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se. Il suffit de er la langue anne de tous les hi-buse! (Cotte ar de stupides s l’ouverture de donner aux Ansibles d’avance- 1 — Sur quoi?
tt-us les direcs a dix fois plus inçais d’acquéupériorité, fût sse, 8’oxpliqueque l’enseignegue incomprise bad! as, et que
es chances, tou-
nt injustement je le répéte, les.
temps qu’ils ont
une plus grande
et malgré les
refuse pour les
issistent in/int-
gle générale,
Î les injustices
‘éférence, sour-
s les iniquités
de mes compa-
assignant aux is mois d’assismilitaire, n’éla clef de la re. L’on sent suffirait point d'escouade, de vade et de saquuterie, l’écocode militaire,
ires de St. Cyr dient pendant ent l’uniforme, en compagnies .
rs, etc, etc.
ement dites, il tat-major, des 0,
Danada sous ce rme diflérence aussi considé eur grandeur:
Eu fgsrs à ses ressources, le Canada ne pouvait éérinivenient point fonder d'éroles gratuites d’enscigiement imilitaïre sur le même pied qu'en France, ni trouver dans le pays asset de professeurs sûflisamment instruits. Je dis écoles gratuites, cär dans notre pays, l’on ue peut guère Songer à autre chose sous ce rapport. Notre port a fait ce qu’il a pu: remercions'le d’avoir tracé la route et dchné l'exemple.
"N'ayant devant eux que trois mois pour appréndre les exercices d’escounde, de compagut, de bataillon, de sabre, l’économie interné, la mousqueterie, et pour se faire une idée ds exercices d'infanterie légère, il est évident que les élèves ne peuvent acquérir de connaissänces qu'en autant qu'il {eur sera donné de
pratique, et qu'ils commanderont souvent une
compagnie et un bataillon. Si, pendant la durée de leur séjour à l’école, on les laisse presque toujours dans les rangs, comme de simples eoldats, si on ne les met que quelques fois à peine devant la compagnie où devant le bataillon, je vous le demande, quelle assurance, quelle habitude de voir à tout, en un mot, quelles connaissauces pratiques acquerront ils ? Ils pourroht connaître parfaitement en théorie le but de tous les mouvements, la place de tous les of: ficiers ; maïs manquant de pratique, ils paraitront nécessairement gauches, timides et ignorants devant leurs sollfats, ‘Sont-ce là les qualités qui doivent caractériser les officiers dans l’accomplissement de leurs devoirs militaires ?
J'ai voulu faire comprendre la nécessité’ d’ane pratique fréquente, afin que l'on apprécie mieux l’obligation des directeurs de l’école d’y faire participer tous les élèves également, et, par contre, leur tort s'ils en privent quelques-uns presque complètement. Or, il est malheureusement trop’ vrai que plusieurs élèves canadiens ne reçoivent point les avantages qui leur sont dûs sous ce rapport. Combien n'en ai-je pas vus dont on semblait ignorer l'existence à l’école, mais à qui il fallut bien songer un peu vérs la fin de leur engagement, (1) pour ne leur donner avant qu'ils subissent leùrs examens que quelques leçons pratiques insignifiantes ! Mais lès $lèves anglais sont trop
(1) Je dis engagement, car en entrant à l’école, chaque élève ‘ne un engagement régulier pour trois mois, ET ht lesqu ls’il est considéré comine attaché au 17e régiment, et soumis au code Militaire, sauf les châtiments corporels. JL peut «être forcé de demeurer à l’école durant tout le
e de son engagement : mais on ne l’éxige point te formellement. RSBEOAS CANRI
importants, cux, pour qu’on les oublie de la sorte ! soyes certains que la pratique ne leur fera jamais défaut.
Cet excès d'oubli n'empêche point les directeurs de tomber dans l'excès contraire, Oh ! non. Pourquoi ne blesseraient-ils pus la justice de toute autre manière, quand une fois ils ont rompu avec elle !
Quelques élèves canadiens ont partagé Jjusqu'ici avec les anglais l’honneur d'être distiugués du commun des martyrs. Un grand now, une grande barbe, un air imposant, une belle position sociale ont déjà opéré merveilles. Par une délicatesse sans exemple, on a cru que ce serait outrager ces gros messieurs que de les retenir trois mois à l’école. Quoiqu'ils sussent à peine distinguer leur droite de leur gauche, à l’époque de leur engagement, ils n’étaient, au bout dé cinq, six ou huit semuines, ni plus ni moins que des petits phénix, à qui l'on se croyait obligé d’octroyer des certificats de première classe, après des examens faciles, déclarés brillants. Je me rappelle, entr'autres exemples, le fait d’un jeune avocat de Montréul, qui, grâce au brandy dont il gratifiait généreusement les sergents-instructeurs, faisait dans la science militaire des pas de géant, et qui, après cinq semaines de progrès aussi ébouriffants que problématiques, s'en revenait à Montréal Gros-jean comme devant, mais fier d’exhiber un diplôme de première classe.
Une autre favori, à qui les autorités do L’ecole semblaient tenir énormément à faire subir un examen au moins suflisant, et que dans ce but elles poussaient autant que possible de l'avant, eut la faveur, la veille du jour fixé pour l'épreuve, de commander une compagnie pendant une heure et demie, chose qui n’est ja.
mais arrivée à l’école, où la pratique la plus longue ne dépasse généralement pas une demiheure. En outre, cette compagnie fut choisie expressément pour lui: c’était celle même qu’il devait commandér le lendemain. Et cependant son examen fut jugé insuflisant.
Je connais un élève à qui l'on fut sur le point de refuser le certificat de première classe, parce que, pendant son examen de bataillon, il fit exécuter des mouvements trop dificiles pour un favori, qui subissait au même temps un des examens de seconde classe, après trois semaines seulement d’assistance à l’école. Pendant toute la durée de l'épreuve, alors même qu’il'ne faisait pas l'ombre d’une faute, l’adjudant de l’école, lé éapitaine Bradburn, se:te-
oait près de lui, et lui 1épétait à chaque instant des menaces ou des reproches propres à le troubler, Heureusement, il ne se troubla point, ne fit aucun cas des paroles malicieuses qu'on lui adressait, continua de cominander selon les règles, et finalement gagna le premier diplôme, après l’un des examens les plus longs qui se soient vus à ma connaissance,
Que de faits odieux, soit de protection ar.
bitraire, soit de persécutions et d’oubli systématiques, je pourrais citer, si les bornes de co travail me le permettaient ! Mais il me faut donner des exemples de chaque spécialité d’injustices qui se commettent le plus fréquemment
Un moyen fameux de mousser à l'école, et de se mettre bien avant dans la manche du capt. Braïburne, c'est do faire boire les sergents-instructenrs. Ühargés de faire à celui-ci des rapports quotidiens sur la régularité des élèves, leur intelligence et leurs progrès, ils font preuve d'une conscience fort élastique, quand 1l s’agit de ceux qui ont fait des libations avec eux. Un cigarre et un verre de via poussent bien plus souvent en route qu’une connaissance réelle et même approfondie des matères de l’enseignement. L’adjudant, devant se fier à leurs comptes-rendus, accorde alors plus de faveurs, plus d'avantages aux élèves modèles. Heureusement, la coutume de faire boire les sergents-instructeurs, après avoir été une manie qui semblait incurable, est en grande partie tombée en désuétude. Beaucoup d'élèves peuvent se vanter de n’avoir jamais desserré dans ce dessein les cordons de leur bourse.
Oa dit que certains élèves ne rougissent point de leur offrir de l'argent pour les mettre dans leurs intérêts. Je ne puis dire que ce soit le cas : je n’en ai jamass été témoin.
Mais ce que j'ai vu, de mes propres yeux, le voici : Dans les grandes chaleurs de ia fin de juillet dernier, après le fatigant exercice da l’escouade, comme chavun de nous était couvert de sueurs, un élève— ua anglais, Dieu merci ! tira son mouchoir de sa poche, et s’approchaat du sergent Philipps, lui essuya la figure. | — Voilà juscu’où j’ai vu pousser la bassesse !
Dans une circulaire, en date du 2 novembre 1863, adressée aux majors de brigade, par le Député-Adjudant-Général, M. de Salaberry, nous lisons, au 6me. article :
“ Il ne sera permis à AUCUN aspirant de “ rester à l'école plus de trois mois de calen- 4 drier, à compter de son entrée."
Et au dernier sragre he :
“ La période - trois ag À est fixée comme ‘ étant la limite au delà de laquelle #/ ne se- “ ra pas permis à AUCUN aspirant de rester à l'école, etc.”
Ilest bien clairement statué qu'il ne sera permis à aucun élève de demeurer plus de trois mois à l’école ! Pourquoi donc alors un quart des élèves— des canadiens, bien entendu— y sont ils retenus huit, dix et quinze jours aprés l'expiration du terme de leur engagement ! C’est par incapacité, diriez-vous peut-être.— Oh ! vous n’y êtes point du tout. Aussi intelligents que les anglais sous les au. tres rapports, les Canadiens, j'en parle avec connaissance de cause, en fait d'aptitude pour l'art militaire, les surpassent d’un grand bont.
Pourquoi donc les prescriptions de la loi sont-elles illusoires! Pourquoi les directeurs de l’école s’en affranchissent-ils ? Pourquoi forcent-ils nos compatriotes seuls à un surcroît de dépenses de tout genre ?
La raison en est bien simple: la justice west point d'origine britannique et elle n’est pas naturalisée citoyenne anglaise. Sans raison aucune, c'est-à-dire sans raisons valables, —car pour des mauvaises, il y en a toujours— on retient nos jeunes compatriotes éloigés de leurs affaires, de leurs études, de leurs familles, plus longtemps que la loi ne l’autorise, on
‘les oblige à des dépenses d'entretien souvent
considérables, et cela par caprice, par rancune, par taquinerie !
Lo Colonel Gordon, coinmandant de l’école militaire, doit, uux termes de son engagement à la diriger, faire des examens aussi souvent que cela.est nécessaire. C'est chose ennuyeuse, il faut l'avouer: mais est-ce une raison pour s’en dispenser, surtout quand on est grassement payé pour cela? Ensuite, quand il 8e rend à l'école dans ce but, il arrive souvent que les élèves anglais subissent les premiers l'examen : l’enaui ou la fatigue arrive dans l'intervalle, et quelquefois le tour des canadiens est remis à un autre tantôt. Quelques jours avant de quitter Québec, à la fin d’octobre, j'ai été témoin d’un examen que cinq anglais seu/s ont été appelés à subir.
Et il y avait au même temps un bon nombre de Canadiens, qui, plus anciens qu'eux à l'école, et certainement aussi bien préparés, pour ne pas dire davantage, furent laissés dans l'ombre. Ils durent, comme leurs prédéces-
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