‹ L'École Saint-Édouard à Beauport [microforme]Chapitre 13 sur 30 · AV REZ · texte numérisé non relu

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su mettre en pratique le «Petite et accipietis » de l'Evangile: nous vous avons demandé beaucoup et jamais voire cœur de Pasteur et de Père n'a voulu nous refuser quoi que ce soit. Nous vous en sommes profondément reconnaissants, Monseigneur, en attendant la demande de nouvelles faveurs.

Puisse la bénédiction, que V. G, vient de donner à cetle institution, être la rosée céleste qui lui fasse produire d'abondants fruits de vertus civiques et chrétiennes, pour le plus grand bien t2mporel et moral de nos enfants, pour la consolation et le bonheur de leurs parents et pour la plus grande gloire de Dieu.

Je prie l'hon. M. Roy, secrétaire de la province de Québec, de vouloir bien croire que sa présence à cette fête de famille nous honore et nous réjouit beaucoup. Merci, monsieur le ministre. Nous savons ce que vous ävez fait déjà pour nous: le passé nous permet d'entrevoir un avenir riche en promesses. L'éducation chrétienne, patriotique et pratique que nos enfants recevront dans l'école St-Edouard-—et dont ils sauront proliter, je n'en doute pas—vous engagea, sans aucun doute, à vous intéresser à l'œuvre de restauration intellectuelle et morale que nous avons entreprise et, au besoin, à laisser tomber dans notre escarcelle les miettes qui, en sortant du trésor, iraient peut-être se méler à la poussière. Veuillez croire, M. le ministre, que chaque fois que vous ‘ous ferez l'honneur d'une visite, officielle ou non, Yous recevrez un accueil très sympathique: nos enfants auront la mémoire du cœur. ;

C'est avec plaisir que je vois au milieu de nous nos trois dévoués représentants ; l'hon. M. Dubord, membre

du Conseil Législatil, pour la division des Laurentides, —M. Robitaille, député à Ottawa, et M. Delàge, député à Québec, et membre du Bureau de l'instruction Publique. Aucun d'eux n'a voulu rester étranger à l'établissement de l'œuvre que M l'Archevèque vient de bénir; ils l'ont favorisée, au contraire, quand l'occasion leur a été donnée. Nous devons un merci spécial à notre député à la Législature de Québec, qui s'est fait, dans la dernière session, notre interprète et notre avocat, pour nous obtenir l'incorporation civile que nous demandions, et qui a bien voulu procurer au collège tout ce qui est nécessaire pour l'enseignement du système métrique. Je suis sûr que nous pourrons toujours compter sur le généreux concours de nos représentants et sur l'influence qu'ils peuvent exercer.

Que l'hon. M. le Surintendant de l'Instruction Publique, qui nous honore de sa présence, malgré un surcroît de travail qu'il s'est iraposé ces jours-ci, dans l'intérêt de la cause de l'éducation, veuille bien accepter l'hommage de notre respect et de notre reconnaissance. Nous nous efforcerons, comme témoignage de notre gratitude, à conserver, comme une relique précieuse, la belle parole qu'il adressait, dernièrement, aux directeurs et au” ‘èves de l'Ecole Normale Jacques-Cartier : « Conser ns précieusement dans nos écoles comme hors de l'école, la vieille foi des aïeux. Elle a été notre torce, elle sera notre triomphe ».

Un merci bien sincère à M“ le Recteur de l'Université Laval qui personnifie s1 bien le Séminaire de Québec—cette « Alma Mater », à qui nous sommes redevables de la place honorable que nous a faite dans le monde ou dans l'Eglise, l'instruction que nous y avons reçue.

Un merci non moins cordial à mes confrères dans le sacerdoce qui ont bien voulu venir nous aider à chanter l'hymne de l'action de grâces.

Mes paroissiens partageront certainement ma joie et mon bonheur, lorsque je leur dirai que nous possédons, au milieu de nous, la plupart des prêtres nés à Beauport. Ces prètres ne sont-ils pas leurs concitoyens, leurs frères, leurs enfants, comme les miens !

Mes chers amis, vous me ferez un indicible plaisir en croyant fermement que vous recevrez toujours au presbytère de votre paroisse natale, non seulement un accueil sympathique, mais un accueil affectueux qui vous invitera à revenir fréquemment. Vos visites seront de nature, je crois, à susciter des vocations sacerdotales ou religieuses parmi les enfants qui suivront les classes de notre collège. -— Sainte-Monique, mourante, disait à son fils Augustin : « Mon fils, souvenez-vous de votre mère à l'autel du Seigneur.» M“, souffrez que je vous adresse la même prière avec une toute petite variante : « Veuillez vous souvenir in tempore opporluno de nos enfants-prêtres, honneur et joie de leurs familles et de leur paroisse : Petite et accipietis.»

L'un d'entre eux nous donnait tout à l'heure, à l'église, un sermon aussi remarquable par la forme que par le fond, digne de la grande œuvre que nous inaugurons si solennellement aujourd'hui et qui fait honneur au brillant élève des Université de Rome et de Louvain. Reconnaissance bien sincère à M. l'abbé A. Robert, qui, pendant son séjour en Europe, s'est vivement intéressé à l'établissement de notre Ecole des Frères : Pro omnibus gratias ago.

Les membres de la Garde de Salaberry et de l'harmonie de Beauport, ainsi que les membres de l'Union Chorale, peuvent avoir l'assurance que nous saurons

reconnaitre les services qu'il nous rendent avec tant d'empressement et de bonne volorie. Grâce à leur généreux concours, nos fêtes parois.iales «ont célébrées avec plus de pompe et d'éclat.

Enfin, Mesdames et Messieurs, veuillez tous agréer l'expression de nos plus sincères sentiments de gratitude pour l'honneur que vous nous faites, en ce jour, en assistant en aussi grand nombre à notre fète de famille dont nous garderons tous, je l'espère, un agréable souvenir. « Gratias agamus Domino Deo nostro.»

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