SCÈNE III
Les mêmes , ÉVELINE.
ÉVELINE. De l'accusation ! que veut-on dire ?
COURSOL, à part. Au diable Blandct d'avoir poussé les choses jusque-là ! mais le démentir, ce serait avouer ; il vaut mieux par d'autres moyens... {Haut.) (^est bien, cela suffit.
Il fait signe à Blandet ot aux Valets de se retirer.
ROSTOLIN. 11 n'y a plus de doute, la phrénologie triomphe encore; et le seul, le vrai coupable , c'est nKmsieur Boizard.
ÉVELINE. Monsieur Boizard coupable! c'est impossible !
COURSOL. Évelinc... déjà lovée!., .je suis désolé que tout ceci ait troublé votre repos , chère amie !
ÉVELINE. Mais répondez-moi.. . monsieur Boizard. . .
Am : C'était Itennud df Mnntaiihaii.
.J'ignore et ne puis pénétrer l>c quoi pri's de vous on l'accuse; Mais d'avance j'ose assurer Qu'une imposture vous abuse.
Ali ! de preuve et de défenseurs Qu'a-t il besoin contre la calomnie?
La preuve est dans toute sa vie, El sa défense est dans mon cteur.
ROSTOLIN. Une calomnie, madame, (piaiid celte porte, dont seul il élail cjanlicn , a élé ouverte, lorscpie cette mai;iiitiiiiie parure d'améthystes (pii appartenait à voire tante, ne se trouve plus 1
ÉVELINE. Cet écrin! (|ue dites-vous?
COURSOL, à pari. Connue elle est émue !
ROSTOLIN. l.orstpie enfin, UKuisieur Boizard lui-même ne peut n'poniltc à ccllo accusation.. .
ÉVELINE. N'importe, monsieur! le cinire
coupable ? {A part. ) Grand Dieu ! si Armand. . . {A S071 mari. )Mais cependant, si ce n'était pas monsieur Boizard...
COURSOL. Hein î est-ce que vous soupçonneriez quelqu'un?
ÉVELINE. Non , non , je ne dis rien... je ne sais pas... mais monsieur Boizard! il faut le voir... ne pas l'abandonner à lui-même!
COURSOL. L'abandonner , non pas ! nous le verrons !
ÉVELINE. Oh ! à l'instant , h l'instant , monsieur. Quel doit être son désespoir, son accablement !
COURSOL. Vous le voulez , Eveline? Eh bien ! je vais l'engager à s'éloigner avant l'arrivée du juge de paix, pour que je puisse
ensuite assoupir l'affaire dans son intérêt
(fi part.) et dans le mien. {Haut.) .T'aurais voulu parler d'abord h ce coquin de Blandet; mais, au fait, commençons par m'assurer de l'honnête homme; c'est plus long et plus difficile.
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