TÉMOIGNAGE DE M. DE TALLETRAND
réformes en cette matière, elle avait préféré et encouragé le statu qteo ; que le 13 octobre 1790 elle suppliait le roi d'ordonner que les rentrées dans les différentes écoles publiques se fissent comme à l'ordinaire; que, conformément aux vœux de MM. Talleyrand et Dandré, elle décréta que les collèges continueraient d'exister ?
De ces lois mêmes, comme delà Constitution, on peut sans doute augurer que le vieil édifice craque et s'ébranle ; on n'y voit pas le signal de cette < décadence rapide et spontanée » que dénonce Talleyrand.
Cependant sa déclaration est un témoignage.
Il y a donc lieu de rechercher par quelle fiortune*, sans émettre aucun vote exprès sur ou contre Vmstruction publique, en cherchant au contraire à en maintenir les cadres et le personnel, TAssMiblée constituante, presque malgré elle, presque à son insu et sans s'en douter, a pu en déterminer la chute.
Pour nous rendre compte de ce phénomène, il est nécessaire de rappeler, au moins sommaire»ment, dans quelles conditions particulières fonc^ tionnait l'enseignement public en 1789.