‹ L'Economie sociale au point de vue chrétien [microform]Chapitre 35 sur 57 · THEORIE DES DÉBOUCHÉS · texte numérisé non relu

THEORIE DES DÉBOUCHÉS

Le numéraire, avons- nous dit en traitant spécialement de ce sujet au premier volume, n’a d’autre fonction ([ue de faciliter les échanges. De là il suit rpren résultat final les produits se changent contre d’autres produits. Évidemment ce n’est pas l’acquisition des especes monétaires que se proposent pour but ultérieur les artisans, les vendeurs, les artistes, les industriels S’ils les acceptent en retour de la chose dont ils se dépouillent ou du service qu’ils rendent, c’est uniquement afin d’obtenir, moyennant cette somme, les choses dont ils désirent la possession. Lorsque le laboureur livre un hectolitre de froment pour quatre pièces de cinq francs, d n’a pas pour motif principal d’avoir vingt francs dans sa caisse, mais de s’en servir, le cas échéant, jiour acheter les choses dont il aura besoin. En réalité, il veut échanger son blé contre d’autres objets, par exemple , contre du drap; et il réalise son dessein au moyen de deux marchés, l’un de vente et l’autre d’achat. La perception du numéraire n’a donc pas été pour lui le motif déterminant de son marché. Son but réel a été de se procurer du drap contre la cession de son fi ornent, il y est parvenu au moyen de deux contrats, dont le piemier a été passé avec l’acquéreur du blé et le second avec le marchand d’étolfes.

Au fond, de quelle utilité serait au possesseur le numéraire accumulé .^ Quels avantages recueillerait-il en réunissant des sacs d’or et d’argent , s’il ne se proposait pas de les faire servir à l’achat d’articles à sa con-

Page 1