‹ L'école sous la Révolution française: d'après des documents inéditsChapitre 48 sur 76 · LOI DU 27 BRUMAIRE AN III · texte numérisé non relu

LOI DU 27 BRUMAIRE AN III

donner des leçons particulières ; en revanche, il leur était accordé, après de longs services, une retraite «qui mettrait leur vieillesse à l'abrî du besoin. » Excellente disposition, mais qui ne fut appliquée et réglementée que longtemps après la révolution : l'honneur de l'avoir introduite dans la législation appartient à LakanaJ.

Au sortir de la Terreur et des lois qui levaient signalée, le nouveau décret sur l'instruction publique accomplissait un grand progrès. Il assurait

aux instituteurs un meilleur sort ; il leur donnait des inspecteurs spéciaux, pris dans la classe des pères de famille, c'est-à-dire de leurs clients, les plus intéressés à surveiller honorablement leur enseignement et leurs mœurs ; il proclamait la liberté des écoles particulières. Grands avantages que ne doivent faire méconnaître ni la superstition républicaine dont il était entaché, ni la puérilité de quelques-unes de ses prescriptions.

Page 1