‹ L'école sous la Révolution française: d'après des documents inéditsChapitre 5 sur 76 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

doute 4Uel(ïués vestiges de l'œuvre de réorganisation tentée sur place par les quatre autres représentants.

Enl'âû VI et en Tan Vil (1798-1799), quatrième enquêté. Mais lé terme est impropre : c'est descente dé police qti*il faudrait dire. Il s'agissait bien jûoiJïÉ de constater Tétât réel de l'instruction que dô sttï*prendre le sucôês des écoles libres et cbrétienneâ et de les traiter comme d'importunes rivales, c'est-à-dire d'entraver leur action, de les suspendre ou de les supprimer. Cette œuvre d'inquisition s^accomplissait au nom de la théophilanthropie régnante. Pratiquait-on le décadi? Assistait-on aux fêtes nationales? Usait-on des livres officiels ? Se gardait-on surtout du dimanche, des fêtes chrétiennes et du catéchisme ? Voilà quel était l'objet de ces visites municipales, à la siiite desquelles on fermait les écoles suspectes tandis que l'instituteur était interdit du droit d'enseigner. Tout cela, en dépit de la Constitution de l'an III, en dépit des lois et de leurs commentaires, en vertu de simples arrêtés du Directoire. Voilà de quelle liberté on jouissait sous la domination de ces sensibles théophilanthropes !

Il y a un double intérêt à publier ces documents : le premier, c'est de dénoncer à quelles persécutions étaient en butte les écoles chrétiennes; le second, c'est d'établir l'existence même de ces écoles et ce que Letourneux, ministre de l'intérieur, appelait € leur prospérité

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