‹ L'école sous la Révolution française: d'après des documents inéditsChapitre 3 sur 76 · PRÉFACE, VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE, VII

chîves de l'Eure m'ont offert une cinquantaine de lettres émanant des municipalités elles-mêmes. Cette enquête a donc été faite, et il est possible d'en recueillir ici et là, plus ou moins complètement suivant les lieux, les intéressants résultats. Cette mine de renseignements a été négligée, ignorée peut-être; elle formerait sans doute un précieux supplément à toutes celles qu'on a exploitées jusqu'ici, non sans profit, mais d'une façon un peu exclusive.

Après la confiscation des biens du clergé ; à la suite des lois qui ont forcé prêtres et instituteurs au serment civique, que sont devenus les séminaires, les collèges, les écoles? La logique m'avait conduit naturellement à penser que ces deux mesures en avaient causé la ruine : il était indispensable de le démontrer historiquement. Sur ce point, Tenquête s'est faite d'elle-même, spontanément, sous l'impulsion de la misère et de la détresse universelles, et ceux qui n'avaient ni pension ni honoraires à réclamer ont poussé, eux aussi, un cri d'alarme. C'est la seconde enquête : elle s'étend d 1791 à 1793, et les Archives nationales fournissent de ce chef une satisfaction complète.

Je laisse de côté plusieurs séries de documents qui se rapportent à l'année 1794. Les udjs sont les tableaux de distribution des écoles, dressés en conformité des lois de brumaire et de frimaire an II ; mais ils témoignent plutôt des efforts des municipalités pour exécuter les lois nouvelles

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