‹ L'écoleChapitre 11 sur 65 · XVI AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

XVI AVERTISSEMENT

pccupéque le préfet, occupé d'un seul genre d'affaires, genre auquel appartient le gouvernement des écoles, tandis que l'activité du préfet est sollicitée dans tous les sens, et par des questions tout à fait étrangères aux questions scolaires. Il n'y a d'à peu près sérieux que l'éloignement ; ou disons plutôt que cela parait sérieux et ne l'est pas. Le préfet ne voit pas les écoles par ses propres yeux; il les voit par les yeux de l'inspecteur d'académie, qui les voit par les yeux de l'inspecteur primaire, et c'est précisément par les mêmes yeux que le recteur les verra; et ce sont des yeux dont il saura mieux se servir que le préfet, parce qu'ils sont accoutumés à regarder du même côté que les siens, et que les préfets regardent de tous les côtés plutôt que de celui-là. Il faudrait en vérité renoncera des arguments qu'un homme sérieux ne peut alléguer de bonne foi, et dire honnêtement comme l'administration Ta fait cette année : Cette ingérence des préfets, qui, en soi, est regrettable, nous devons la subir encore quelque temps, à cause de l'état des esprits.

Je comprends la mesure réduite à ces termes. C'est dans ce sens-là qu'elle avait été inaugurée par le régime impérial. C'est une mesure politique, ou plutôt une mesure électorale. Je sais bien que l'on dit aux instituteurs dans de belles circulaires,

Hœc clare et ut audiat hospcs : < -'

n'exercez aucune influence dans les élections. Cette circulaire ne les empêche pas d'avoir le désir bien naturel d'être bien en cour chez le tout-puissant préfet. D'ailleurs, après la circulaire du premier tour, il y a souvent la circulaire du ballottage, qui est plus sincère parce que la nécessité du succès devient plus pressante. En un mot, s'il s'agit de pédagogie, je ne vois aucune raison de soumettre les propositions de Tins-

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