PRÉFACE, XI
se rendre compte de l'histoire et des phases de l'instruction publique sous la période révolutionnaire. Est-ce -à dire qu'il soit possible de s'arrêter à toutes et qu'au bout de chaque question il y ait une réponse ? Hélas ! non. Si le Moniteur se tait, bien souvent les Archives ne parlent pas davantage. Aux Archives nationales, j'ai soigneusement compulsé trente cartons ou liasses sans épuiser ni le sujet ni une légitime curiosité. J'ai consulté par moi-même ou fait consulter plusieurs dépôts d'Archives départementales. Ici, j'ai constaté que les fonds de la révolution n'ont pas encore été explorés et qu'ils sont dans un tel désordre qu'un classement (qui menace de n'être pas prochain) devra précéder tout examen ; là, je n'ai recueilli de renseignements que pour quelques cantons; ailleurs, il n'existe aucune, je dis aucune pièce relative à l'instruction publique.
Même aux Archives nationales, les lacunes sont bien nombreuses. Lorsqu'on songe aux attributions nombreuses qu'avait, en dehors même de l'instruction, le Comité d'instruction publique : fêtes, bibliothèques, inventions, musées, etc., on se demande comment tant de cotes peuvent être insignifiantes ou vides. Il y a un carton relatif à la mission de Lakanal en 1795, mission dont ne parlent pas ses biographes et qu'il a oublié luimême de mentionner dans Y Exposé de ses travavxjc (\M\).. Comment, sur dix^sept ou dix-huit départements qu'embrassait sa mission, n'y a-t-il que quelques pièces, intéressantes, il est vrai,