‹ L'ecrin comedie en trois actes, melee de chantChapitre 8 sur 50 · I.FXRIN · texte numérisé non relu

I.FXRIN

bonheur en ce monde ; aucun . excepté l'Iion- i ueur , le témoignage de ma coiiiicience., le droit de ne rougir devant personne. Alt ! ce bouheur-là , du moins, ne me l'enviez ps; ne cherchez plus à in'en priver, à m'arracher encore une promesse coupable.

ARMAND. Eveline!

ÉAEl.lMi. Je vous en conjure.. . sauvez moi de ma pnipre faible.sse, Armand; si je vous suis chère, prouv»>z-le-moi en me fuyant.

ARMAND. Vous fuir!... et que penserait le monde, voire mari lui-même'!

f.VELINE Eh quoi ! n'en avez-vous pas une occasion tpii se présente d’elle-même? cette mission dont on priait devant moi il y a quinze jours, ce poste brillant qu’on vous { offre b l'étranger, et qui vous ouvre la plus belle carrière...

ARMAND. Je l'ai refusé, madame.

tvELlNE. Et quel motif?

ARMAND. Ah! c’est un aveu qu’au prix de ma vie je ne ferais à nulle autre, et dont purtani je ne rougis ps devant vous; ce poste d’éclat im|M)se une représentation , exige une fortune...

tVELINE Que je vous croyais...

ARMAND. Que tout le monde me croit l'oiiiine vous, cent mille livres de rente, n’i-st-ce pas? laissées pr le duc de Boisd’Elmay, mou pcTe... Et ne puvoir détromper personne! être condamné au mensonge .

du silence ! ort l’orgueil n’est pur rien , je tous l’atteste... mais publier la vérité, ce serait exposer à un re[troche la mémoire de ma mère.

tVEl.INE. Expliquez-vous... votre mère?... , ARMA.ND. Ah! ne l’accusez pas, madame.., .

le ccpur le plus noble et le plus tendre... i non. quel qu’ait pu être le motif de sa conduiie, il doit avoir été digne d’elle, de mon ' respet. .. mais enfin elle était ma tutrice, et quand je la prdis.. . c’est un mystère que je ne puis prvenir, que je ne cherche même | ps b compendre....

ÈVEi.tNE. Achevez.

ARMAND. Les contrats, les domaines qui avaieiii formé mon ptrinioine, tout était dénaturé, alii né : il ne me restait que la dot apportée pr ma mère le jour de .son mariage. I KVEi.iNE. Qu’entends -je?

ARMitlD.

Air dft yrères de lait.

EU maiotenant, enfin, juger. voa«*inUme , |

Jugez ti mot, ^tile (lOsteritC

Boi>> d'ICIniajr, dont ta vertu «upr^inr Fui en tout lempR U libt'fatité .

Oai dupav'* «errant la «lignilé,

<’.omme leur sang prodiguaient leur ncbes.<«. i’ti droit de pmiidre un poste à Fétranger.

Ou je n traÎH étaler leur noblesijie ,

pour avoir raffront d’v il«*ii*ger ,

ËVELINE. Se put-il ! quoi ! pur vous plus de carrière, plus d’avenir !.., heureuse la femme qui serait libre de se dévouer b un si noble malheur!

ARMAND. Éveline!

ËVELINE. Oh! laissez-moi... laissi z-moi. ..

Armand, Armand... vous qui tenez tant b l'honneur de votre mère, le mien sera-t-il moins .sacré b vos yeux ?

AR.MAND. Non... non... et puissi**z-vous me haïr, que dis-je?... me mépriser, le jour où je voudrais.. .

ËVELINE. Qu’on ne nous trouve donc pas ensemble... éloignez-vous, prtez.

ARMAND. Pas avant que vous ayez encore entendu...,

ËVELINE. Je ne dois, je ne veux plus rien entendre.

ARMAND. .Mais il le faut , si vous saviez...

ËVELINE. On vient; monsieur, vous n’entendez donc ps qu’on vient?

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