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AVERTISSEMENT XIX

tendre à tout. On avait la paix dans les communes; on y a en quelque sorte organisé la guerre, par une exigence excessive et des rancunes mal justifiées.

J'ai vécu sous le gouvernement de juillet, je n'ai jamais vu que la liberté ne fût pas respectée dans les écoles. La majorité des élèves y recevait l'enseignement religieux avec respect; les élèves, en très petit nombre, qui appartenaient à des cultes dissidents, recevaient leur enseignement religieux à part, et obtenaient pour leur culte, le même respect et la même liberté. Catholiques et protestants vivaient ensemble en bonne intelligence, et la différence des cultes ne mettait aucune différence, ni aucune aigreur entre les personnes. Ces relations intimes profitaient à la paix générale pour le reste de la vie; nous pourrons un jour avoir à les regretter. Je ne nie pas qu'il se produisît de loin en loin quelques essais de domination. Le maire, l'Université, le préfet, y mettaient ordre sans difficulté. La société civile était parfaitement armée contre les empiétements du clergé. Pour être maîtresse, il lui suffisait de vouloir. Il était bien rare qu'elle eût besoin de recourir aux armes que la loi lui donnait.

C'était la sagesse. Je pense avec M. Guizot, M. Cousin, M. Rendu, M. Salvandy, avec tous les hommes qui ont laissé leur trace dans le gouvernement de l'éducation, qu'il fallait s'en tenir là. Les révolutions successives avaient amené quelques réformes libérales. Les enfants suivaient leur religion, quelle qu'elle fût; ils furent libres de n'en suivre aucune. Les congrégations religieuses jouissaient de quelques immunités, elles furent ramenées au droit commun. Ainsi par exemple, l'usage des lettres d'obédience fut aboli. Je le répète, il n'y avait dans ces mesures que l'application du droit commun. L'exclusion systématique du

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