‹ L'écueil démocratique [microforme]Chapitre 5 sur 20 · Lettre du 25 août · texte numérisé non relu

Lettre du 25 août

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l'autorité? Une ombre, un mythe; il n'y a plus de loi proprement dite, il n'y a plus d'obéissance. (12)

Non, la souveraineté populaire ne peut être admise, et le

droit de révolution, basé sur cette souveraineté, n’existe pas.

On fait une distinction que nous avons nous-mêmes lue dans une feuille politique canadienne, entre le principe que les révolutionnaires professent, et certaine méthode employée pour le faire triompher. On voudrait garder le principe, tout en répudiant la méthode, violente, le procédé anarchique. Cette distinction ne tient pas debout. Si le principe est juste, et s’il renferme un droit certain, fondamental et salutaire, il peut être permis de l’imposer même par la force des armes, et au prix de luttes sanglantes.

C’est se faire étrangement illusion que de prétendre sauver les peuples par le poison révolutionnaire enveloppé d'apparences légales et de formules modérées. Rien n’est plus implacable que la logique de l'erreur.

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