ACTE TROISIÈME
LIKTHARD, regarde attentivement la salle.
C'est la nouvelle salle d'école ?
MASURIER
Oui, monsieur l'inspecteur.
LIÉTHARD.
C'est grand. 11 y a de l'air et du jour, (aux enfants.) Asseyez-vous, mes enfants !
Masurier et Baudrand sont allés vers les chaises. Baudrand a posé son chapeau et sa serviette sur un banc près de la croisée. Masurier garde son chapeau et sa canne à la main. Nocmi avance une chaise à Liéthard. NOÉMI.
Voulez-vous prendre la peine de vous asseoir^ monsieur l'inspecteur?
Elle va parler à Clémence.
LIÉTHARD, à Noémi.
Parfaitement, (Désignant les chaises.) M. le maire... M. le délégué cantonal, si vous voulez prendre place!
Il pose son chapeau haute forme sur le banc devant la chaire.
MASURIER
Sans refus, monsieur l'inspecteur... après vous.
BAUDRAND, qui a déjà pris position en arrière les bras croisés.
Si ça ne vous fait rien,, je préfère rester debout.
LIÉTHARD.
A votre aise. (Se tournant vers Clémence.) Voyons,
mademoiselle interrogeait ses élèves?
NOÉMI, debout, en arrière et à côté de Clémence.
Oui, monsieur l'inspecteur, sur l'instruction morale et civique.
LIÉTHARD,. à Clémence.
Vous suivez le cours moyen du manuel ?
CLÉMENCE
Ouij monsieur l'inspecteur.
Elle remet à 1 inspecteur la liste des élèves et descend de la chaire pour laisser la place à Noémi. LIÉTHARD.
Bien, très bien I (Regardant le tableau noir.) En effet,
je vois là le respect pour les parents, les supérieurs et les maîtres. (Après une pau^e.) N'y a-t-il pas encore une autre personne que nous devons respecter?...
Qui va me dire ça? (il se lève et consultant la liste.)
Voyons, la première sur la liste, mademoiselle Simon...net ?
CLÉMENCE, à mi-voix faisant signe à Marguerite- Marguerite Simonnot, levez vous 1
Marguerite se lève.
LIÉTHARD, s avance et répète sa question.
N'y a-t-il pas encore une autre personne, qui nous touche de[très près, et à laquelle nous devons le respect?
MARGUERITE, récitant.
On doit avoir aussi le respect de soi-même.
LIÉTHARD.
Très bien, excellent, parfait ! (Revenant vers Masnrier
et Baudrand.) Voilà une belle réponse et venue naturellement.
MASURIER et BAUDRAND, approuvent de la tête et de la voix.
Oui, oui !
Noémi les^regarde l'un après l'autre fixement, puis, ses jeux restent attachés durement sur Baudrand.