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LES PRIX

et aux aptitudes plus ou moins grandes de chacun à l'utilisation de la technique, — c'est-à-dire proportionnelle à l'économie de temps et d'efforts que la technique permet de réaliser ;

G. — La rémunération de la main-d'œuvre, qui est proportionnelle à la durée du travail, à l'habileté professionnelle, aux qualités intellectuelles et physiques grâce auxquelles le travailleur comprend et réalise plus ou moins vite les instructions qu'il reçoit pour l'exécution du labeur. La main-d'œuvre est rémunérée au prix de la vie, c'est-à-dire au prix que coûte, dans un temps donné, selon les usages et les mœurs, l'entretien d'une famille. Dans une société bien organisée, la rémunération delà main-d'œuvre doit être telle que le travailleur se trouve à l'abri de tous les coups du sort et que, par l'épargne personnelle ou la garantie collective, sa vieillesse soit assurée.

Ce sont là les éléments constitutifs essentiels des prix, que l'offre et la demande sont absolument impuissants à modifier. Les variations des prix, dans un sens ou dans l'autre, ne proviennent que des variations de l'un ou l'autre des éléments, ou de l'ensemble, exprimé par le rendement général. Une baisse de prix ne peut être obtenue que par une augmentation du rendement général, ou par une amélioration des méthodes employées par la direction des entreprises, ou par une amélioration de la technique, ou par une élévation de l'habileté professionnelle de la main-d'œuvre, ou enfin par une diminution des frais d'État. Il est intéressant de bien marquer ces conditions dans le temps de vie chère où nous sommes.

Il convient d'observer que les éléments constitutifs des prix que nous venons de citer s'expriment trois fois dans les prix de tous produits et denrées.

Ils s'y expriment une première fois pour la production proprement dite, une seconde fois pour le transport, une troisième fois pour le commerce ou répartition des denrées et produits entre les consommateurs. La valeur n'est, en effet.

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définitivement créée que lorsque la denrée ou l'objet, fabriqué sont transportes dans les endroits où ils sont utilisables par l'homme. Si l'on amasse des milliers de tonne de houille dans un pays chaud et sans industrie, on crée une valeur économique dont la valeur ne sera acquise que lorsque la houille aura été transportée sur les lieux où elle peut être utilisée. On est ainsi amené à concevoir que les prix s'établissent en fonction de la valeur (ou du coût) de la production et, ensuite, de la valeur d'utilisation créée par le transport et le commerce. Les objets et denrées sont intégralement valorisés ou dépréciés selon que le commerce et le transport les distribuent bien ou mal. Si l'on transporte des fourrures et des vêtements chauds dans les régions tropicales, on déprécie presque complètement des marchandises qui ne pourront retrouver leur valeur que dans les pays tempérés ou froids. La valeur de production ne peut être conservée que par une distribution heureuse des marchandises. Ce qui revient à dire que la valeur économique est créée par la production et le commerce. Le commerce, que l'ignorance socialiste déclare être une sorte de vol légal accompli par des intermédiaires qui majorent le prix des marchandises, le commerce est en vérité la science et l'ait qui président à une répartition des biens telle que produits et denrées acquièrent leur valeur économique intégrale. L'objet du commerce est de donner aux marchandises leur valeur d'utilisation en les transportant sur les points du monde où ils sont utilisables, et, ceci, dans les conditions de transport les moins coûteuses. Le commerçant apparaît comme un délégué intéressé, par le profit qu'il réalisera, à la bonne répartition des marchandises. Le producteur vend les marchandises au commerçant au prix de la production : le commerçant les vend au prix d'utilisation, c'est-à-dire au prix de production augmenté des frais propres aux entreprises de transport et des frais propres aux entreprises commerciales.

En fin d'analyse et en résumé, nous arrivons à préciser

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