SCÈNE IV
ÉVELINE, seule.
Lui proposer de fuir , d'accepter le déshonneur! lui , monsieur Boizard! oh ! non, j'en suis sûre, il n'y consentira pas! Ainsi donc, c'est moi seule qui ai causé son malheur ! C'est au prix de sa honte que mon honneur a été sauvé !... Oh! non! non! c'est trop de douleur!... non! c'est impossible, mon Dieu ! vous ne l'avez pas permis.
Ain ; lîoinaiicc ilc M. Ooche.
Ah ! par pitié, de cet effroi ,
I)ieu toul-puissant délivrez-moi t
Ou.Tnd s'ouvrira pour lui la tombe,
<,>ue ce vieillanl en paix succombe.
Ile ce remords, de cel effroi ,
Dieu de bonté, délivrez-moi 1 Mais, plus de doute, hélas I mon imprudence Seule a cau^é de coupal*lcs amours 1 tVest grâce à moi (ju'Armaïul, dans sa démence, De ce vieillard brise les derniers jours.
Oui, l'innocent, perdu par moi,
1V> mon malheur subit la loi.
Ma faute, hélas! sur lui retombe,
Le déslionueur creuse sa tombe.
(«race, mon Dieu! je meurs d'effroi 1
Dieu de bonté, pardonnez-moi I