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AVERTISSEMENT XI

entreprise en elle-même excellente. Il aurait mieux valu faire des maisons plus modestes, et payer les maîtres d'une façon plus convenable. Au surplus, la lumière est faite sur cette entreprise de maisons d'écoles; tout le monde est d'accord pour la regretter. C'est une faute dont les ennemis de l'Université triomphent et dont ses amis gémissent. J'en dirai autant de l'éducation des filles. Le commencement était admirable. On s'est occupé enfin sérieusement de ce grand intérêt si maladroitement et si odieusement méconnu pendant si longtemps. On ne s'est pas borné à multiplier pour elles les écoles primaires ; on leur a donné des écoles d'un degré supérieur, des collèges, des lycées. J'approuve hautement cette tendance. M. Camille Sée, qui s'est fait le promoteur de l'instruction secondaire pour les filles, a certainement rendu un très grand service à notre pays; le gouvernement et les Chambres ont bien fait de le suivre dans cette voie. Malheureusement on a agi avec précipitation et étourderie dans une matière qui plus que toute autre exigeait de la circonspection. Je signalerai seulement deux fautes parmi beaucoup d'autres, l'une dans l'organisation du personnel, et l'autre dans la rédaction des programmes.

La faute, en ce qui touche le personnel, consiste à Tavoir recruté hâtivement et à s'être reposé plus que de raison sur la garantie des grades.

On a découvert tout à coup qu'il était nécessaire de remplacer les religieuses par des maîtresses laïques. Je ne parle pas en ce moment des mesures de coercition, c'est-à-dire de la laïcisation obligatoire, sur laquelle j'aurai à m'expliquer tout à l'heure. Je comprends très bien que l'on veuille substituer des institutrices laïques à des institutrices congréganistes, pourvu qu'on ne le fasse pas par la force, qu'on ne

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