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LA SALUTATION A LA PAIX

combattants de la Grande Guerre pour lutter contre les deux et les vaincre. Au surplus, les deux barbaries n'enjont quune : fruits, l'une et l'autre, du désordre de l'esprit, du tumulte des passions et du déchaînement des appétits, la barbarie ploutocratique et la barbarie bolcheviste sont filles d'un même sang corrompu. Sœurs ennemies et amies, l'une riche, possédée par les biens du monde, l'autre pauvre, envieuse des richesses de la première, l'une et l'autre également agitées par la passion de jouir et par le désir d'échapper à la loi du travail, l'une et l'autre vivant de rapines et de pillages, l'une agissant au coin des banques, l'autre au coin des rues, elles se jalousent, se redoutent, se combattent en se ménageant, s'appuient l'une sur l'autre et se servent l'une de l'autre. Pour lutter contre le fer et le sang, ses éternels ennemis, la barbarie ploutocratique fournit de l'or à la barbarie bolcheviste, qui le reçoit pour lutter contre les chejs du vrai travail. Que l'une ou l'autre triomphe, et les peuples sont dissociés, par la corruption de l'or ou par le déchaînement des passions. Debout, camarades de combat! debout, camarades de travail! contre la double barbarie. En ces jours de paix, ou le monde fête la mort de la barbarie germanique, rappelonsnous pourquoi nous nous sommes battus ! Que

d'autres s'abandonnent devant F apparente exploitation de la paix par la barbarie riche, devant les hurlements de la barbarie pauvre, nous, soldats et travailleurs, nous serons fidèles aux serments que nous avons faits devant les Croix de bois. Fils de la France des camps et des champs, guerre à la barbarie. Vive Proudhon contre Marx! « Il faut que l'homme travaille », iL faut que l'homme combatte. Le fer à la main, pour creuser la terre, pour façonner les matériaux, comm.e pour défendre l'Esprit qui anime notre race, unissonsnous : au travail, et nous vaincrons! Frères, la victoire est notre richesse, la victoire nous donne l'avenir !

Au travail! Il y a, en France, dans la profonde transformation qui s'opère sous nos yeux, une admirable fièvre de création. C'est ce qu'un barbare a discerné dans ce qu'il a nommé « l'empoisonnement de la victoire ». Les chefs d'entreprise, à part quelques-uns, gorgés d'or par les profits de la guerre, les chefs d' entreprise se sont mis au travail avec une ardeur magnifique. Fait remarquable, les menaces révolutionnaires ne les font plus trembler ; ils ne se défendent plus ; ils travaillent, ils agissent, ils créent. Que l'appât des bénéfices futurs les entraîne, c'est possible, et il

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