‹ L'êcoliere; piece en cinq actesChapitre 95 sur 106 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

gardent, monsieur le délégué cantonal, je pourrais vous compromettre !

Elle va poser les livres sur le banc près du pavillon. BAUDRAND, regardant la grille.

Que veulent-ils?

NOÉMI, repassant pour aller à 1 école.

Ce sont VOS concitoyens qui viennent me faire la conduite.

BAUDRAND, regarde la foule, puis Noémi.

Comment!.... Vous croyez?

NOÉMI, montrant la foule.

Ils veulent me huer, parce que je suis, — ils n'en doutent pas, — votre maîtresse et celle de beaucoup d'autres ! Laissez donc ces ignorants venger la morale !

BAUDRAND, les rires augmentent parmi la foule.

Je vais leur parler.

NOÉMI, souriant.

Ils ne VOUS écouteront pas!

Elle s'asseoit sur un banc.

BAUDRAND, vivement.

Nous allons bien voir. (ll s'avance vers la foule qui se

tait.) Dites donc, vous autres, commencez par me débarrasser le préau. Ce n'est pas votre place ici !

UNE VOIX, narquoise.

On voulait lui faire nos adieux !

Rires.

BAUDRAND

Vous vouliez insulter une femme qui mérite le res^^ pect de tous!

Le mouvement de recul s'arrête.

f80 L'ÉCOLIÈRE

PLUSIEURS VOIX

Oh! la, la!

Protestations diverses et rires.

BAUDRAND, ferme.

Parfaitement!

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