‹ L'école sous la Révolution française: d'après des documents inéditsChapitre 6 sur 76 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

coupable, » en regard de la langueur ou de la nullité des autres.

Ici se termine la période révolutionnaire. Il y eut cependant, en l'an VIII et en Tan IX, deux enquêtes qui, mises en regard de celle qu'avait tentée le Comité d'instruction publique à la fin de 1791, révéleraient dans sa misérable réalité la situation de l'enseignement primaire au commencement de ce siècle. On connaît celle de l'an VIII ; M. Thiers l'avait signalée ; M. Félix Rocquain a publié les parties les plus intéressantes des rapports des conseillers d'État envoyés en mission. Pour l'enquête de l'an IX, il n'en a pas été de même. Confiée par Chaptal, ministre de l'intérieur, aux préfets et aux conseils d'arrondissement, ou elle n'a pas abouti ou les résultats n'en sont pas parvenus jusqu'à nous. J'ai rencontré aux Archives nationales quelques lettres d'instituteurs adressées au ministre de l'intérieur, écrites, soit dit en passant, sur un tout autre ton et dans un langage bien différent de celles qu'on écrivait deux années auparavant ; mais de statistique sur les établissements antérieurs à la Révolution, de renseignements sur l'état actuel des bâtiments scolaires, sur les maîtres survivants, sur les revenus, sur les moyens de restaurer ces établissements, je n'en ai point trouvé. Dans les Archives du Nord, M. le comte de Fontaine de Resbecq a découvert la circulaire du ministre, et rien de plus.

Telles sont les étapes qu'il faut parcourir pour

Page 1