Tit. III, 1; 1 Pet. II
6. — Som théol., Il-II, Q. CIV, art. 6; — cf. de Regim. princ.; I. I, ch. 1.
7. — Som. théol. II-ITI, Q. ALII, art. 2, 8. — Encycl. Mirari vos, 1832.
nd —
osent proclamer que la volonté du peuple manifestée par ce qu'ils appellent l'opinion publique, ou d'une autre manière, constitue la loi suprême, indépendante de tout droit divin et humain, et que dans l'ordre politique, les faits accomplis, par cela même qu'ils sont accomplis, ont force de droit. (9)
Léon XIII, allant à la racine de toute révolution, s’est exprimé lui aussi avec une grande clarté.
En faisant dépendre, dit-il, la puissance publique de la volonté du peuple, on commet d'abord une erreur de principe. En. outre, on ne donne à l'autorité qu'un fondement fragile et instable. De telles opinions sont comme un stimulant perpétuel aux passions populaires, qu'on verra croître chaque jour en audace, et préparer la ruine publique en favorisant des conspirations secrètes ou d’ouvertes séditions. (10)
Enfin, Pie X, dans sa condamnation du “Sillon”, dissipe toute équivoque.
En politique, écrit-il, Le Sillon n'abolit pas l'autorité; il l'estime, au contraire, nécessaire; mais il veut la partager, ou, pour mieut dire, la multiplier de telle façon que chaque citoyen deviendra une sorte de roi. L'autorité, il est vrai, émane de Dieu, mais elle réside primordialement dans le peuple et s’en dégage par voie d'élection ou, mieux encore, de sélection,
- sans pour cela quitter le peuple et devenir indépendante de lui. (11) C’est donc (comme le pensent encore, de bonne foi sans doute, grand nombre de catholiques) la souveraineté donnée par Dieu au peuple, et dont le peuple ne se dessaisit jamais. Ecoutons maintenant le jugement du Pape:
Le Sillon place primordialement l'autorité publique dans le peuple, de qui elle dérive ensuite aux gouvernants, de telle façon cependant qu’elle continue à résider en lui. Or, Léon XIII a formellement condamné cette doctrine... Par son choix, le peuple ne délègue pas le pouvoir, il désigne la personne qui en sera investie. Il est anormal que la délégation monte de bas en haut, puisqu'il est de sa nature de descendre... Au reste, si le peuple demeure le détenteur du pouvoir, que devient