‹ L'école sous la Révolution française: d'après des documents inéditsChapitre 49 sur 76 · SITUATION DSS ÉCOLES PRIMAIRES EN L*AN UI MISSION DE LAKANAL · texte numérisé non relu

SITUATION DSS ÉCOLES PRIMAIRES EN L*AN UI MISSION DE LAKANAL

Sous rinfluence sinon de cette législation même, du moins des principes généreux qui l'avaient inspirée, un souffle de liberté pénétra et se répandit dans l'instruction publique.

La période qui s'ouvre au 9 thermidor, et qui comprend avec les six derniers mois de 1794 les six ou sept premiers mois de 1795, offre le spectacle d'une paix relative et de tentatives de réorganisation.

Lakanal s'y employa avec ardeur. Il exigea des administrations municipales qu'elles correspondissent chaque décade avec le Comité. Quelquesunes à peine se plièrent à cette discipline, . que d'ailleurs l'état des choses ne comportait guère.

Î^S ÉOWEJ»^ PR^ÀlWËS EN l'àn m. l2Tf

D^une décade à rumtre, ies^ reM^gttements ne se irimbifiasieiEiffc p^s ; iDt^^ft^iv&'iïnmra avait

Téfmési qn^'elle xiCkmM pa»' ^fftei^itutenr et ifa'eiteiûe "voya* psfâ'^îHawB 'Ô'ai' trotc^er tm, c'en '^ît&a"j)OurpMi^^tH?s mois, ^ eflte ne s'avisait ï»s«teï?iâtëtw la même tio^te' (!fés0b]^€^^

JLesîSgectoôtfô- çne fii3i»i«v©Hï?t»ft fwrm^îigr cmi- %pe bi; (K«séffiMati0iï ées écoltes et leur tre^ •gvaBid éloignemeiit diBe hailâtartitoias se reooavei'- 4emt^\«ec ptes de iraimii encore «aiul7S9iv Bien ^e LsbkusksÀy da^s i3on saiiçixrt'^âe 'LTd^.quL itôiM ]»»& discuté, se fût montré partisami (de ia plaus génie- T^vse diffusion des écoles^. M 1m de bruixiak^, à laqufeUie il eut tani de'.pai!t> resftreignît encore les dispositions déjà paffcîmonîetiisesi des lois préoédenées : au lieu d'ime^écGtopar groti|ie de 400 à 1^00 babiiai^s, ^ellé se ^pirescnvait ^'une ou plusieurs écoles par eanton ; Tialtei^yitétationqu^en donrna ofûoiôIlemeiMf! ^bi ^ommissioiL escéeutive trahit les misères dont, eite devait iienir compte. 'MeTedoutadtt^ deux;^euéîh5 : "^ l'un de rendre ces 'étabibssemeisitsttropravesiv raotredie tes trop mul^ iàp&er. Trc^ njombreux:, iteTuineiït le Trésor na- 'tiGDfld; die pkm, l^éooiiiomîe des pmmmi^isic) ceadgeides sui^resatioufti La disette d'hoînmes en 'étatderempii9ries,fimeùion&^d'msiùitztt^ a em-

péché V exécution du décret du 29 frimaire ; enfin, il faut un grand nombre d'enfants pour entretenir rémulation des élèves et des maîtres. » Souhaiter que les écoles soient très peuplées est plus facile que de les peupler en les éloignant des élèves. Qu'on traite, si l'on veut, avec dédain les petites écoles d'autrefois ; elles avaient du moins sur celles de la Convention l'avantage d'être placées à portée de leurs élèves, presque sous l'œil des parents ; elles sollicitaient les uns et les autres à l'exactitude et ne laissaient d'excuse ni à la négligence des parents ni aux fantaisies buissonnières des enfants.

Le nouveau système ne s'écarte pas moins de celui de l'ancien régime que des anciens plans de Lakanal. Suivons l'interprétation de la commission executive : « La nécessité d'établir des écoles ne commence qu'avec une population de 2.000 habitants. L'article 4 permet d'établir deux écoles pour 2.000 habitants complets, trois pour 3.000, et ainsi de suite, mais elle n'oblige pas. Les faubourgs et les villages proches des villes doivent être compris dans la population de ces villes, et les écoles formées en conséquence. Dans les campagnes, la loi autorise une école à raison de 1.000 habitants; cependant, les administrateurs peuvent et doivent concourir à l'économie

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générale et à la régularité de l'ensemble en choisissant pour centre de chaque école non pas la plus grande commune, mais celle qui est placée de manière à réunir autour d'elle un nombre d'habitants plus approché de 2.000 (1). »

Disette du Trésor, disette d'instituteurs, voilà, en résumé, la double conclusion qui ressort de ce document officiel.

Cependant Lakanal ouvre libéralement les portes. Nous avons vu que, pour l'École normale, il n'avaitpas exclu les ex-prêtres de la liste des élèves. Pour le jury d'instruction, il en usa de même.L'administration du Puy lui demande si, attendu la pénurie de sujets capables^ les ex-prêtres peuvent concourir à le former; il répond que la loi laisse toute latitude. — Mais un ex-noble ? demande-t-on de Mont-de-Marsan. — La loi ne fait pas d'excep; tion. — Mais un ci-devant prêtre peut-il être instituteur ? — « Nommez les hommes les plus instruits, réplique Lakanal. Ils subiront un examen dans des temps plus heureux pour l'instruction. Il suffit, pour les premières années, que les instituteurs puissent donnera leurs élèves les prin-

1. Circulaire de la Commission executive du 23 nivôse an III. [Recueil des lois et règlements concernant Vinstruction 'publique, 1814, t. L)

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Ainsi tombaîeii.t.les.e2ic]iiuBi(>as posées parler ar» tlelôs 12 et 22 de la loi de br^uosieadre aiift H. (te voit d'ailleurs que la rareté .^ Viijcapacité de» candidats coatribuaieoit fmx beaucoup k eeretertr de justice.

Cîouxbbieu, cependant, les nou^Yelles perspaetive» étaient plus séduisantes pour Tinstitiateur! Ik>uze' cents francs de traitement fixe, le presbytère avec le jardin s*ils n'oot pas été vendus ; lorsqu'ils rt)nt été, une indemnité! La carrespondance décadaire qu^avait essayée Lakanal n*en est pas moins une lamentation continue. De Prades (Pyrénées- Orientales), 24 nivôse an III, on écrit : «La pénurie des înstituteurB est teîle . que nous désespérons de pouvoir organiser les écoles primaires. Nous autorisons tous les instituteurs qui se présentent ; ils sont en bien petit nombre. Ce seratt beaucoup s*îls étaient en mesure d*apprendre à lire et à écrire. »— De Vienne (Isère) , 1 1 nivôse an III « On a tout détruit ; les gens à talents ont presque tous péri et nous sommes tombés dans la plus affreuse barbarie. On ne trouve presque nulle part un secrétaire pour tenir les registres des municipalités illittérées (sic), et vous ne voulez pais que

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