‹ L'école sous la Révolution française: d'après des documents inéditsChapitre 64 sur 76 · FÊTES NATIONALES ET DÉCADAIRES · texte numérisé non relu

FÊTES NATIONALES ET DÉCADAIRES

de décades? Pourquoi un grand nombre d'entre eux donnent-ils à la jeunesse le mauvais exemple de n'y pas assister?... Si une demi-douzaine de sales capucins disaient des messes dans différentes maisons de cette commune, on y verrait chaque jour une affluence immense. » Ainsi s'exprimait un journal démagogique de Besançon, la Vedette, et cela, le 28 novembre 1795, c'està-dire à une époque où les fêtes décadaires avaient tout l'attrait de la nouveauté (1).

On tenta de combattre cette indifférence; on organisa des prédications dans les campagnes ;

les meilleurs orateurs de club s'en allèrent comme en mission : le tout vainement. « Ils ont dévoré

des sommes immenses, écrivait Grégoire le 24 décembre 1796, pour bâtir des Montagnes, payer des orgies et célébrer trois fois par mois des fêles qui, après une première représentation, étaient devenues des parodies où figuraient deux ou trois acteurs sans spectateurs. Elles n'étaient , plus composées à la fin que du tambour et de l'officier municipal : encore celui-ci, tout honteux, cachait-il souvent son écharpe dans sa poche en allant au temple de la Raison hurler des sottises décadaires »

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