‹ L'êcoliere; piece en cinq actesChapitre 68 sur 106 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

m'appartiens, je suis à moi, je me veux! (Elle redescend en avant.) N'on ! ils ne m'auront pas! (Avec joie enlevant rapidement son chapeau et son collet.) Dites à VOtre

Baudrand ce que vous voudrez, ce qui vous passera par la tête, que je suis malade ou que je suis folle, dites-lui que je me repens de mes paroles, que j'en suis enchantée, que je l'adore ou que je le méprise, peu m'importe! Ah! qu'il fasse ce qu'il voudra! qu'on me déplace, qu'on me suspende, qu'on me révoque, qu'on nous jette à la rue, je m'en moque, je n'irai pas, je n'irai pas !

Elle tombe assise au bout du rang.

MADAME DUJARDIN, les larmes aux yeux.

Dans l'état où vous êtes, ma pauvre enfant, vous ferez aussi bien!... vous ferez mieux!

NOÉMI, avec ravissement.

Ah! qu'il fait bon! (se passant la main sur les jeux.)

De quel cauchemar, je sors! Je voyais déjà briller ses yeux, comme l'autre fois!...

CLÉMENCE, ouvrant la porte du préau.

Mademoiselle! c'est l'heure de la classe.

NOÉMI

Ah! l'heure de la classe! (Avec transport.) Faites entrer mes petites filles ! (prenant son parapluie, son chapeau

et son collet.) Tenez, madame Dujardin, voulez-vous être assez aimable pour porter cela chez moi?...

Elle lui met tout sur les bras.

MADAME DUJARDIN, attendrie.

Pauvre chère enfant!

Noemi sans l'écouter, vivement va tracer un modèle d écriture sur le tableau noir, à gauche. — Madame Dujardin sort.

Les fillettes entrent en chantant, deux par deuxj sous la conduite de mademoiselle Clémence et prennent leurs places.

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