

— Extrait fait à la requête de Pierre Viret, réformateur, du procès de CUiude Genève, exécuté comme les autres de 1333.

— Procès de Jean Philippin (1338^, condamne à 31XJ écus(plus Je 20,000 francs) d'amenile pour avoir acheté le bien d'un proscrit ; mais en réalité pour avoir parle contre les ministres dix ans auparavant.

— Diverses pièces du procès de Jean Philippe, exécuté en 1540 (pour son opposition il Calcin et comme l'un des principaux auteurs de son expulsion), sous prétexte d'une émeute. Entre autres un lony poème racontant toute cette histoire.

— Procès d'une femme, Claude Poncet, brûlée vive pour sorcellerie ; 1362.

— Ditj d'une autre, Henriette de Rya, brûlée le il juillet lotiS, pour sorcellerie; accusée d'avoir baise la cuisse du Diable Murguet et d'avoir converse avec lui sous ta forme d'un chien noir.

— Dito de Toiis.viint Masquin, condamné il porter la torche et banni il perpétuité, sous peine de fouet, pour opinion contraire à la prédestination.

— Procès de Girard Thomas, Claude Gallois, Claude Jacquemod, trois Genevois, condamnés à lu torche, au carcan et il la pri.ton perpétuelle dans Ui cille, pour avoir pris de parole le parti des Generoi.'i contre Calvin et ses .mtettites.

— Emprisonnement de plusieurs dames yenevoUes, lemmes des proscrits, pour avoir dit hautement qu'ils étaient gens de bien quand ou les proclanuiit traîtres.

— Procès de Jean Favre, mis ii la torture en 13i2 sous divers vains prétextes, mais en réalité parce qu'il était bâtard de bi famille Favre que Calvin hais.<(iit et poursuivait il outrance.

— Informations prises sur le tumulte qu'il y eut au Conseil général tenu le 15 novembre 133(i, pour l'élection des auditeurs que les Frani;aii firent nommer ii leur choix. — On voulut y faire passer des édits contre les blasphémateurs, les paillards et les adultùre.s ; mais on n"y réussit pas cette fois. Il s'ajiissait de coudre les femmes adultères dans un sac et de les noyer, ce qui fut adopte plus tard. Le parti caKinisti' y mettait tant de ni^re qu'un citoyen lui arrête et interroge pour avoir branlé ht tète, et un autre |)our a\oir dit : Touchez-hi, vous avez bien parle, k un magistrat qui s'opposait à ces édits.

— Informations sur le bruit qu'il y eut dans le Conseil général du 22 avril looti, où MH griind nnnilire de citoyens refii.ièrent de roter. — (Juelqm^s-uns dirent qu'ils aimeraient mieux mourir que de consentir à la desirui'llon des franchises ; un noble, qu'il fallait couper la lète :"> ceux qui \oulaienl les détruire. Le secrétaire (Michel

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Huset, instrument dp (Calvin) fut soupçonné de n'avoir pas justement compté les voix.

— Enquête sur des propos tenus en uturs 1538 par des Français qui disaient:

• Qu'un arait roulu chasser la fine fleur de la ville comme Français, mais qu'ils

• demeureraient et que ce serait les autres qui s'en iraient, • prophétisant ce qui arriva en effet.

— Procès complet d'une femme de très bonne fimille, fouettée et bannie sous peine de mort, pour adultère, 12 mars ISGl. — Curieux par les détails qu'il contient sur les mœurs du temps. Elle fut mise à la torture, suivant l'avis de Germain (;olladon sur un seul ténioij;nage intéressé et sans confrontation préalable, et convaincue par ses aveux dans les tourments.

— Un très qros cahier d'emiuètes fiites de 1364 li lotiH sur les propos et fiits des proscrits accusés de trahison et complots contre la ville pour y rentrer.

— Déposition d'un des satellites de Calvin contre Philibert Bertellier, qui l'avait insulté comme l'un des assassins de son frère. — L'inténH de cette pièce est de montrer un échantillon des scènes qui se renouvelèrent chaque jour pendant des années, entre les proscrits et leurs adversaires, sur le pont d'Arve. qui formait la limite du territoire de Genève.

— Déposition de noble Louis Dufour sur ce qu'il a ru dans son voyage comme ambassadeur à Berne, en avril 1556. — Servant à montrer le système d'espionnage universel établi par Calvin et son parti. Ce Louis Dufour est le même qui avait été nommé pour chercher Calvin en 1340.

— lo Sentence de deu.t nialfuiteurs accusés d'avoir répandu In peste et condamnés il être tenailles et nmtilés avant de subir le dernier supplice : cho.^e tout à fait inouie (i Genève, avant le régne de Calvin ; 28 mars ISia.

2" Opinion d'un jurisconsulte ijui ne les (coki'c jiuint cuiiruini-us. quoique plusieurs fois torturés.

— Procès fait li un prêtre en l.'ilit ; ti'ès curieux pour les dctiiils sur les vio'urs du clergé Genevois avant la lièformalion.

— Interrogatoires du ministre Louis 'rrippereau, accusé d'avoir mal parlé des magistrats de Genève, en IS'ti.

— Procès de Monet Duvillard, pour sorcellerie. — Il fut en prison pendant plusieurs mois et entin ab.sons (parce (|u'il était proche parent d'un des satellites de Calvin) le 4 aortt 1337, mais ses accusateurs allranchis de tous domma^çes et intérêts. Très curieux pour les opinions de Calvin et de ses collègues qui croyaient que le Diable prenait souvent la forme d'une bêle pour séduire les incrédules; non moins curieux pour l'arj-'umentation barbare des jurisconsultes de ce parti qui mettent au nombre des plus forts indices contre lui. (pie son neveu a dit; • qu'il était accusé, mais qu'il n'a point fait de mal. •

— Aveu.r de ceu.r qui n'avaient pas voulu communier le jour de \oèl 1338, êi cause de l'expulsion de Calvin et de ses collègues. — Pièce curieuse pour l'histoire de la Réforination et des premiers Calvinistes. On voit que les adhérents de Calvin étaient en fort petit nondire et aucun d'eux disjiosé à souffrir pour lui ; seulement .se|)t étrangers condamnés à (piilter la ville d.ins dix jours, parce qu'ils n'aflinnent pas vouloir se soumettre aux ordonnances.

— Procès de Jean Favre, boucher condamné à faire réparation d'honneur êi hi justice pour avoir cédé à Philibert Bertellier une vache qu'il avait achetée et Bonne, et jiour lui avoir parlé et avoir lin à la même table. — (Test un échantillon de l'atroce intolérance du parti cah iniste qui, non content d'avoir [irivé les proscrits de leur [lalrii' et de tous leurs biens, ne \oulaient pi'rmettre à aucun (iiiicNois de leur parler. 11 y eut une multitude de procès de ce genre.

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— Une littiue de procès intentés à des femmes de lit première société de Génère, pour aroir dansé, chanté et /)OHr aroir parlé à leurs plus proches parents proscrits. — On les emprisonnait quelquefois pendant plusieurs jours et on ne les relAchait qu'après leur avoir fait (liMiiaruIer parilnn fi fienoux et donner caution péfuniaire> de se représenter à la première sonitiialion.

— Indices /mur arrêter et interrofier -ii personnes, entre tesi/uelles sont des femmes compromLies ;xir les dépositions faites à la torture jmr des condamnés, ou par les propos de faux témoins employés pour prendre ceux-ci. — On faisait une accusation de l'acte d'avoir parlé pour l'honneur de Dieu et de Genève, contre la fabricali'm de nouveaux lionr;;e (is et le projet de livrer la ville aux Français.

— Informations prises contre les citoijens ijui arnient chanté en tenant fièrement lu tète h'iute, lorsifue )i{' (îalvinus passa prés d'eux arec d'autres : dans le nombre de ces rebelles «on< deux fils de Bezanson Hugues, le père de la patrie : 17 juil. 1342.

— Hépotises d'une folle qui croyait aroir des ri.iions et que le Saint-Esprit roulait qu'elle fut femme ou chamiiriére de .\[. Catcin. — Il l'accusa d'avoir voulu l'embrasser comme il descendait de chaire (c>> ijii'elle nie), et elle fut fouetté' en l'évécbé et bannie, sous peine <rétre fouettée en pul)li ■ : le 29 juillet lotil.

— Procès d'un citoyen emprisonné pendant trois semaines pour aroir joué aux dez et pour n'en aroir pas dénonc' un autre (Jean Goule, le protégé de Calvin et membre du Petit Conseil), qui l'arait forcé de jouer. Emprisonné, 22 décembre 1342." lib'ré, M janrier 134^1. après aroir demandé i>ardon et payé une amende pour cluique faute.

— Arii juridique du D' Jean -Louis Loys sur le procès de Claude Sacoye, Syndic de Génère, accusé d'aroir conspiré arec M. de Montchenu pour lirrer la cille au roi de France, de concert arec .Michel Sept son collègue. — Ces deux magistrats étaient des adhérents de Calvin, et Claude Savoye fut loniilenips en prison pour cette affaire pendant la réaction qui eut lieu de l.'jlH ^'i I3VI. Cièc" imp irlanle à comparer avec les avis de Germain Colladon, séide de Calvin.

— Déposition contre le ministre Ferron qui voulut qu'on donnai aux ministres tous les biens de l'ancien Clergé: comme il dit que faire grûce était faire jnstice, à propos d'un homme exécuté , son collègue Chnmporeau se bouchait les oreilles comme s'il avait blasphémé: 10 août I34i.

— Procès de Pierre Bernard, citoyen de Genève, pour avoir parlé contre tes édits que Calvin avait voulu faire passer en Conseil général, 13 novembre 1336, — et avoir dit que si la majorité les avait adoptés, il se serait bien trouvé deux cents citoyens qui auraient tiré l'épée même contre les Syndics. Comme il était frère de Jean- Françiiis Bernard et celui-ci heiufrère de Michel Hiisel, tous deux séiiles de Calvin, fils du fameux Claude Hernanl. et neveu de Jacques et Louis, tous amis de Calvin, il en fut ciuitle pour trois jours de prison au pain et à l'eau et crier merci à genoux. On eut soin de mettre dans 11 sentence qu'on lui faisait grâce par égard pour ses parents, et effectivement il avait fait beaucoup plus que ceux qu'on avait décapité l'année précédente. Exemple de l'impartialité des calvinistes.

— Interrogatoire de Guillaume Guerod, accusé d'aroir tenu des propos sur Calvin en mars 1340; — fort intéressant pour montrer l'idée qu'on avait alors de Calvin et qu'on ne croyait pas encore capable de se rendre entièrement maître de la République, quoiqu'il eilt fait exécuter Gruet dont la plaie saignait encore. Suivant le prévenu, on lui fit un crime d'avoir dit que Genève était partagée en deux bandes dont les chefs l'Iaient Amy Perrin et Calvin. On voit par ce |)rocès que les ministres et Calvin tout le premier avaient cumparé l'espi n français nomme .Me^'ret et surnommé le niagnilique à Jésus-Christ, demeuré en prison, tandis que Barrabas était

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dehors (Amy Perrin que Megret et Calvin avaient voulu faire exécuter comme traître).

— Interror/atoires de Pierre fiermorl dit Vejiniti. ncrnsé d'avoir: |f> hu an même flacon que les pro.irrits de l'JiO et salué l'iiti d'eii.r. Jean Liillin : 2" coupe des chandelles et des ]ii)ts d'Hain arec son sabre dans un bamniet : '-V' Hé présent quand on dit d'un espion : • Celui-ci est des fidèles. . 4o Ri de lu plaisanterie qui arait dit : Nous voici cinq qui serons bien bons pour les quatre syndics' et le sautier, parce ijuils avaient des culottes de même couleur. — Il fut en prison du 17 mars au 5 mai 1342 et menacé de la torture pour lui faire avouer ses crimes, i-omme complice de Jean Goule, autrefois l'un des chéris de C^alvin. maiidenant dans sa disgrAce.

— Procès de Jean Philibert Bonne, auditeur cassé le 6 férrier 1336. après troif! mois de prison. — Il avait commis des malversations dans son oftice. où il avait été placé comme frère cadet de Pierre Bonne, l'un des plus fervents sectateurs de Calvin ; mais son véritahle crime était d'avoir pris le parti des citoyens contre celui de Calvin, en 1333. On lui fait un crime d'avoir été chez Amy Perrin. après sa fuite mais avant sa condamnation. Son frèn^ le Syndic, irrité de cette condairiiiatioii. aliandonna le parti de Calvin, se déclara contre ses édits en cette année 133(i et fut l'nsuite persécuté à son tour pour cette défection.

— Procès défensionnel d'Aymonet Muqnier. accusé d'avoir communiqué avec Ifs Peneysans en 1333 ; trouvé et déclaré innocent, et néanmoins condamné à tous les dépens : mars 1349.

— Procès du stindic Pierre Bonne, pour brutalité envers une femme (iit'it menaçait de traîner par les cheveux, en dépit de laju'sticej l'appelant Bourqotjnote étrangère. — Notez (]UB c'était un des principaux appuis de Calvin il cette époijue; 1343. Aussi n'en fut-il point puni, mais on le lit encore Syndic en 1337.

— Procès de Jean Goule, autre ardent calviniste, encore plus brutal que Bonne, (jui avait renoncé à la bourijeoisie en 1339, après son e.Ti)ulsion. — Il fut fuit Lieutenant de la justice après son retour, quoique déshonoré par tous les vices: 1341 : mais enfin arrêté et lonjrtemps emprisonné pour ivrognerie, inq)iété et débordements de toute espèce en 1342.

— Informations prises sur nue violente rixe entre les Genevois et les réfugiés Français, arrivée le dimanche "lH juillet 1349, au soir. — Pièce très inléressanle ■SOUS le rapport des mo'urs et opinions de ce tenqis-lîi. Phililiert Hertellier tut arrête comme chef des (Jenevois. Il .se trouve parnd les interrogatoires celui dr Trolliet ((ui dit que Calvin a déclaré que • jiniir ri'ndrr le peuple obéissant, il fallait le tenir ])auvre. et que le Conseil général était un abus (pi'il fallait abolir. •

— Informatiotis prises contre Dnniel-l'rancni.i Hertellier, pour avoir dit en parlant des édits (au commencement de janvier 1344).- les deux édits, c'est M. Calvin ijui lésa faits et ili ne valent rien. • — Propos (jui lui coilla la vie onze ans jilus tard. Ici encore sont répétés les propos de Calvin contre le piiipli' (luil faut tenir pauvre, le Conseil général qu'il faut abolir, etc. Notez que le preniiei- ili'lali'ur est .\my Perrin. alors encore fanatique pour Calvin.

— Provés du sautier Louis Tixsot, jiour avoir lais.iè traverser la ville à une fiancée en cheveux. — Condamné à trois jours de prison au i)ain et ù l'eau et ;'i crier merci à genoux; 3 juin 1361. Notez que n'étani point (;ene\oise. mais fille d'un noble Savoyard, les édits ne la regardaient point.

— Diverses pièces du procès de Baoul Mmiet, secrètnirc de lu justice, dècaiiitc le 22 novembre 1349, pour liliertinaqe et blasphèmes, aijant (i/)/.(7(' un livre ordurier son testament. — Notez cpi'il a\ait été placé |iar le jiarti de Calvin, comme un de ses lidèles sectalrni-s, et maintenu jusipi'alors, quoique arrêté dès 1542 pour ses débordements.

LA COLLECTION (iALIKKE, fi!»

— l'riHiKi de Jean Ueiie ou Jeni', (jui rirait été Sijiiilic en 15.'>8. lumine iiiu (/ex iiiftniiiieiit.i lie Cnlriii, inssé puiir iiroir iiiiilii élire nu siiiiilicnt Juif, des Arts, uutre siitellite de Cnlrin : iiiiiis nlurs eu di.iiiriice. — Il sciait [jriri'deiuim'iil lori mal coliiliiil cuiiiiiii' ^fùliiM' o( u\ait i-(i' repris do justice ; iiiuis un ait néaiiiiioiiis i-lc |)ri)inii au syndicat coiiiini? dévoué au parti de Calvin.

— Réponses hardies d'André Enililer, rilinjen de Genève, persécuté pour ses opinions relii/ieuses faruraliles à Ciiroli iiue Ciilrin arnit fuit bunnir. — Un y voit que le parti caKinisIe avait aj;i ille^raleiiient en nommant pour secrétaire ce Haoul Miiiinct. le libertin le pins ilelionle de son é|)o<pie, exécuté ([UeUpn-s années plus tard pour d'incroyables lilas|)bèmes. Ceci était en 13iU. — M. H. Pierre Caroli prècliait à Metz en Lorraine et nommait Calvin et les autres ministres de Genève hérétiques. En juin de cette année, connue la peste régnait à Genève, Calvin se fit donner une mission pour aller disputer contre lui avec Farel, mais la dispute n'eut point lieu et la ville en l'ut i)our ses frais.

— l'rorè.i du mullieureuj- Jnrtiues Morand, de Lyon, i/u'ou rendit fou par la torture et ta prison, pour des opinions reliijieuses, en 1537.

— Réponses de Roland Taccon, citoy-n de Genève, emprisonné pour aruir dit à Cainn : < Monsieur, ne nie démentez pas: • celui-ci ayant dit: • Ce n'est pas rriii, . sur une alliriiialion très véritable : et pour avoir branlé la tète pendant une remontrance ilu ministre Raymond Cliauvet, en Consistoire, ce dernier lui ayant refusé la communion devant toute hi conyrèyation ; 1550.

— Interrogatoire et procès de Antoine Nabert, ouvrier imprimeur, réfugié à Genève, emprisonné et condamné à avoir la Uinyiie percée avec un fer chciud pour des propos contre les ministres et te Consistoire et contre les prières ; 15G1. — I/avis de Coliadon ipii y est, est pour la peine de mort mitigée en fouet public, parce qu'il était ivre. Il fut banni sous peine d'être décapité.

— Procès de Claude Testu, châtelain de Jussy, lotil ; — par lequel on voit qu'il profitait de sa place pour s'enrichir aux dépens des autres; mais comme c'était un satellite de Calvin, il ne fut point puni.

— Réponses de Jaciiues-Miculas Vulliel, citoyen, excommunié pour emportement et pour s'être plaint de faujc témoins; emprisonné par ordre du Conseil : loio.

— Réponses de Jean-Louis Rainel, citoyen, emprisonné et persécuté pour avoir voulu se faire rendre par Antoine Calvin, frère de Jean, la dot de la femme divorcée qu'il avait épousée. — Un prétendait qu'elle avait été déclarée coupable d'adultéré sur de faux témoignages, uni(piemenl parce que son dit mari Antoine Calvin voulait se défaire d'elle et garder sa dot, et les magistrats Hernois avaient jugé dans ce sens. Uamel ayant été arrêté, on ne le relâcha que sous caution de la valeur de 10 à li.OOO francs. Le père de cette femme, Nicolas Lefer, ami intime de Jean Calvin, était un banqueroutier frauduleux qui, après avoir apporté à Genève le fruit de ses escroqueries, et son admission à la bourgeoisie ayant indigné les Genevois, fut la princii)ale cause de leurs désastres et de leur ruine, en 1555. Le procès est de 1501.

— Extrait des registres du Cim.<tistoire sur plusieurs cas : septembre 1556.

— Procès de Nicolas Fabius, réfugié convaincu d'usure excessive; 1561. — Comme c'était un des faux témoins et espions au service de (Calvin, il ne fut point puni.

— Procès de Claude Nicolas dit Grimaud, tenaillé et briilè vif pour sorcellerie et enyrai.isement de yicsfe ; 16 décembre 1568. S(i femme avait été exécutée lavantveille.

— Une pièce du procès de Claude Saroye, emprisonné en 15;{8. sous la prévention d'avoir voulu livrer la cille au Roi. arec d'autres Calvinistes.

7(» LA COLLECTION (iALIFFE.

— Infiiywdtidihi pri.iex en loi? contre le procureur (jénhn} I.iniihert qui arait insulte tes Siiiidics à l'occasion du procès de Laurent Meiyret.

— Sentence d'un homme et de sa femme, condamnés à réparation puar nroir accusé 1(1 femme de Laurent Meiijret d'adultère arec M. de la U rosse : loi.'i; arec la plainte dn dit La Brosse.

— Informations prises en l.'ifl^ contre Pierre Siimon dit le Picard qui arait quitté ta rille. — Sa iiKire, sa fi'iiiiiic et son frère obligés de déposer t-oiitre lui.

— Informations contre et réponses de femmes accusées d'acoir mal parle des réfugiés et prédicateurs français : lf)45-15ÎJ6.

— Informations prises contre les proscrits pour noter leurs propos contre les condaninateurs, loo7. deux ans après leur condamnation, et plus tard encore ils furent l'objet de l'espionnage perpétuel du Conseil et du Consistoire. Pièce d'espionnage, 1545, contre un proscrit de 1337.

— Dirers interrogatoires et informations prises qui sereent à faire conna'Ure le caractère et les mo'urs de la jeunesse generoise, .ton orgueil natiotiat, son extrême su.tceiitihilitè, sa sensihilité e.ra,gérée sur le point <ilt'inneiir et -ion empressement à recourir au.t armes.

— Deu.v pièces de procès sentant a faire connaître les mœurs des premiers protestants à Genève. — Thomas Genod, jadis prêtre, marié et fait procureur général par le parti, cherche à déshonorer sa propre femme pour compromettre un ennemi; IS'iS. Pierre Malagniod. fait conseiller par les Calvinisti's pour ses services au parti, avait donné en lolil] deux soul'llets et un coup d'é|)ée dans la gorge à un honsnie, uniquement parce qu'il disait avoir parcouru plus de pays que lui.

— Procès de la veuve de Claude Pertemps, l'un des plus zélés sectateurs de Calvin, »(((/.< fille de François Favre qu'il haïssait mortellement, et belle-sœur d'Aniy Perrin, jioui- avoir parlé éi .les plus proches parents condamnés. — Son frère Gas[)ard Favre ayant fait des legs ;i quelques-uns d'entre eux. sa mémoire fut condanmée et ses biens conlisipiés : sa veuve persécutée pour s'en être plaint en lenaiit dans ses bras son lils posthume. Notez que ce tils posthume devint l'objet de l'idolàlrie du [leuple» qui le lit premier Syndic. Ce n'est pas le seul exemple de sa protestation contre les jugements iniques qu'il n'avait pu empêcher; 1358.

— Procès de cinq Allemands, pour une rixe saugUinte, libérés sans chiitiinent. par la crainte de leur colonel liernois : 1336.

— Ilèiion.tes d'Antoine ]'accia, bourgeois de Genève, pour avoir e.rprimé des doutes .lur l'excellence des édits de Calvin; 1536.

— Plainte des syndics et conseil de Genève au pape Félix, sur les usurpations du yidomne Jean de Luyrieux. — Très intéressant document sur les lindtes et conflit de jnridictions de révê(|ue. dn comte et de la ville; en latin. Le même cahier contient un procès de l'i-5'.) cidre la \ille et ré\êqiie. terndné ])ar des arbitres; il est relatif à une succession de terrain apparlenan! à la commiinaulé que l'evêque a\ait accordé h deux particuliers on lief.

— Sentence d'e.Tcomntunication ayijravée jnir rcvèijiie Guillaume, contre le dauphin de Viennois: 1201. Serment prêté par le vidomne ou son lieutenant pour l'observation des franchises : lli'ilî. Création des Symlics; i'.WA. Ordonnance faite au Conseil général pour la réception de l'empereur : lltlio. .\ctes recueilli.^ dans un cahier par un écrivain du 15i! siècle.

— Procès lie la ville de Genève contre un citoyen, /'i'' l'errod. ijui réclamait l'alfrancliissement ili's impots, comme chargé des poids et mesures du bled cl du .vc/ unir in : l'iHH.

— Procès d'.Amy de Joye ; 1519. (Extrait ilans le \ol. H de mes Matériaux piuir l'histoire de Genè\ e).

LA COLLECTION OALIKKE. 71

— Noie des logh prit l'i Ueiu-re pour le duc de Saroye ; en loll (mauusfrit du tempt I.

— Helalion composée et érrite en brouillon par Jacques Hugnnin, ambassaileur du duc de Siiroije iiuT Liijue.i SuLises : liiXi. (Vue fi'iiilli' di' papier assi'z (.'ilw', mais lisible.)

— Plainte portée jmr une jeune fille riiiime des désordres de In ijuerre ejitre le Due et les Uenerois, en liïMi. (Uiif IVuille t'ii bon rlat.')

— Pièces de procès relatires au commencement de la Héformation à Gencce. mon trant les ma'urs du rlerf/é.

— l'erséculion.i diriijée.t lontre un nommé Pierre Tissot dit Buzenet : Calvin avait (lit en cbairi' (iiril fallait l'DiisIriiirc deux j.'il)ets pour y pi-iidre sept il biiit cents jeunes (îenevois. Le pri'\enii dit à son voisin (lu'il vaudrait mieux y pendre les rél'u^'iés (pii s'étaient enfuis de leur pays : 1543. Le Consistoire le trouva lier, parce qu'il ne voulait accuser personne, et le dénonça au Conseil qui le fit emprisonner et le tint ilu t au 18 aoi1t. Ce jour-h'i. le peOlier déclara au Conseil que son prisonnier avait un ulcère qui pourrait bien être la peste et on ordonna qu'il fût libéré en payant les dépends et donnant caution de se représenter dés qu'il en serait requis.

— Diverses lettrés et papiers de moindre importunée, du l(i'' siècle.

— In iHiquet d'opinions officielles de jurisconsultes, du IGi' siècle.

— ('« reçu de Calrin pour ses gages, du 18 décembre 1361, tout entier de sa main.

— Cil écrit de su main au.r magistrats d- Basie, approuvant le mariage d'un veuf arec la cou.^ine issue de germain de sa défunte femme, permis il Berne, encore défendu à Génère. — 11 écrit au nom du Consistoire de Genève et termine par ces mots : « Quant à cela (à celle défense), nous n'y attouchons point ; car, comme ce n'est pas à nous de faire Statuts et Iviits sur le fait des mariages, aussi nous leur en laissons la disjiosition • (aux majristrats): du 6 septembre 15'i8.

— Quatre pages des o'urres de Calrin, prises nu ha.mrd.

— l'n reçu de Cahin pour un quartier de ses gages, non signé, mais entièrement écrit de sa main ; 15 décembre 1563.

— l'n long ari.f. aussi entièrement écrit de sa main, sur un livre inédit de Jaques Omet qu'il avait fait décapiter en 1347. — Le livre fui brrtié par la main ilu bourreau, ayant été déouvert dans le fialetas de la maison de Gruet, parmi les balayuresj quelques années après sa mort.

— Une déposition officielle .wr un suicide arrivé en janvier 1343, entièrement écrite de sa main et signée par lui.

— Dispute de Calrin et de Henrij de La Mar, qu'il fit ca.iser pour avoir blâmé son impétuosité. — ("est un extrait, fait dans le teriq)S et par le secrétaire du Conseil, des rejristres ; et du plus ^'raiid intérêt pour faire connaître Calvin; 1346.

— Pièces relatires à Calrin personnellement :

— Avis du Consistoire dicté par Calvin et scelle de son sceau propre : une main tenant un cœur, pour recommander d'obtenir des preuves indirectes contre les accu.sés. en mettant à la torture ceux que l'on suppo-ie être leurs complices et de condamner les premiers sur ces d-positions, lors même que la torture ne leur arracherait aucun areu. Comme les anciennes loLi de Genève défendaient une telle procédure, le dernier paragraphe recommande aux nugistrals de s'en affranchir par une exception de puiiKflHfp absolue.

Peu de documents .lont d'une fdus grande imjmrtance pour montrer combien Cahin était peu propre l'i civiliser un peuple. Ce papier est certainement de l'année 1333, oii il fit iniissacrer juridiquement tous ceux de ses adversaires dont il put obtenir l'arreslalion.

ili LA colij:ction galiffe.

— Informations prises stir la rérélation faite par Speetable et très-honoré sei}.'neur i\Ii)iist'ii;ii(Mir Jt>haii Calvin, le (i arril 15i5. à cause d'aucunes paroles sur lui imposées par aucuns. — On l'avait accusi' ili" iiii'tin' If tnmljlt' dans Genève pour [lonviiir se faire nn liiinneiii- île le pacilier et aiMpiérir ainsi une iiillueiiL'e qui le rendit l'ulin maître lie kl \ille. et un avait fité Tite-Live puur prouver qu'il imitait en cela l'exemple d'un ancii^n Humain (App. (^laudius, je pense). Le ministre Aymé Champereau dépose que cela ne se raiiportait pas à Calvin, mais au trésorier Amldard Corne (son satellite le plus dévoué), mais on découvrit que c'était Pierre ,\nieaux, Cunseiller de Genève, qui avait prêté le Tite-Live qu'on avait lu, et l'année suivante Calvin lui intenta, sous d'autres prétextes, un procès atroce oii il força absolument le Conseil à casser une sentence sévère, mais trop modérée à .son avis pour en former une autre d'une rigueur extrême; 1345.

Cel inventaiie e.st iiicuinplel, car le procès d'Aineaux (Voy. ci-dessus, p. 47) n'y lîgure pas, non plus que le dossier considérable concernant Bezançon Hugues (p. 33), et malgré l'importance des articles relatifs à Calvin ijui viennent d"êti-e énuniéiés, il n'est pas vraisemblable qu'ils suffisent;! justifier l'annonce, grosse de promesses et de menaces, que M. J.-B.-G. Galiffe a faite au public et à ses confrères de la Société d'iiisloire et d'archéologie de Genève [Mém. 18o9, XI, 4441 dans la note que voici : « Nous

• choisirons probablement, comme sujet de notre prochaine notice, le « capitaine général Jean Philippe.... Nous pourrons ensuite passer, dans « une troisième notice, au grand réformateur en personne, sur lequel nous

• possédons peut-être plus de données authentiques et inconinies qu'on n'en

• a encore publié jusqu'à ce jour. •>

l'uilfliiNioii.

M. Jo;in-H;irlliéleniy-Gaïrre Galiffe, ;'i la fin de sa ■ Lettre d'un Protestant Genevois aux lecteurs de la France Protestante , à propos de railicle Bolsec, • s'exprime en ces termes:

• 11 os( temps de conclure. Que les lecteurs qui seraient disposés à (axer cetti' Lettre d'oxapérée vcMiilleiil liien lire ou relire le pamphlet BunlierlioUec : il n'est pas besoin d'autre juslilicalioM. Ils y vernint que ■ hieii loin de s'excuser de ■ ce qu'il ap|)elle < (juelque :q)reté de lanj/aj-'e. • il demande au i-onliaire < que ses coreligionnaires l'excusent de n'en avoir pas dit plus et plus crûment. ■ En un mot, il s'excuse de n'en avoir pas dit tout à fait assez pour être traduit en correctionnel, ou pour se croire obligé ;i une réparation que tout insulleur doit cependant savoir accepter d'avance. — A Dieu ne plaise que je fasse aux ■ coreligionnaires > et collaborateurs de M. liordier l'injure de les supposer solidaires d'une conduite aussi peu protestante et aussi peu frau(;aise. J'ai d'ailleurs reçu a ce sujet, des uns et des autres, dès les premiers jours, les assurances les plus fermes et les plus cordiales de plusieurs. nK'me avant que j'eusse seulement pu prendre connaissance du libelle, l'ersonue. pas même les ecclésiastiques, n'ont su|)posé un instant que le silence du dédain |)i1t tenir lieu de réponse: le conseil unanime a été que je tAcliasse de faire en sorte (pie la colère ne l'emportit pas sur le mépris, en rép iidanl à des méchancetés qui ne seraient qu'ignobles si elles n'étaient pas en mêmi' lenqis d'une bêtise presque enfantine. •

Je regrette qu'il n'y en ail pas davantage. Cette Lettre, bouillonnante et (lélionlante, comme d'uni' source naUirello d'injures, semble avoii' un peu manqué son but principal iiui était d'anvler, ilc décourager la critique et de me fermer la bouclie pai- la crainte d''avoir à supporter des outrages.

Ma concbision, à moi plus tranquille, est de nie i-eposci' dans la douce satisfaction d'un devoir accompli et d'attendre le savant bistorien, l'élégant styliste, à ce Coireclionnel dont il m'adresse la menace.

Cluitelaine-A'ire, prés Oenève, 20 octobre 1880.

l'LBLlCATlONS DE M. H.L. BUHUlEll

Notice sur Guilluuiiie du Brueil, aiifi'nr du style du Parlt'iui'iil il.' France, 1330; in-8". 1841. — Recueil de textes des coutumes de Paris et de l'Ile de France antérieurs au XVIme siècle; 1843. — Les demandes que le Roy fait des coustumes de fief à l'usa^'e de France; 1849. — Historique des principes du lief; 1847. — Des droits de justice et des droits de fief suivant le système de Championnière ;

Du recueil des chartes mérovingiennes publié par IWcad. des Inscriptions et Belles- Lettres; notice suivie de pièces méro\in^'iennes inédites; in-8o. 18.")().

Deux chartes inédites des années 7&) et 789. — Juiiement lonjhard de l'an 762. — Chartes inédites de l'an 794 (BUiliolh. de l'Ec. des dwrtes, 1843-47).

Bulletin de la Société de l'Histoire de France, de 1832 à 1862 : De l'historien Mézeray. — Le lief de Moutroiijîe en 1744. — Les dernières paroles de Philippe Auguste. — Les prisumiiers de la B.islille en 1632. — Des notes tironiennes. — Bataille de Vitry en l'an 32. — Analyse du grand ouvraire de M. de Bastard sur les peintures des manuscrits. — Vers .sur la naissance d'un frère aîné de saint Louis. — Des tablettes de cire. — Un opuscule nouveau de Grégoire de Tours. — Le testajueut du comte Eccard imi 830. — Livre tournant, en 1400. — Deux diplômes niérovinfiiens inédits (ami. 1836. p. 234). — .\lesia. — Vies de quel(]ues Papes, par Bonivard. — Le droit du seigneur. — Satyre contre Pliilijipe le Bel.

— Frais de justice en 1331. — De la philologie celtique. — La culpabilité de Marie Stuart. — L'historien B. du Haillan. — Les archives de l'abb. de Cluny.

— Sur Tallemant des Beaux. {Bulletin de In .Soc. de l'Hist. de Fr., 1832 à 18()2.) Sur le Lexicon etym. linguaruu] romanarum de Diez. (Atlieiuviim frutir. 1853.

p. 961, 1093.) Les livres des miracles ou Opéra minnra de Grégoire de Tours; 4 vol. in-8û publ.

pour la Société de l'Hist. de France; 1847-54. Ilisloire ecclésiastique des Franks, par Grégoire de Tours; traduction nou\ elle suivie

d'un sommaire de ses ouvrages l't précédée de la vie écrite au .\""' siècle par

Od'iii de Cliini; avec une Biljliiii;rapliie de Grégoire de Tours; 2 vol. in I2'>;

1839 (il.

Histoire de France, d'après les ilocumenls originaux et les monunjents de l'art de

chaque ép(i(pu' (avec M. ICd. (^harton, sénateur), 2 vol. in-4i>, 1879. Les églises et monastères de Paris, pièces en prose et en vers des IX""", XllP"'' et

XlV'ne siècles ; 1836, un vol. in-12.

Philippe de Henii, sire de BiMUioaiioir, jurisconsulte et poète national du Beauvoisis;

sa \ie et .ses leuvres (124(i 1296); un \(d. iii^" avec pi. et chromulilh., Paris,

Técheuer, 181)9.

Les archives de la France ou Histoire des archives de l'Empire, des archives des

ministères, des départements, des connnunes, des hôpitaux, des greffes, des

notaires, etc., conlrnant l'inventaire d'une partie de ces dépc'its ; 1833, Mil. in-8ii.

Les Inventaires des archives de l'Empire; réponse à M. le marquis de Laborde, direcl.'iir t,vni''ral di's archives, contenant un Erratum pour ses préfaces et ses inventaires; 18tj7, in-4".

Les archives hospitalières de Paris et Histoire de l'Iu^pitai Saint-Jacques aux pèlerins ; un V il. in-8o. 1873.

Keslitutiiin d'un manuscrit du VI siiVle, sur papyrus, partap' entre la Dihlio-

théque nationale de Paris et la Hililiollii'M|ue lii' ('.l'iiéve, cund'iKinl des lettres et des sermons de saint Augustin ; 18()G, in-V'.

Notice sur la monnaie penevoise au temps des rois Bourguignons, VI""' siècle (J/ém. de la Si)c. d'Hist. de Cetière. IS4I). — Jean lîagnynn. avocat di's lilierlés de Genève en IW {Ihid. IS72). — Kranrois IJotiivanl, chroniqueur genevois {liililiiilh. de l'Er. des rhiiites. ISiG). — Advis et devis des langues, traiti> {li- philologie composa' en lotill par ltoni\ard ; 1849.

Le Grdlli et Guillaume Tell ou dèfen.se de la tradition vulgaire sur les origines de la (lonfèdèralioii suissi»; 1HG9, in-8'>.

Rectilications (d'un prolestanl) îi l'Errata publié par M. Jul ijoiir lous les Dictionnaires historiques ; Paris, 1868, in-8».

Le (Chansonnier huguiMiot du XVI""! siècle; 1869. 2 vol. iii-16.

La veuve de l'amiral C.oligny : Rapport sur un procès calomnieux intenté à sa mémoire; 1873.

La saint Harthélemv et la critique moderne; planches et chromolith. ; Genève. 1879, in-i".

L'Allemagne aux Tuileries de 1830 à 1870; analysi's et extraits de documents tirés du cabinet de l'empereur Napoléon III ; un vol. in-8o, Paris, 1872. — Deux traductions allemandes : Deiitschiand in den Tiiilerieii, Blumenlese ans deni Werke L'.-\lli'magni' aux Tuilerie.<: Leipzig, Cari Mindi", IS72. — Hriefe deiitscher lietlelputrinteii an Louix Bonaparte, von IJernbard Hccki-r; Braunschweig, 1873; un vol. in-8o.

IjCttre à M. Prosper Mérimée (avec MM. Lalanne et Bourquelot) au sujet du procès iiitenlé à Gughii'lmo Libri, Florentin, membri- de l'.Xcadémie des sciences, pour soustractions de livres, de manuscrits et d'.iulographi's; 1H30, in-8».

Dictionnaire de pièces autographes volées aux bihliothèipies ])ubliques de la France, précédé d'observations sur le connnerce des autographes (avec M. Lud. Lalanne) ; 1851, 1 vol. in-8».

Les chartes (fausses) de la ville de Mont-de Marsan; 1834, in-8i>.

Une fabrique de faux autographes. Procès intenté par M. (Charles, de l'Académie des sciences, au sieur Vrain Lucas ; Paris, Revue contemporaine du l*"" mars I8()9 ; — 2""' édit., Téchencr, 1869, in-4« ; 112 pages avec fac-similés d'autographes de Sapho. Jides (César, Vercingétorix. Dagobert, (Charlemagne, Iléloïse, etc.

Les émaux de Pelitot; sa vie accompagnée de son portrait et d'une liste de .ses ouvrages; Paris. Blaisot. 1862, in-i". — l'ii écrit perdu, de Petitot, sur la peinture en émail (C/iroiiii/. des arts, 186S). Les émaux de Petitot en Angleterre (Gaz. des RenurArts. 1866).

Inventaire des miniatures et autres ornements des manuscrits grecs de la Hibliothèipie nationale de Paris; 2 vol. in fol., 1879.

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