‹ L'êcoliere; piece en cinq actesChapitre 58 sur 106 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

toujours tenue respectueusement dans les limites de mes attributions. Si d'autres ont enfreint les prescriptions de la loi, ce sont les autorités locales et départementales elles-mêmes; ce sont ces messieurs.

LIÉTHARDj regarde Masurier et Baudraud.

Vraiment !

Masui-ier et Baudrand semblent embarrassés, Xoémi savoure un instant leur iaquiotude.

NOÉMIj se reprend.

Je veux dire que ces messieurs^, p;ir la bienveillance excessive qu'ils ne cessent de nie témoigner et la complaisance qu'ils mettent à me faciliter la tâche, raodillent seuls les rapports qui doivent exister entre nous.

LIÉTHARD, riant.

Si ce n'est que ça I...

Masurier et Baudrand reprennent bonne contenance. NOÉMI.

Et leur amabilité est si grande, que je ne peux, non plus prendre pour moi seule, les compliments cjue vous avez bien voulu m'adresser, monsieur l'inspecteur, il en revient à ces messieurs la meilleure part.

MASURIER

Non, non, je prote-te, pas de confusion, mademoiselle Lambert, acceptez les félicitations sans scrupule, ce que nous avons f lit nous ça, ne compte pas, c'est pour la coin-.aune, n'est-ce pas, Biudi'anl?

BAUDUAND.

Et dans l'intérêt de l'instruction.

LIKTHARD.

Mettons que je n'ai rien dit. Mademoiselle Lam-

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hert, je vous remercie... messieurs, si vous voulez?...

Ils remontent. Xoémi reste appuyée contre la chaire, immobile elle regarde.

MADAME DUJARDIN, entre précipitamment par le préau.

Ah I j'arrive à temps, il n'est pas encore parti!... (Très empressée.) Ah ! que je suis heureuse ! Gomment vous portez-vous, monsieur l'inspecteur? et madame Liéthard?

LIÉTH.ARD, lui serrant la main.

]\Ierci, madame Dujardin, nous allons tous très bien... Et vous dirigez toujours l'école maternelle de Trimont avec ce zèle et ce dévouement infatigables qu'une carrière pénible et longue ne saurait abattre?

MADAME DU.TARDIX, modeste.

Oh I Monsieur l'inspecteur !

LIÉTHARD, fait mine de sortir.

Je suis enchanté, croj'ez-le, de vous avoir vue, mais...

MADAME DUJARDIX.

Vous prenez le train d'une heure trente-cinq ? Moi qui pensais que vous me feriez l'honneur de venir un instant dans mon école... vous aimiez tant feu mon mari !

LIÉTHARD, a gagné vers la porte.

C'est vrai, et je l'ai dit, souvent, des instituteurs comme M. Dujardin il n'en existe plus. A ma i^rochaine visite je vous promets ; mais aujourd'hui...

MADAME DUJARDIN

Gomme j'aurais envie de vous faire manquer le train !

Liéthard sort, elle sort après lui. Baudrand sort égale-

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